Gouvernement

« Ils veulent faire une copie de Thatcher », dénonce Marc Leemans, président de la CSC, dans De Standaard du 29 août dernier. « Ils », ce sont les partis qui négocient le futur gouvernement de droite. Il fait référence à l’ancienne Première ministre britannique qui avait cassé le service public, les syndicats pour faire des cadeaux aux riches et aux multinationales. Les organisations syndicales se préparent à une rentrée agitée.

Le 19 octobre, le PTB organise une « Protestparade », une marche combative et créative pour lancer un avertissement au nouveau gouvernement : cette année est celle de la résistance sociale. Découvrez ici les visuels et affiches qui vous aideront à promouvoir cette campagne.

L’émission matinale d’information de la RTBF Matin Première a invité Raoul Hedebouw à l’occasion de la rentrée politique du PTB. Extraits.

Dès la première séance du Parlement wallon le 24 juillet dernier, Frédéric Gillot, député régional PTB, tonnait : « La déclaration de politique régionale présentée par le PS et le cdH nous reste en travers de la gorge. C’est la voie de l’austérité. Pendant deux ans au moins, il n’y aura qu’économies et coupes sombres. » Il insistait : « C’est même l’austérité en entrée, en plat principal... et au dessert ! » L’objectif budgétaire est clair : dès l’année prochaine, il faudra trouver 1,1 milliard d’euros pour la Région wallonne et 140 millions pour la Fédération Wallonie-Bruxelles. Et les années suivantes ne sont pas moins inquiétantes. La manière dont va se concrétiser cette austérité n’est pas encore connue en Wallonie ou à Bruxelles. Il faudra attendre les discussions prochaines sur le budget. En Flandre, par contre, la presse a révélé la trajectoire budgétaire que comptait suivre la coalition régionale (N-VA, CD&V et Open Vld). Les chiffres sont graves. Le service d’études du PTB les a décryptés pour vous. Les mesures qui vont toucher durement les Flamands vont d’une manière ou d’une autre également se concrétiser dans les deux autres Régions du pays. L’intérêt de ce dossier est donc grand. Plus encore pour anticiper l’austérité de 17 milliards sur cinq ans qui est avancée pour le Fédéral.

Si les fuites lors de négociations pour la formation d’un gouvernement sont toujours à prendre avec des pincettes, les contours de la coalition de droite en formation semblent se préciser. Décryptage des principales mesures auxquelles on peut déjà s’attendre.

Ce week-end, les négociateurs de la future coalition de droite se sont penchés sur le dossier du service minimum dans certains services publics. Ils se sont mis d’accord sur le principe de l’introduction d’un service minimum au chemin de fer. La section Rail du PTB réagit.

La future coalition de droite a annoncé s'être mise d'accord pour introduire un service minimum dans les transports en commun en cas de grève. En plus de faire payer la facture de la crise au monde du travail, le futur gouvernement essaie de désarmer la résistance sociale et syndicale en s'attaquant au droit de grève.

Le risque qu’il y ait pénurie d’électricité cet hiver est réel. Les pouvoirs publics auraient pu le prévoir, déclare Tom De Meester, le spécialiste de l’énergie du PTB. Il préconise l’élaboration par les pouvoirs publics d’un plan stratégique pluriannuel pour notre approvisionnement en énergie et qu’on impose une interdiction de fermeture des centrales. 

Le programme du gouvernement fédéral de droite se précise : des cadeaux pour les multinationales et les actionnaires, l’austérité pour tous les autres. C’est la même logique pour le gouvernement régional flamand. Mais, là, un large front d’opposition est en germe. Coup de projecteur sur les mesures et les résistances en Flandre qui seront déterminantes pour faire face aux mesures envisagées au Fédéral.

La N-VA, le CD&V, l’Open Vld et le MR négocient autour de la formation d’un nouveau gouvernement fédéral. Sur la table se trouve une proposition de réduire de 33 à 25 % seulement les cotisations sociales payées par les employeurs sur les salaires bruts de leurs travailleurs. « On dit que le gouvernement de droite entend effectuer un morceau de bravoure : et économiser, et réduire les charges. Le jeu est pourtant simple : rogner chez les uns, jouer à Saint-Nicolas pour les autres et nous faire avaler entre-temps que tout le monde devra faire des sacrifices », réagit Peter Mertens, président du PTB.

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