Gouvernement

Réforme après réforme, la justice devient un produit de luxe pour les citoyens. Ce matin, des centaines de magistrats et d’avocats se sont rassemblés pour dénoncer cette austérité qui touche la Justice et la met sous tutelle du gouvernement. 

Le mouvement social enclenché depuis un mois « va permettre de mettre un rapport de force en place qui est nécessaire dans tous les pays européens et éviter les reculs sociaux que les libéraux veulent mettre en place », a déclaré Raoul Hedebouw ce 1er juin au micro de Matin Première (RTBF). Il a été question de grèves, d’une stratégie d’unité pour gagner, de l’existence d’alternatives et d’une autre vision de l’Europe « non pas du capital, mais des gens. »

Comme des jongleurs d'assiettes chinoises, notre gouvernement fait tourner des assiettes sur des bâtons. De plus en plus d'assiettes, de plus en plus vite, mais avec de moins en moins de personnel et de moyens. Résultat : l'une après l'autre, les assiettes se fracassent sur le sol. Alors qu'il faudrait investir dans les gens et dans les moyens, plutôt que de balayer les débris. Opinion de Peter Mertens, Président du PTB sur le Vif.be.

« Est-ce que vous lisez seulement les textes ? » C’est ce qu’a demandé le député fédéral PTB Raoul Hedebouw aux parlementaires de droite à la Chambre le 26 mai dernier. Il a dû leur expliquer que oui, avec la Loi Peeters « des travailleurs vont devoir bosser 45 heures par semaine. » Et d’ajouter : « Plus de 60 000 personnes sont descendues dans la rue contre cette loi. C’est de cela que vous avez tous peur : vous n'avez pas de base démocratique pour introduire des semaines de travail de 45 heures. »

« J'étais mardi à la manifestation, en compagnie de 80 000 citoyens venus de Flandre, de Bruxelles et de Wallonie. Vous feriez mieux de venir écouter un peu ce qui s'y dit, car la colère est grande parmi le peuple. » Voilà ce qu’a déclaré ce 26 mai le député fédéral PTB Raoul Hedebouw à l’intention des parlementaires de droite lors de l'assemblée plénière de la Chambre.

« Si la population se montre patiente, tout va s’arranger ». Le propos vient de Bart De Wever qui nous raconte des histoires pour nous endormir. Heureusement, la population ne semble pas répondre à l’appel du marchand de sable. La manifestation de ce 24 mai n’est que le début d’une nouvelle vague de résistance sociale, pour que l’espoir l’emporte sur le désespoir.

Nous étions 80 000 aujourd’hui dans les rues de Bruxelles. 80 000 porte-paroles d’une majorité croissante de la population qui rejette la politique du gouvernement, en particulier son projet de semaine de travail à 45 heures et ses attaques sur les pensions publiques.

Ce vendredi 20 mai, une vingtaine d'organisations de jeunes de tout le pays se sont rassemblées devant le cabinet du ministre du Travail Kris Peeters pour lancer une « Coalition des jeunes pour le retrait de la loi Peeters », bien décidée à organiser la résistance à sa réforme du travail.

La fin de la semaine des 38 heures, des semaines hyper-flexibles ou l’intérim à vie. Voilà quelques exemples de ce qui se cache derrière le projet de réforme du marché du travail voulu par le ministre de l’Emploi Kris Peeters (CD&V). Résumé des cinq mesures principales de la loi Peeters, qui sont autant de raisons de la rejeter.

Le 24 mai, le front commun syndical (FGTB, CSC et CGSLB) ainsi que d’autres organisations appellent à manifester à Bruxelles. Pour le maintien de la semaine de 38 heures et contre « la régression sociale » que ce gouvernement a déjà amorcé et veut encore approfondir. C’est le premier rendez-vous d’un vaste plan d’actions qui vise à faire reculer le gouvernement.

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