Syndical

Alors que l’Union européenne fête ce week-end les 60 ans du Traité de Rome, plus de 1 000 manifestants se sont rassemblés ce 24 mars à l’appel de la FGTB devant le Parlement européen à Bruxelles pour réclamer des mesures efficaces contre le dumping social.

De plus en plus d’entreprises importent des travailleurs détachés. Le but ? Éluder les réglementations de travail et de salaire belges. Et saper celles-ci.

Ils étaient plus de 20 000, aujourd'hui, à Bruxelles, à s’époumoner pour demander plus d'investissements dans les soins, le bien-être et la culture. Tous dénonçaient les politiciens du MR, de la NV-A, du CD&V, de l'Open VLD qui coupent dans ces budgets pourtant nécessaires. Avec, comme figure de proue, Maggie De Block, son austérité et sa chasse aux malades.

« On ne peut pas continuer comme ça. » C’est le constat que posent ce jeudi 24 novembre les travailleurs du non-marchand. Là où le gouvernement promeut l’épuisement des travailleurs et organise la déshumanisation des soins, ces travailleurs et travailleuses manifestent pour qu’on leur donne les moyens de faire ce pour quoi ils s’engagent tous les jours : prendre soin des gens.

Vous vous souvenez de la Loi Peeters ? Mais si, cette réforme du travail que le ministre de l’Emploi a tenté de faire passer durant l’été - et grâce à laquelle il voulait mettre fin à la semaine de 38 heures. Le projet de loi a été approuvé en octobre, mais le mouvement social a réussi à empêcher plusieurs mesures d’y figurer. Cela dit, ce qui reste du texte est toujours inacceptable. Ça tombe bien, car l’histoire n’est pas finie.

Ce vendredi 7 octobre, des grèves et actions ont été menées en front commun syndical dans tout le pays. Le mouvement a touché autant les entreprises privées que les services publics. De quoi envoyer un avertissement clair au gouvernement, qui doit trouver de quoi boucler son budget : l’argent, c’est au Bahamas qu’il se trouve, chez les millionnaires, et pas question d'encore le prendre dans la poche des travailleurs.

Le secrétaire d’État en charge de la lutte contre la fraude sociale, Philippe De Backer (Open VLD), serait sur le point d’annoncer le démantèlement de l’Inspection sociale. Le PTB partage l’inquiétude qui règne chez l’ensemble des acteurs du secteur – magistrats, inspecteurs, syndicalistes… – depuis l’annonce de cette intention. Pour le PTB, un tel démantèlement équivaudrait à laisser carte blanche à la fraude et au dumping social.

10 000 personnes venues des quatre coins du pays, et même d’ailleurs, ont manifesté en soutien aux travailleurs de Caterpillar et de ses sous-traitants à Charleroi ce matin. Une première action de colère contre ces multinationales qui licencient alors que leurs actionnaires empochent des millions de dividendes.

Caterpillar, Axa, IBM, ... Les annonces de fermetures, de licenciements massifs s’accumulent ces derniers jours. La prétendue politique de « jobs, jobs, jobs » du gouvernement s'avère totalement inefficace face à des actionnaires avides de dividendes. Un changement de cap s'impose.

Le combat contre la fermeture de Caterpillar n'a même pas commencé que la plupart des politiciens parlent déjà comme si c’était un fait accompli. Ce qui faisait dire au député PTB Raoul Hedebouw : « Si l'union sacrée dont on parle consiste à accepter la fermeture, le PTB n'en fera pas partie. »

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