Michaël Verbauwhede

 

Le gouvernement s’apprête à lancer une des plus grandes réformes (lisez : casse) de notre système de pensions : la pension à point. Ce système, encore trop peu connu, s’appliquerait notamment aux travailleurs du secteur public. « Pour harmoniser », avance le gouvernement. Dans les faits, il s’agit d’une attaque en règle, dont aucun travailler ne sortira gagnant.

Files de plus en plus longues autour des grandes villes. 250 millions (au moins) perdus chaque année à cause des embouteillages anversois et bruxellois uniquement.

Aujourd’hui, le Premier ministre Charles Michel tient son discours de rentrée gouvernementale. Un discours d’ores et déjà perturbé par une journée de réaction syndicale : des milliers de travailleurs étaient en action pour dénoncer la politique du gouvernement. Le gouvernement ne peut pas l’ignorer : ce n’est que la pointe visible d’un iceberg de mécontentement beaucoup plus profond.

Depuis plusieurs années, les directions de la SNCB et d’Infrabel tentent de mettre des bâtons dans les roues des cheminots lorsqu’ils veulent mener des actions : recours à des juges, envois d’huissiers, de policiers sur les piquets, etc. A l’approche de la grève de tous les services publics du 10 octobre, Infrabel refuse la concertation et continue ses menaces malgré des récentes décisions de justice en sa défaveur. Le PTB dénonce ce recours croissant à la justice pour résoudre des conflits sociaux.

Le président de la N-VA, Bart De Wever, tire à boulets rouges sur les nombreux syndicalistes qui veulent passer à l’action contre la énième vague d’austérité. Pourquoi tant de haine ?

Selon le ministre Van Overtveldt (NVA), le gouvernement réfléchit à une privatisation d’entreprises publiques, et notamment de la SNCB. Pourtant, il n’existe aucun argument rationnel pour privatiser le rail, explique le député bruxellois PTB Michaël Verbauwhede dans cet article d’opinion paru sur Levif.be.

Le député fédéral PTB Marco Van Hees dénonce le projet de service minimum du ministre fédéral de la Mobilité François Bellot (MR) : « Le service minimum pour les usagers, c’est déjà 365 jours par an. En quoi ce projet va-t-il améliorer le quotidien des usagers, qui est la priorité ? Avec son projet, le gouvernement veut casser la force du collectif et pousser à une opposition individuelle entre le travailleur et l’employeur. Le service minimum, même "light", que le ministre Bellot veut imposer à la SNCB est un précédent dangereux pour le droit de grève des cheminots, mais aussi pour l’ensemble des travailleurs. »

Manque de moyens, mauvaise gestion, mauvais choix politiques, pertes de temps inutiles, aucune analyse sérieuse sur les besoins en mobilité, estimations irréalistes, etc.

Depuis janvier 2015, les Pouvoirs Organisateurs, fédérations de parents, syndicats enseignants et administration de la Communauté Française débattent en vue d’aboutir à un « Pacte pour un Enseignement d’Excellence » à l’initiative de la Ministre Milquet, remplacée entretemps par Marie-Martine Schyns (cdH également). Depuis décembre 2016, une proposition d’avis est sur la table. Différentes instances, dont les syndicats, doivent encore se prononcer. Que penser du texte soumis ?

On connaissait les coupes dans le budget de la SNCB et leurs conséquences négatives sur le service et les conditions de travail. Mais, aujourd’hui, la direction a trouvé mieux : investir 40 millions d’euros dans… la détérioration du service et de la sécurité. Bienvenue dans le monde du « one man car », ou la déshumanisation du rail.

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