Gouvernement

Ce dimanche 12 octobre, les organisations de lutte contre la pauvreté sont descendues dans la rue pour demander d'augmenter les bas revenus au-dessus du seuil de pauvreté. Une revendication qui s'oppose radicalement au plan d'austérité imposé par le nouveau gouvernement Michel-De Wever. La semaine passée déjà, le gouvernement a commencé à sentir le vent de face, avec les actions à l'entrée du Congrès du CD&V et du MR, à la FN d'Herstal, dans les provinces et la télévision publique flamande...

Après le saut d’index, le gouvernement Michel 1er annonce une deuxième grosse attaque contre les salaires et le pouvoir d’achat. L’assaut vise le système des barèmes en vigueur chez les employés. Les travailleurs risquent à nouveau de perdre des milliers d’euros. Mais, en plus, le nouveau système que veut introduire le gouvernement vise à casser toute solidarité collective pour arracher des augmentations de salaire. Explications.

« La Flandre suit la tendance à l’augmentation des frais d’inscription dans l’enseignement supérieur », annonçait cette semaine le quotidien De Tijd. Et de prendre en exemple des pays européens où les coûts des études sont plus élevés qu’en Belgique. Comparaison ne fait cependant pas raison, loin de là : à y regarder de plus près, diminuer le coût des études est bel et bien le meilleur chemin à suivre, comme le montrent de nombreux pays.

Jeudi matin. La tempête médiatique bat son plein autour de la sortie du gouvernement des riches au fédéral. C’est ce moment qu’a choisi le gouvernement wallon pour annoncer son budget, sans doute déjà ficelé depuis plusieurs jours. Un timing qui n’avait rien d’innocent et qui présageait déjà du contenu des déclarations.

La N-VA, le MR, l'Open VLD et le CD&V, contrairement à leurs discours, vont s'attaquer « à tous ceux qui se lèvent tôt ». Avec le saut d’index que le gouvernement Michel 1er veut opérer, un couple de travailleurs moyens perdra 34 000 euros bruts en à peine 20 années de carrière. Ou comment des recettes présentées comme des solutions ne font qu’empirer le problème…

Un saut d’index est antisocial et injuste. Protégez votre pouvoir d’achat et signez la pétition : http://ptb.be/petition-index. C’est notre index, pas touche !

Le président du PTB, Peter Mertens, passe en revue le nouvel accord gouvernemental. Huit considérations sur cet accord qui prône une foi aveugle dans l'austérité. Peter Mertens appelle à mettre sur pied « un large mouvement de résistance sociale ».

Nous vivons plus longtemps, il est donc évident de travailler plus longtemps : une affirmation que l’on entend sans cesse. Mais jusqu’à quel âge vivons-nous ? Et en quel état de santé ? Kim De Witte, spécialiste des pensions du PTB, analyse la question au regard de la volonté du nouveau gouvernement de faire travailler les gens jusqu’à 67 ans. 

Le gouvernement de droite veut relever l’âge de la pension à 66 ans en 2025 et à 67 ans en 2030. La prépension et la pension anticipée sont démantelées. C’est inacceptable ! Travailler plus longtemps est infaisable, incompréhensible et en outre inutile. http://ptb.be/petition-pension

« Le gouvernement Michel 1er a fait son coming-out ce mardi soir comme un gouvernement qui appauvrit les travailleurs, les pensionnés, les jeunes et enrichit les actionnaires », réagit à chaud Raoul Hedebouw, député fédéral du PTB. Il annonce une réaction plus fouillée du service d'étude du parti de gauche une fois les détails de l'accord connus.

Pages