Sécurité

Dirk De Block, le président du PTB-Bruxelles, condamne fermement le vandalisme et les pillages qui ont émaillé le centre de Bruxelles cette dernière semaine. « Cette violence est inacceptable. Il s’agit de voitures et de magasins de gens ordinaires, de travailleurs, qui ont été cassés. Nous devons disposer d'une police qui protège nos droits et nos personnes, qui puisse neutraliserr les casseurs pour que les Bruxellois puissent se réunir. Et traiter la situation à Bruxelles comme un "cancer" et annoncer une répression "tous azimuts" comme l'annonce Jan Jambon (N-VA), n'apportera aucune solution. Il faut investir dans des projets sociaux, dans l’enseignement, et donner des perspectives pour ramener le calme à Bruxelles et offrir un avenir à tous. »

L’année 2016 sera définitivement celle d’attentats terroristes qui nous touchent au plus près. Berlin est en deuil aujourd’hui. Après Paris, Bruxelles, Nice, Saint-Étienne-du-Rouvray, Istanbul, Bagdad, Le Caire … Que faire contre le terrorisme ? Comment gagnerons-nous la lutte contre Daech ? Une analyse écrite durant l’été mais toujours d'actualité. 

Le gouvernement planche sur un nouveau projet : celui de privatiser un maximum de tâches de police, en les confiant aux entreprises privées comme G4S ou Securitas. Le service d’étude du PTB a réalisé un dossier qui montre comment ce juteux commerce de la surveillance privée se fera au détriment de la sécurité pour tous.

Aujourd'hui, dans la législation belge, tous les éléments sont présents pour intervenir avec fermeté contre les personnes radicalisées et les combattants de retour de Syrie lorsqu'ils se sont rendus coupables de faits punissables. La question est donc de savoir pourquoi on n'en fait pas davantage pour mieux suivre ces personnes et, au besoin, pour les poursuivre.

Le gouvernement veut accélérer l'adoption de nouvelles lois en commission terrorisme dès ce mardi. Pour le PTB ce n'est pas du tout la bonne manière de faire. La question centrale qui se pose après les terribles attentats de cette semaine est de savoir pourquoi les mécanismes existants mis en place par le gouvernement n'ont pas pu protéger la population.

Ibrahim El Bakraoui, le kamikaze de Zaventem, aurait pu être arrêté bien avant les attentats de Bruxelles. Les frères Abdeslam auraient pu être surveillés de près bien avant les attentats de Paris. La politique antiterroriste du gouvernement nous protège-t-elle vraiment du terrorisme ?

Présenté vendredi 5 février au gouvernement, le plan Jambon, et notamment son volet bruxellois, le « plan Canal », soulève beaucoup d’inquiétudes. Avec une généralisation de la surveillance et l’absence d’éléments permettant de lutter contre les idées des djihadistes et les recruteurs, l’efficacité réelle du plan est loin d’être assurée.

Le Plan Canal contre le terrorisme et la radicalisation du ministre de l’Intérieur Jan Jambon (N-VA) est présenté aujourd’hui au gouvernement. « Ce plan s’inscrit dans une généralisation de la surveillance, ce qui serait inefficace pour vraiment s’en prendre aux individus dangereux, et il ne contient aucun élément permettant de combattre les idées des djihadistes et les recruteurs », estime Dirk De Block, président du PTB Bruxelles et conseiller communal à Molenbeek.

« C’est la toute première fois qu’à Anvers, la police tire sur une enfant. Notre pays a pourtant signé la Convention internationale des droits de l’enfant. C’est un acte grave, qui doit faire l’objet d’une enquête très sérieuse », réagit Peter Mertens, chef de groupe PTB au conseil communal d’Anvers.

Ce lundi, Bart De Wever a fait voter au conseil communal anversois l'achat d’armes de guerre pour 80.000 euros et de munitions 85.000 euros, destinées à la police locale. Des armes capables de tuer un élan de 475 kg à 900 mètres de distance. De plus, « c’est illégal », a déclaré Peter Mertens, conseiller communal anversois et président du PTB. Un débat houleux entre Peter Mertens et le bourgmestre Bart De Wever s'en est suivi.

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