Marco Van Hees

 

Le milliardaire Luc Bertrand, président d’Ackermans & van Haaren, est coactionnaire avec l’État belge d’une société dans les paradis fiscaux. Et sa fille Alexia Bertrand est la cheffe de cabinet du ministre Reynders. Et ce n'est pas la seule représentante du monde politique à être en contact étroit avec ce holding. Les conflits d’intérêts sont en fait aussi communs que le recours à des paradis fiscaux.

La commission spéciale Panama Papers de la Chambre a voté ce 24 octobre, majorité contre opposition, un rapport en dessous de tout, fruit d'un sabotage et d’un court-circuitage démocratique. Les enjeux de lutte contre la grande fraude fiscale internationale étaient énormes pour cette commission réunie pendant un an et demi. Mais la montagne a accouché d'une souris dont les partis de droite ont coupé les pattes et limé des dents.

Le gouvernement vient de confirmer les modalités de la Taxe sur les comptes-titres, décidée cet été et déjà torpillée par la N-VA. « Cette taxe est une mesure symbolique de taxation des plus riches qui ne rapportera rien », réagissait à l’époque le PTB. Tiens, et si on la compare à la Taxe des millionnaires du PTB ? 

Une nouvelle étude du PTB montre que les ultra-riches éludent beaucoup plus l'impôt que les simples citoyens. En moyenne, un ménage appartenant aux 0,01 % des plus riches belges fraude 5,3 millions d’euros par an. En revanche, un ménage appartenant à la moitié la moins riche de la population élude l'impôt en moyenne 201 euros par an. Pour le PTB, il est temps de créer une cellule du fisc contrôlant ces ultra-riches.

Une récente étude du PTB a montré que le travail intérimaire était plus la norme que l’exception dans de nombreuses entreprises. Le député PTB Marco Van Hees a confronté le ministre du Travail Kris Peeters à ce sujet au Parlement le 6 juillet dernier. Voici son compte rendu.

Le gouvernement fédéral a imposé des milliards de coupes sociales à la population depuis 2014. Au nom de l'équilibre budgétaire. Mais celui-ci est reporté d'année en année et on annonce encore 8 à 9 milliards d'efforts. Pendant ce temps, la pauvreté (surtout des femmes) explose, les emplois se précarisent et la répartition du revenu national entre travail et capital est toujours plus favorable à ce dernier.

Une vraie détermination est nécessaire face à la frilosité des partis traditionnels et leurs tentatives d'enfumage. Voici les mesures que propose le PTB, des mesures fortes et ciblées attaquant de front la culture de la cupidité du monde politique.

Le gouvernement fédéral est en place depuis octobre 2014. Il s'est distingué par des attaques particulièrement dures contre le monde du travail, tandis qu'il offrait des milliards d'euros au patronat avec des mesures comme le saut d'index ou les baisses de cotisations sociales du tax-shift. Quel est le bilan après un peu plus de deux ans ?

Le gouvernement Michel a imposé 9 milliards d'euros d'« efforts budgétaires » – lisez, d’austérité – sur les deux seules années 2015 et 2016. Mais le déficit n'a été diminué que d’environ 100 millions d’euros. Mais où est donc passé l'argent de l'austérité ?

Une commission d'enquête parlementaire a été constituée sur le Kazakhgate. Le PTB se voit refuser le droit d’y siéger. Ce qui est un comble vu que son député Marco Van Hees était un des initiateurs de la proposition d’instaurer cette Commission. Comment ne pas suspecter cette commission de devenir purement et simplement un étouffoir ? 

Pages