Gouvernement

« C’est l’histoire d’un élu qui entre dans un conseil d’administration… » On pourrait presque en faire une blague belge, tant la culture de la cupidité semble répandue chez nos politiciens. Retour sur un début d’année « affairé ».

La N-VA a pas mal de casseroles qui s’accumulent, ces derniers temps. Le parti nationaliste ne diffère pas des autres partis traditionnels. Au lieu de s’occuper des vrais problèmes des citoyens, le parti de droite tente d’orienter les tirs sur tout autre chose que sa propre incompétence, sur Unia, le Centre interfédéral pour l’égalité des chances, par exemple.

Le 25 mai, le président Trump participera en Belgique à un sommet de l’Otan. Le Premier ministre Charles Michel a réagi avec enthousiasme, mais plusieurs milliers de personnes ont déjà exprimé leur intérêt pour une grande marche de protestation lancée sur Facebook.

150 personnes, patients de Médecine pour le Peuple et sympathisants du PTB ont aujourd’hui mené une action devant le cabinet de la ministre de la Santé Maggie De Block. Elles protestaient contre la forte augmentation de prix de certains médicaments, comme les inhibiteurs d’acide gastrique, les sprays nasaux décongestionnants (à partir du 1er avril) et les antibiotiques (à partir du 1er mai).

« Monsieur le Premier ministre, je vous ai posé une question claire : est-ce que vous soutenez notre proposition de rendre publics les patrimoines des politiciens ? Vous ne m’avez pas répondu. J’en tire les conclusions qu’il faut. » Marco Van Hees (PTB) a jeté un pavé dans la mare au Parlement le 26 janvier dernier.

Le sondage de RTL-TVI et du Soir montre la poussée du PTB au Sud mais aussi au Nord du pays, mais révèle également que 27 % des Flamands et 33 % des Wallons estiment que le PTB peut faire partie du prochain gouvernement. « Les gens nous apprécient pour nos idées et veulent que nos propositions se muent également en actions politiques », explique Peter Mertens, le président du PTB..

Le lundi 16 janvier, le Parlement flamand annonçait un accord sur la pension des parlementaires. Pour tous les parlementaires élus pour la première fois en 2019, l’âge de la pension sera progressivement relevé à 67 ans et la durée de la carrière à 45 ans.

Le gouvernement boucle une nouvelle loi qui limitera fortement les possibilités d'augmentations salariales les deux prochaines années. Les salaires belges augmenteront donc moins que les salaires dans nos pays voisins. Le gouvernement Michel-De Wever organise ainsi ni plus ni moins que le dumping salarial.

Le gouvernement Michel a imposé 9 milliards d'euros d'« efforts budgétaires » – lisez, d’austérité – sur les deux seules années 2015 et 2016. Mais le déficit n'a été diminué que d’environ 100 millions d’euros. Mais où est donc passé l'argent de l'austérité ?

« Il faut dénoncer de manière implacable la cupidité et l’avidité de la caste politique en Europe. Je ne vois pas pourquoi nous devrions laisser cette critique à l’extrême droite. Et je suis convaincu que si l’on veut faire barrage aux Marine Le Pen, Filip De Winter et consorts, il faut un "parler vrai" de gauche, un langage de gauche très fort. » C'est ce que dit Peter Mertens, président du PTB, dans cet entretien, dans lequel il assène en effet à l'establishment quelques crochets… du gauche.

Pages