Gouvernement

Ce week-end, les négociateurs de la future coalition de droite se sont penchés sur le dossier du service minimum dans certains services publics. Ils se sont mis d’accord sur le principe de l’introduction d’un service minimum au chemin de fer. La section Rail du PTB réagit.

La future coalition de droite a annoncé s'être mise d'accord pour introduire un service minimum dans les transports en commun en cas de grève. En plus de faire payer la facture de la crise au monde du travail, le futur gouvernement essaie de désarmer la résistance sociale et syndicale en s'attaquant au droit de grève.

Le risque qu’il y ait pénurie d’électricité cet hiver est réel. Les pouvoirs publics auraient pu le prévoir, déclare Tom De Meester, le spécialiste de l’énergie du PTB. Il préconise l’élaboration par les pouvoirs publics d’un plan stratégique pluriannuel pour notre approvisionnement en énergie et qu’on impose une interdiction de fermeture des centrales. 

Le programme du gouvernement fédéral de droite se précise : des cadeaux pour les multinationales et les actionnaires, l’austérité pour tous les autres. C’est la même logique pour le gouvernement régional flamand. Mais, là, un large front d’opposition est en germe. Coup de projecteur sur les mesures et les résistances en Flandre qui seront déterminantes pour faire face aux mesures envisagées au Fédéral.

La N-VA, le CD&V, l’Open Vld et le MR négocient autour de la formation d’un nouveau gouvernement fédéral. Sur la table se trouve une proposition de réduire de 33 à 25 % seulement les cotisations sociales payées par les employeurs sur les salaires bruts de leurs travailleurs. « On dit que le gouvernement de droite entend effectuer un morceau de bravoure : et économiser, et réduire les charges. Le jeu est pourtant simple : rogner chez les uns, jouer à Saint-Nicolas pour les autres et nous faire avaler entre-temps que tout le monde devra faire des sacrifices », réagit Peter Mertens, président du PTB.

Jeudi à 14 heures, la Commission ad hoc du Parlement flamand se réunissait pour commenter le budget et les chiffres qu'elle avait publiés à ce sujet. Le PTB et Comac (le mouvement des jeunes du PTB) attendaient Geert Bourgeois avec une lampe de poche, espérant que celui-ci allait l'utiliser utilisera pour faire la lumière sur ce que son gouvernement entend dissimuler, à savoir le fait que ces économies pourraient très vite coûter 3000 euros à chaque famille.

Au cours des cinq années à venir, le gouvernement flamand compte réduire ses dépenses de plus de 8 milliards d’euros. Le citoyen flamand va le sentir passer. Mais les réactions sont vives et annoncent une résistance face à des économies plus qu’indigestes.

On sait de plus en plus précisément vers où ira notre futur gouvernement fédéral de la casse sociale. Cette semaine, les différents journaux ont publié un aperçu des mesures et propositions qui sont sur la table des négociations. Cet aperçu nous confirme que nous devrons nous préparer à résister et à passer à l’action. Peter Mertens, président du PTB, a lancé sur sa page Facebook un appel à la résistance sociale.

Mercredi 6 août, on apprenait que les négociateurs de la coalition kamikaze (MR, Open VLD, N-VA, CD&V) pour le gouvernement fédéral entendaient aborder une discussion particulièrement importante : la privatisation des services publics. Ce grand dada des libéraux de tous bords risque donc de frapper, bien qu’il s’agisse d’une opération tout sauf bénéfique pour la collectivité.

L’accord conclu la semaine dernière entre la N-VA, le CD&V et l’Open VLD opte pour des économies et réformes sévères qui coûteront plusieurs milliers d’euros à chaque famille. Plus détaillé que les accords wallons et bruxellois, il donne un avant-goût de ce que pourrait être l’accord fédéral que concocte la coalition « suédoise ». Syndicats, étudiants, associations environnementales, culturelles, et de lutte contre la pauvreté portent dessus un regard critique, voire alarmé. 

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