Gouvernement

Une étude allemande relevée le 8 août par le PTB montre comment le gouvernement et l’Afsca ont tenté de minimiser l’importance du scandale du Fipronil. Une affaire qui révèle à la fois le cynisme d’un gouvernement qui fait passer le dogme néolibéral avant la santé publique et les dérives d’une agro-industrie qui cherche le profit maximum en se moquant des règles sanitaires.

Une taxe sur les comptes-titres sans effet et des emplois précaires pour les jeunes. « Cet accord estival n’a rien à voir avec la justice fiscale et sociale », déclare Sofie Merckx, porte-parole du PTB. « Malades, pensionnés et fonctionnaires paient la facture de la réduction de l’impôt des sociétés. »

« Après des semaines de crise politique, voici maintenant que nous arrive un nouveau gouvernement. Evidemment, il annonce qu’il lavera plus blanc que blanc. Mais quid de l’éthique et de la gouvernance ? », se demande le député wallon du PTB Frédéric Gillot.

Plus de flexi-jobs, de travail de nuit, réinstauration des périodes d’essai… voilà ce qui se cache en réalité derrière l’annonce du ministre de l’Emploi Kris Peeters (CD&V) qui « vise le plein emploi d’ici 2025 ». Pourtant, une étude universitaire vient jeter une – grosse – mouche dans son potage : « La récente politique en matière de marché du travail n’a pas bénéficié à la lutte contre la pauvreté. Sur certains points, elle est même devenue une lutte contre les pauvres », constate un des chercheurs.

Depuis deux ans, la ministre de la Santé Maggie De Block (Open Vld) a les maisons médicales dans son collimateur. Elle vient ainsi de lancer une nouvelle attaque, en confiant un audit des maisons médicales – « pour voir si chaque euro est bien utilisé » – à un bureau d’audit commercial international, KPMG. Un bureau connu pour ses positions en faveur d’une privatisation des soins de santé et d’une médecine à deux vitesses.

Pour les millions de citoyens de ce pays, les pensions ont été réformées en 36 jours à peine. Pour les parlementaires, la discussion s'est éternisée pendant plus de deux ans. Grâce à la pression, notamment du PTB, les choses semblent bientôt devoir changer. Le Parlement fédéral va voter une nouvelle réglementation des pensions, comme l’a fait le Parlement flamand. « Tous les parlementaires qui siègent aujourd'hui pourront toujours prendre leur pension anticipée », dénonce néanmoins Kim De Witte, le spécialiste pensions du PTB.

Une récente étude du PTB a montré que le travail intérimaire était plus la norme que l’exception dans de nombreuses entreprises. Le député PTB Marco Van Hees a confronté le ministre du Travail Kris Peeters à ce sujet au Parlement le 6 juillet dernier. Voici son compte rendu.

Le groupe de travail Renouveau politique du Parlement a terminé sa tâche. La pression de la population a déjà rapporté une petite victoire concernant la transparence sur les rémunérations des mandats privés. Mais, globalement, les conclusions du groupe de travail sont très décevantes. La pression doit donc continuer.

Le gouvernement fédéral a imposé des milliards de coupes sociales à la population depuis 2014. Au nom de l'équilibre budgétaire. Mais celui-ci est reporté d'année en année et on annonce encore 8 à 9 milliards d'efforts. Pendant ce temps, la pauvreté (surtout des femmes) explose, les emplois se précarisent et la répartition du revenu national entre travail et capital est toujours plus favorable à ce dernier.

Stop aux profiteurs ! Obligeons les politiciens à rendre publics tous leurs revenus, tant de mandats publics que privés. Signez la pétition sur www.stopauxprofiteurs.be.

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