Gouvernement

Caterpillar, Axa, IBM, ... Les annonces de fermetures, de licenciements massifs s’accumulent ces derniers jours. La prétendue politique de « jobs, jobs, jobs » du gouvernement s'avère totalement inefficace face à des actionnaires avides de dividendes. Un changement de cap s'impose.

Au départ, il était question de revoir des niches fiscales comme les intérêts notionnels, qui profitent aux multinationales. Mais, aujourd'hui, le gouvernement travaille sur une réforme de l'impôt des sociétés dont l'objectif est totalement inverse : offrir un nouveau cadeau – impayable – au grand capital.

Le ministre de l’Emploi Peeters aime apparemment profiter de l’été pour lancer des réformes. Après celle de la semaine de travail de 38 heures dévoilée il y a quelques jours, Kris Peeters veut maintenant chipoter dans la loi qui régit nos salaires : ils resteront bloqués les prochaines années.

Le ministre des pensions Bacquelaine (MR) avait chargé les employeurs et les syndicats de se mettre d’accord sur les critères des métiers lourds pour le 19 juillet. Les positions des deux parties divergent beaucoup. Les négociations viennent d’être reportées. Explications de Kim De Witte, spécialiste des pensions du PTB.

Les derniers chiffres sur l’emploi viennent de sortir : sur un an, le volume d’emploi a augmenté de moins d’un 1 %, avec surtout des emplois précaires.

Le gouvernement a reporté les négociations sur le budget au mois d'août. Il veut prendre son temps pour opérer de nouvelles coupes de... 7 à 9 milliards d'euros. « Et cela va faire mal », entend-on déjà. Le gouvernement sait déjà que cela va susciter de la résistance et des actions.

Le tax-shift pénalise l'ensemble du monde du travail, mais il est tout particulièrement dur pour les plus bas revenus, qui sont doublement touchés. C’est ce que constate le député fédéral du PTB Marco Van Hees.

Ce vendredi 24 juin, des actions syndicales ont été menées dans tout le pays, avec des grèves dans le privé et les services publics. Une belle journée de sensibilisation sur les récentes attaques du gouvernement contre les pensions et la semaine des 38 heures. Un tremplin vers une rentrée sociale encore plus large.

A l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés de ce 20 juin, le réseau Amitié sans frontières appelle le gouvernement belge à changer de politique : « Au lieu de tout faire pour “décourager” les réfugiés de venir chercher l’asile ici, la Belgique devrait prendre sa part. »

Fin des 38 heures, semaines hyperflexibles ou l’intérim à vie : retrouvez notre brochure, notre argumentaire et nos visuels pour s’opposer à la réforme du travail proposée par le ministre de l’Emploi Kris Peeters.

Pages