Emploi

Le Parlement bruxellois a voté ce vendredi 13 octobre une ordonnance anti-discrimination. Pour la première fois en Belgique, l’inspection sociale pourra contrôler les discriminations à l’embauche par les « testings ». C’est le résultat d’une campagne de deux ans. Entretien avec Youssef Handichi, député bruxellois du PTB.

Lors de son discours à la Chambre ce 10 octobre, Charles Michel a beaucoup insisté sur les chiffres de création d’emploi, avec son désormais indispensable « jobs, jobs, jobs ». Mais apparemment, le Premier ministre ne sait pas lire un tableau de l’ONSS.

L’Institut syndical européen (ETUI) vient de sortir une étude sur les salaires. En Europe, la Belgique fait exception : le pouvoir d’achat est en baisse. Alors que les dividendes versés aux actionnaires battent des records…

Le gouvernement, en s’appuyant sur les dernières prévisions de la banque nationale (BNB), annonce fièrement que la Belgique va créer 140 000 emplois entre 2016-2018. Est-ce vrai ? Et faut-il se réjouir de cette nouvelle ? Réponse en 6 éléments.

Après la FGTB hier, c’était au tour de la CSC de descendre dans la rue contre les mesures du gouvernement qui s'attaque à la semaine de 38 heures de travail et à nos pensions. Une manifestation de plus de 8 000 personnes emmenée par de nombreux jeunes. « Dans les semaines et mois qui viennent nous allons continuer le combat. »

On entend souvent l'un ou l'autre représentant des gouvernements fédéral ou régionaux se réjouir d'une supposée baisse du taux de chômage. Pourtant, une nouvelle étude du service d'études du PTB montre que la réalité est tout autre : depuis 15 ans, le taux d'emploi n'a pas bougé, et il a même diminué chez les jeunes. Y a-t-il donc réellement de quoi se réjouir ?

En 2016, les femmes gagnent toujours 20 % de moins que les hommes. Un facteur important est que les femmes travaillent plus souvent à temps partiel. Et, dans la plupart des cas, ce n’est pas par choix. Une mesure ambitieuse s’impose.

Les nouveaux « flexi-contrats » du ministre Peeters sont antisociaux, particulièrement néfastes pour les femmes et rétrogrades, écrit Peter Mertens, le président du PTB. Ils transforment encore davantage les travailleurs à temps partiel, en majorité  des femmes, en yo-yo suspendu à la ficelle des desiderata du patron. Au lieu d’absurdités comme les contrats zéro heure, nous ferions bien mieux de mettre en œuvre des choix de société orientés vers l’avenir, comme la redistribution du travail.

Le président du CD&V, Wouter Beke, a récemment déclaré que son parti était « le plus féministe » du pays. Mais, au cours de la même semaine, son collègue de parti, le ministre de l'Emploi Kris Peeters, dépose un projet de loi sur le travail à temps partiel. Un projet que Michelle Heijens, spécialiste des soins de santé et collaboratrice du service d'étude du PTB, qualifie de « très hostile aux femmes ».

La « Loi travail » proposée par le gouvernement français se heurte à une opposition inédite. Un million de signatures récoltées en moins de deux semaines, syndicats, étudiants, lycéens, citoyens, blogueurs et « youtubeurs » unis dans la protestation, et une manifestation nationale prévue pour le 9 mars. De très nombreux Français refusent ainsi une attaque sans précédent contre les droits des travailleurs.

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