Syndical

Le 19 mai, le gouvernement a approuvé un projet de loi visant à instaurer un « service minimum » dans le rail. Si cette loi est officiellement motivée par de beaux principes (droit à la mobilité et liberté de circulation), elle cache un retour au 19e siècle au niveau des acquis sociaux. Car c’est l’ensemble des libertés syndicales de tous les travailleurs qui est remis en cause. Explications de l’avocat spécialiste du droit social Jan Buelens.

Le député fédéral PTB Marco Van Hees dénonce le projet de service minimum du ministre fédéral de la Mobilité François Bellot (MR) : « Le service minimum pour les usagers, c’est déjà 365 jours par an. En quoi ce projet va-t-il améliorer le quotidien des usagers, qui est la priorité ? Avec son projet, le gouvernement veut casser la force du collectif et pousser à une opposition individuelle entre le travailleur et l’employeur. Le service minimum, même "light", que le ministre Bellot veut imposer à la SNCB est un précédent dangereux pour le droit de grève des cheminots, mais aussi pour l’ensemble des travailleurs. »

Alors que l’Union européenne fête ce week-end les 60 ans du Traité de Rome, plus de 1 000 manifestants se sont rassemblés ce 24 mars à l’appel de la FGTB devant le Parlement européen à Bruxelles pour réclamer des mesures efficaces contre le dumping social.

De plus en plus d’entreprises importent des travailleurs détachés. Le but ? Éluder les réglementations de travail et de salaire belges. Et saper celles-ci.

Ils étaient plus de 20 000, aujourd'hui, à Bruxelles, à s’époumoner pour demander plus d'investissements dans les soins, le bien-être et la culture. Tous dénonçaient les politiciens du MR, de la NV-A, du CD&V, de l'Open VLD qui coupent dans ces budgets pourtant nécessaires. Avec, comme figure de proue, Maggie De Block, son austérité et sa chasse aux malades.

« On ne peut pas continuer comme ça. » C’est le constat que posent ce jeudi 24 novembre les travailleurs du non-marchand. Là où le gouvernement promeut l’épuisement des travailleurs et organise la déshumanisation des soins, ces travailleurs et travailleuses manifestent pour qu’on leur donne les moyens de faire ce pour quoi ils s’engagent tous les jours : prendre soin des gens.

Vous vous souvenez de la Loi Peeters ? Mais si, cette réforme du travail que le ministre de l’Emploi a tenté de faire passer durant l’été - et grâce à laquelle il voulait mettre fin à la semaine de 38 heures. Le projet de loi a été approuvé en octobre, mais le mouvement social a réussi à empêcher plusieurs mesures d’y figurer. Cela dit, ce qui reste du texte est toujours inacceptable. Ça tombe bien, car l’histoire n’est pas finie.

Ce vendredi 7 octobre, des grèves et actions ont été menées en front commun syndical dans tout le pays. Le mouvement a touché autant les entreprises privées que les services publics. De quoi envoyer un avertissement clair au gouvernement, qui doit trouver de quoi boucler son budget : l’argent, c’est au Bahamas qu’il se trouve, chez les millionnaires, et pas question d'encore le prendre dans la poche des travailleurs.

Le secrétaire d’État en charge de la lutte contre la fraude sociale, Philippe De Backer (Open VLD), serait sur le point d’annoncer le démantèlement de l’Inspection sociale. Le PTB partage l’inquiétude qui règne chez l’ensemble des acteurs du secteur – magistrats, inspecteurs, syndicalistes… – depuis l’annonce de cette intention. Pour le PTB, un tel démantèlement équivaudrait à laisser carte blanche à la fraude et au dumping social.

10 000 personnes venues des quatre coins du pays, et même d’ailleurs, ont manifesté en soutien aux travailleurs de Caterpillar et de ses sous-traitants à Charleroi ce matin. Une première action de colère contre ces multinationales qui licencient alors que leurs actionnaires empochent des millions de dividendes.

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