Syndical

Après des mois d’actions et manifestations les gouvernements (fédéral et régionaux) ont compris qu’ils devaient mettre quelque chose sur la table pour répondre aux revendications des travailleurs du secteur non marchand. Est-ce le premier pas vers un vrai mieux ou bien faudra-t-il redescendre dans la rue ?

Les négociations en vue d’un nouvel accord social dans les secteurs de la santé, du bien-être et de la culture sont dans une phase décisive. La question est de savoir si, avec ses propositions, le gouvernement flamand répondra ou pas aux besoins du personnel et de la population.

Aujourd’hui, le Premier ministre Charles Michel tient son discours de rentrée gouvernementale. Un discours d’ores et déjà perturbé par une journée de réaction syndicale : des milliers de travailleurs étaient en action pour dénoncer la politique du gouvernement. Le gouvernement ne peut pas l’ignorer : ce n’est que la pointe visible d’un iceberg de mécontentement beaucoup plus profond.

Depuis plusieurs années, les directions de la SNCB et d’Infrabel tentent de mettre des bâtons dans les roues des cheminots lorsqu’ils veulent mener des actions : recours à des juges, envois d’huissiers, de policiers sur les piquets, etc. A l’approche de la grève de tous les services publics du 10 octobre, Infrabel refuse la concertation et continue ses menaces malgré des récentes décisions de justice en sa défaveur. Le PTB dénonce ce recours croissant à la justice pour résoudre des conflits sociaux.

Le service étude du Parti du Travail de Belgique (PTB) a analysé l’avant-projet de loi visant à garantir la continuité du service de transport ferroviaire de personnes en cas de grève. Une lecture attentive de ce texte de loi démontre la dangerosité du projet du gouvernement.

Le 19 mai, le gouvernement a approuvé un projet de loi visant à instaurer un « service minimum » dans le rail. Si cette loi est officiellement motivée par de beaux principes (droit à la mobilité et liberté de circulation), elle cache un retour au 19e siècle au niveau des acquis sociaux. Car c’est l’ensemble des libertés syndicales de tous les travailleurs qui est remis en cause. Explications de l’avocat spécialiste du droit social Jan Buelens.

Le député fédéral PTB Marco Van Hees dénonce le projet de service minimum du ministre fédéral de la Mobilité François Bellot (MR) : « Le service minimum pour les usagers, c’est déjà 365 jours par an. En quoi ce projet va-t-il améliorer le quotidien des usagers, qui est la priorité ? Avec son projet, le gouvernement veut casser la force du collectif et pousser à une opposition individuelle entre le travailleur et l’employeur. Le service minimum, même "light", que le ministre Bellot veut imposer à la SNCB est un précédent dangereux pour le droit de grève des cheminots, mais aussi pour l’ensemble des travailleurs. »

Alors que l’Union européenne fête ce week-end les 60 ans du Traité de Rome, plus de 1 000 manifestants se sont rassemblés ce 24 mars à l’appel de la FGTB devant le Parlement européen à Bruxelles pour réclamer des mesures efficaces contre le dumping social.

De plus en plus d’entreprises importent des travailleurs détachés. Le but ? Éluder les réglementations de travail et de salaire belges. Et saper celles-ci.

Ils étaient plus de 20 000, aujourd'hui, à Bruxelles, à s’époumoner pour demander plus d'investissements dans les soins, le bien-être et la culture. Tous dénonçaient les politiciens du MR, de la NV-A, du CD&V, de l'Open VLD qui coupent dans ces budgets pourtant nécessaires. Avec, comme figure de proue, Maggie De Block, son austérité et sa chasse aux malades.

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