Gouvernement

Vous vous souvenez de la Loi Peeters ? Mais si, cette réforme du travail que le ministre de l’Emploi a tenté de faire passer durant l’été - et grâce à laquelle il voulait mettre fin à la semaine de 38 heures. Le projet de loi a été approuvé en octobre, mais le mouvement social a réussi à empêcher plusieurs mesures d’y figurer. Cela dit, ce qui reste du texte est toujours inacceptable. Ça tombe bien, car l’histoire n’est pas finie.

« Beaucoup de promesses, peu de garanties. Presque rien n’est modifié dans le nouvel accord autour du CETA », indique le président du PTB, Peter Mertens. Celui-ci appelle tous les parlementaires à rejeter le nouvel ultimatum et à ne pas approuver l’accord autour du CETA ce vendredi. Aidez-nous à mettre la pression sur vos députés : envoyez-leur le mail ci-dessous.

Il y a un projet d’accord intra-belge afin de permettre au gouvernement fédéral de signer le traité de libre-échange avec le Canada, le fameux CETA. Tout d’abord, ce projet d’accord doit encore être approuvé dans les différents Parlements. Tant que ce ne sera pas le cas, ce projet d’accord n’a aucune valeur. Un nouvel ultimatum y est attaché : il doit être signé dans les 48 heures à venir.

C’est à ceux qui ont peu que l’on prend beaucoup. Et à ceux qui ont beaucoup que l’on prend le moins... C’est « l’effet saint Marc » du budget. Il est incompréhensible que le CD&V ait cédé sur la fiscalité équitable et qu’il passe la facture aux jeunes, aux travailleurs, aux malades de longue durée et aux pensionnés. Ce ne sont pourtant pas les alternatives qui manquent, estime Peter Mertens, le président du PTB.

Dans le cadre de l’attaque du gouvernement Michel contre les soins de santé, c’est désormais au tour des soins de première ligne (entre autres). Pour 2017, le gouvernement prévoit un moratoire sur la reconnaissance des nouvelles maisons médicales. « Ces centres répondent à une demande de soins de santé de première ligne de qualité et accessibles », réagit Sofie Merckx, porte-parole de Médecine pour le Peuple.

Raoul Hedebouw (PTB) sur le budget 2017: “Plutôt que de s'attaquer aux malades, aux salaires et aux pensions, c'est aux grandes fortunes qu'il fallait s'en prendre. Pas après-demain, mais aujourd'hui”.

« Pourquoi, lorsqu’il s’agit de faire payer les travailleurs, c’est toujours du non-symbolique – on augmente la TVA, on bloque les salaires… –, mais, quand il s’agit de faire payer les riches, il faut rester dans le symbole ? Appliquons une taxe rentable, comme la taxe des millionnaires ! », a lancé le député PTB Raoul Hedebouw ce mardi à la Chambre dans le débat sur le trou budgétaire.

Maggie De Block affirme vouloir économiser 900 millions d'euros dans les soins de santé, « sans que le patient le sente ». « On annonce cependant déjà que certains médicaments seront plus chers, dénoncent Sofie Merckx et Dirk Van Duppen, médecins et spécialistes santé du PTB. Par contre, la ministre ne semble pas vouloir toucher au business des médicaments. Le modèle kiwi permettrait pourtant d'économiser des millions d'euros. »

Les mesures que prend maintenant le gouvernement ne diffèrent pas de celles qu’il avait déjà prises l’an passé et l’année précédente. Le trou dans le budget s’est juste encore amplifié, et notre machine économique est à l’arrêt, constate Peter Mertens, le président du PTB. Il est peut-être temps de changer d’approche, et d’investir pour la relancer.

Si le CD&V cherche à taxer les fortunes, le PTB lui apporte son expertise : notre proposition de loi pour une taxe des millionnaires, qui rapporterait 8 milliards par an tout en ne touchant que les 1% les plus riches, est d’ailleurs déjà sur la table du Parlement. Il n’est pas question de proposer une nouvelle taxe symbolique sur les plus-values pour mieux faire passer l’austérité sur laquelle les partis du gouvernement se sont déjà mis d’accord : coupes dans les soins de santé, blocage des salaires, hyperflexibilité pour les travailleurs...

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