PTB

Beau reportage sur le lancement du nouveau porte-parole francophone du PTB, Germain Mugemangango. L’actuel président du PTB hennuyer remplace Raoul Hedebouw dans cette fonction.

Le PTB monte en puissance ces derniers mois. Cela se traduit par des sondages très encourageants pour le PTB, mais qui le place devant de grands défis. Parmi ses défis, l’importance de diversifier ses porte-parole. Voici donc le nouveau visage francophone du PTB : Germain Mugemangango. 

D’après le sondage RTBf/La Libre de ce 24 mars, le PTB deviendrait la deuxième force politique au Sud du pays (20,5%), au coude-à-coude avec le PS (20,3%) ; il deviendrait la troisième force politique à Bruxelles ; et en Flandre, il dépasserait le seuil électoral avec 5,5 %. « Un formidable encouragement pour le travail de terrain des 10 000 membres de la gauche conséquente, mais qui nous place devant de grands défis », réagit Peter Mertens, le président du PTB.

Le PTB recherche pour mai 2017 un.e webmaster enthousiaste à l’idée de participer à un projet d’avenir. Nous voulons faire entendre la voix de la gauche conséquente et sociale dans tout débat de société important et voulons encourager encore plus de gens à y contribuer en nous rejoignant. Pour cela, nous voulons développer notre action, tant sur le terrain que sur les médias en ligne.

Depuis des mois, le député PTB Marco Van Hees participe à la commission spéciale Panama Papers. Mais, à partir du moment où la commission spéciale passait à la vitesse supérieure en se muant en commission d'enquête, les partis traditionnels voulaient l’en exclure. Heureusement, il a maintenu la pression et le PTB sera finalement bien dans la commission.

Ce mardi 14 mars 2017, la commission des Finances de la Chambre devrait voter la « proposition visant à instituer une commission d’enquête parlementaire chargée de finaliser la mission de la commission spéciale fraude fiscale internationale/Panama Papers ». Mais ce changement de statut s'accompagne d'une exclusion des partis qui ne sont pas membres d'un groupe parlementaire reconnu. Comme le PTB...

Après l’affaire Publifin en Wallonie, le Nord du pays connait lui aussi « son » « Publi-scandale », Publipart. Le scandale s’étend au Telenetgate, impliquant le président de la Chambre, Siegfried Bracke (N-VA). Un plafond maximum pour les rémunérations des politiciens et la mise sur pied d’un « service pour la transparence » pourraient endiguer la corruption et la culture de la cupidité dans la politique, explique Peter Mertens, le président du PTB. Il plaide pour la dissolution des sociétés d’investissements douteuses et propose des « entreprises citoyennes 3.0 » fonctionnant selon le modèle suédois du offentlighetsprincipen, le principe de transparence.

Publifin, Publipart, Telenetgate, Kazakhgate, Optima… Autant de dossiers dans lesquels les politiciens traditionnels confondent l’intérêt général avec leurs intérêts particuliers et ceux de leurs amis. Le PTB est déterminé à dénoncer les casseroles des profiteurs en politique, et à promouvoir une politique au service des gens.

Ces derniers mois, il est beaucoup question du financement du PTB. En particulier parce que le parti, qui est représenté au Parlement depuis juin 2014, ne reçoit pas la totalité de la dotation publique à laquelle il a droit. Le 8 février, la Commission de contrôle sur les dépenses électorales et la comptabilité des partis politiques s’est à nouveau penchée sur la dotation du PTB. Comment fonctionne le système des dotations aux partis politiques ? Pourquoi, depuis deux ans et demi, le parti ne reçoit-il pas la dotation à laquelle il a droit ? Et en quoi le PTB est-il différent des autres partis ?

Un bourgmestre wallon qui touche 960 000 euros bruts par an en cumulant sa fonction avec le poste de CEO de Nethys, une présidente de commission d’enquête parlementaire qui empoche 3 600 euros bruts par réunion… Au PTB, rien de tout ça. Depuis sa création, ses élus et responsables touchent un salaire moyen de travailleur. Pas plus, pas moins.

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