Femmes

En Belgique, les femmes ont en moyenne 34 % de pension en moins que les hommes. Un chiffre consternant, constate Kim De Witte, spécialiste pension du PTB, dans une carte-blanche parue sur Knack.be que nous publions ci-dessous. Il explique qu’il est tout à fait possible de faire autrement, comme le prouvent des exemples à l’étranger.

Au niveau mondial, d’après les Nations unies, un tiers des femmes, soit un milliard de personnes, sont victimes d’agressions physiques et autres formes de violence. La campagne #Metoo donne une voix à ces femmes et montre que la violence sexuelle est bien plus fréquente que ce que beaucoup pensaient...

Ce 8 mars, le PTB et son mouvement de femmes Marianne soutiendront les luttes pour de meilleures pensions, contre les violences faites aux femmes et pour sortir l’avortement du code pénal. De bonnes raisons pour se bouger à l’occasion de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes et ne pas lâcher la pression contre la régression de leurs droits.

Une centaine de femmes, dont Catherine Deneuve, défendent la « liberté [des hommes] d’importuner [les femmes] », dans  une tribune parue dans le Monde. « Le viol est un crime. Mais la drague insistante ou maladroite n’est pas un délit, ni la galanterie une agression machiste », selon elles. Une claque aux femmes qui subissent les violences et le sexisme au quotidien, explique Françoise De Smedt (du PTB Bruxelles) sur Facebook.

#metoo. Ce simple hashtag a fait sauter une digue de silence. Des milliers de femmes ont récemment témoigné sur les réseaux sociaux de tout ce qu’elles avaient déjà subi comme violences et harcèlement. Après avoir brisé le silence sur les réseaux sociaux et dans les médias, il reste à se faire entendre dans la rue. Le PTB participera à la manifestation contre les violences faites aux femmes du 25 novembre prochain organisée par la plateforme Mirabal. Rencontre avec Irène Zeilinger, une des initiatrices.

C’est une triste réalité. Au cours de sa vie, chaque femme est confrontée à différentes formes de violences, parce qu’elle est une femme. 

Aujourd’hui, le Premier ministre Charles Michel tient son discours de rentrée gouvernementale. Un discours d’ores et déjà perturbé par une journée de réaction syndicale : des milliers de travailleurs étaient en action pour dénoncer la politique du gouvernement. Le gouvernement ne peut pas l’ignorer : ce n’est que la pointe visible d’un iceberg de mécontentement beaucoup plus profond.

Partout dans le monde, le droit des femmes à disposer librement de leur corps est mis sous pression. L’Espagne et la Pologne ont récemment connu des tentatives pour restreindre très fortement le droit à l’avortement. Heureusement, une forte mobilisation a fait reculer les gouvernements. Cet été, dans l’Arkansas, aux Etats-Unis, un projet de loi a vu le jour pour empêcher les femmes de décider seules d’un avortement. En Belgique, l’avortement est toujours inscrit au code pénal. En Irlande et à Malte, il est tout simplement interdit. Se mobiliser est donc plus que jamais indispensable.

Suite à la polémique autour d’une plateforme encourageant la prostitution estudiantine, Anouk Vandevoorde, responsable du Comac, le mouvement étudiant du PTB, a écrit cette carte-blanche publiée par levif.be.

Peu de pays reconnaissent le droit à l’avortement comme un droit humain fondamental. Partout dans le monde, le libre choix des femmes à devenir mère ou pas est de plus en plus mis sous pression. Le PTB, son mouvement des femmes Marianne et son mouvement étudiant Comac participeront à la manifestation européenne pour le droit de chaque femme à disposer de son corps.

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