Gouvernement

Il y a un projet d’accord intra-belge afin de permettre au gouvernement fédéral de signer le traité de libre-échange avec le Canada, le fameux CETA. Tout d’abord, ce projet d’accord doit encore être approuvé dans les différents Parlements. Tant que ce ne sera pas le cas, ce projet d’accord n’a aucune valeur. Un nouvel ultimatum y est attaché : il doit être signé dans les 48 heures à venir.

C’est à ceux qui ont peu que l’on prend beaucoup. Et à ceux qui ont beaucoup que l’on prend le moins... C’est « l’effet saint Marc » du budget. Il est incompréhensible que le CD&V ait cédé sur la fiscalité équitable et qu’il passe la facture aux jeunes, aux travailleurs, aux malades de longue durée et aux pensionnés. Ce ne sont pourtant pas les alternatives qui manquent, estime Peter Mertens, le président du PTB.

Dans le cadre de l’attaque du gouvernement Michel contre les soins de santé, c’est désormais au tour des soins de première ligne (entre autres). Pour 2017, le gouvernement prévoit un moratoire sur la reconnaissance des nouvelles maisons médicales. « Ces centres répondent à une demande de soins de santé de première ligne de qualité et accessibles », réagit Sofie Merckx, porte-parole de Médecine pour le Peuple.

Raoul Hedebouw (PTB) sur le budget 2017: “Plutôt que de s'attaquer aux malades, aux salaires et aux pensions, c'est aux grandes fortunes qu'il fallait s'en prendre. Pas après-demain, mais aujourd'hui”.

« Pourquoi, lorsqu’il s’agit de faire payer les travailleurs, c’est toujours du non-symbolique – on augmente la TVA, on bloque les salaires… –, mais, quand il s’agit de faire payer les riches, il faut rester dans le symbole ? Appliquons une taxe rentable, comme la taxe des millionnaires ! », a lancé le député PTB Raoul Hedebouw ce mardi à la Chambre dans le débat sur le trou budgétaire.

Maggie De Block affirme vouloir économiser 900 millions d'euros dans les soins de santé, « sans que le patient le sente ». « On annonce cependant déjà que certains médicaments seront plus chers, dénoncent Sofie Merckx et Dirk Van Duppen, médecins et spécialistes santé du PTB. Par contre, la ministre ne semble pas vouloir toucher au business des médicaments. Le modèle kiwi permettrait pourtant d'économiser des millions d'euros. »

Les mesures que prend maintenant le gouvernement ne diffèrent pas de celles qu’il avait déjà prises l’an passé et l’année précédente. Le trou dans le budget s’est juste encore amplifié, et notre machine économique est à l’arrêt, constate Peter Mertens, le président du PTB. Il est peut-être temps de changer d’approche, et d’investir pour la relancer.

Si le CD&V cherche à taxer les fortunes, le PTB lui apporte son expertise : notre proposition de loi pour une taxe des millionnaires, qui rapporterait 8 milliards par an tout en ne touchant que les 1% les plus riches, est d’ailleurs déjà sur la table du Parlement. Il n’est pas question de proposer une nouvelle taxe symbolique sur les plus-values pour mieux faire passer l’austérité sur laquelle les partis du gouvernement se sont déjà mis d’accord : coupes dans les soins de santé, blocage des salaires, hyperflexibilité pour les travailleurs...

« Avec la politique du gouvernement, la crise ne fait que s’approfondir. Il nous a vendu l’austérité en allant chercher dans les poches des travailleurs. Résultat ? Un an plus tard, le trou du budget est encore plus grand. Il est temps d’aller chercher l’argent chez les millionnaires. » Voici comment a débuté l’interview du député et porte-parole national du PTB Raoul Hedebouw​ ce midi sur RTL. ING, les sondages, le terrorisme, le salaire des députés PTB, la justice… Autant de thèmes sur lesquels vous pourrez découvrir le point de vue du PTB en regardant cette vidéo.

Ce vendredi 7 octobre, des grèves et actions ont été menées en front commun syndical dans tout le pays. Le mouvement a touché autant les entreprises privées que les services publics. De quoi envoyer un avertissement clair au gouvernement, qui doit trouver de quoi boucler son budget : l’argent, c’est au Bahamas qu’il se trouve, chez les millionnaires, et pas question d'encore le prendre dans la poche des travailleurs.

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