Gouvernement

Le milliardaire Luc Bertrand, président d’Ackermans & van Haaren, est coactionnaire avec l’État belge d’une société dans les paradis fiscaux. Et sa fille Alexia Bertrand est la cheffe de cabinet du ministre Reynders. Et ce n'est pas la seule représentante du monde politique à être en contact étroit avec ce holding. Les conflits d’intérêts sont en fait aussi communs que le recours à des paradis fiscaux.

Des députés des différents Parlements du pays se chamaillent depuis quelques semaines pour adopter une déclaration interparlementaire à l’occasion du sommet international sur le climat (COP23) qui se tient à Bonn. Et ce projet de déclaration sert de paravent pour cacher l’absence d’engagements chiffrés ambitieux et contraignants et l’échec de la politique belge actuelle en matière de climat.

Connaissez-vous déjà la pension à points ? C’est le nouveau système de « pension-tombola » que le gouvernement veut nous imposer. Ce n’est qu’en toute fin de carrière que vous saurez combien vous pourrez espérer toucher et à partir de quel âge vous pourrez arrêter. Vous n’en voulez pas ? Le PTB non plus, et vous propose de se mobiliser pour le droit à une pension décente.

La société Rent-A-Port (qui co-détient, avec la société publique SBI, une société off-shore incriminée dans les Paradise Papers) est une filiale du groupe AvH, dont est administratrice la cheffe de cabinet du ministre Reynders, Alexia Bertrand. Le PTB veut entendre à la Chambre Charles Michel, Didier Reynders et Johan Van Overtveldt.

Les mesures budgétaires 2018 dans le secteur des soins de santé viennent d’être annoncées. 187 millions seraient l’effort demandé au secteur pharmaceutique. Le patient devra débourser plus sur les médicaments s’il se voit prescrire par son médecin certains conditionnements et marques. Prenons à la loupe la politique des médicaments proposé par Madame De Block depuis 2015. Au lieu d’être étayée scientifiquement et accessible au patient, la politique des médicaments de Maggie De Block est surtout taillée à l’aune du profit de Big Pharma.

Non seulement le gouvernement nous fait travailler plus longtemps, mais, en plus, il diminue le montant de nos pensions. Kim De Witte, spécialiste pensions du PTB, décortique les plans du gouvernement et lance un appel à se battre pour des pensions décentes : « Notre pension est en danger, tirons la sonnette d'alarme ! » 

Après des mois d’actions et manifestations les gouvernements (fédéral et régionaux) ont compris qu’ils devaient mettre quelque chose sur la table pour répondre aux revendications des travailleurs du secteur non marchand. Est-ce le premier pas vers un vrai mieux ou bien faudra-t-il redescendre dans la rue ?

Les négociations en vue d’un nouvel accord social dans les secteurs de la santé, du bien-être et de la culture sont dans une phase décisive. La question est de savoir si, avec ses propositions, le gouvernement flamand répondra ou pas aux besoins du personnel et de la population.

Lors de son discours du 10 octobre, le Premier ministre Charles Michel s'est vanté que « le nombre d’emplois temps plein a augmenté de 60 941 ». Faux, a démontré le service d'études du PTB. Mais, quand le député Raoul Hedebouw dénonce, le Premier ministre n'a qu'un mot à la bouche : « Populiste ! »

Pauvreté, flexijobs, pensions et attaques sur nos services publics tandis que des multinationales continuent de ne pas payer d’impôts et que Charles Michel & co gagnent plus de 11 000 euros par mois : le mécontentement de la population augmente et Michel le sent. Pour détourner la colère des gens, Michel couvre la politique du secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration Theo Francken qu’il qualifie même de « humaine ». Fact-check des propos de Michel à propos de la politique migratoire lors de son discours à la Chambre du 10 octobre dernier.

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