Partis

Publifin, Publipart, Telenetgate… la vague de scandales a amené le Parlement à la constitution d'un groupe de travail « renouveau politique ». On aurait pu s'attendre à des mesures radicales contre la culture de la cupidité en politique, les conflits d’intérêts, etc. Mais c’est une tout autre proposition qui est venue de Vincent Van Quickenborne (Open Vld), soutenue par la N-VA : réduire le nombre de députés de 150 à 100. Une mesure qui renforcerait les partis au pouvoir et limiterait l'accès au Parlement aux forces d'opposition nouvelles, en particulier de la gauche authentique.

« C’est l’histoire d’un élu qui entre dans un conseil d’administration… » On pourrait presque en faire une blague belge, tant la culture de la cupidité semble répandue chez nos politiciens. Retour sur un début d’année « affairé ».

Après l’affaire Publifin en Wallonie, le Nord du pays connait lui aussi « son » « Publi-scandale », Publipart. Le scandale s’étend au Telenetgate, impliquant le président de la Chambre, Siegfried Bracke (N-VA). Un plafond maximum pour les rémunérations des politiciens et la mise sur pied d’un « service pour la transparence » pourraient endiguer la corruption et la culture de la cupidité dans la politique, explique Peter Mertens, le président du PTB. Il plaide pour la dissolution des sociétés d’investissements douteuses et propose des « entreprises citoyennes 3.0 » fonctionnant selon le modèle suédois du offentlighetsprincipen, le principe de transparence.

Publifin, Publipart, Telenetgate, Kazakhgate, Optima… Autant de dossiers dans lesquels les politiciens traditionnels confondent l’intérêt général avec leurs intérêts particuliers et ceux de leurs amis. Le PTB est déterminé à dénoncer les casseroles des profiteurs en politique, et à promouvoir une politique au service des gens.

516 euros par minute. C’est le montant que touchent certains mandataires de l’intercommunale Publifin. « Inadmissible », réagit Damien Robert, du PTB, qui demande la fin des jetons de présence dans les intercommunales et l’élection directe des président(e)s d’intercommunales.

Un cordon sanitaire autour du PTB ? La proposition a été lancée il y a une semaine par les libéraux francophones. Peu après, elle a été reprise au Nord du pays par la présidente de l’Open Vld, Gwendolyn Rutten. Pour Raoul Hedebouw, les libéraux sont aux abois, embourbés dans les affaires et face à la montée du PTB comme « alternative fraîche et optimiste au libéralisme d’austérité sclérosé du MR et de l’Open Vld ».

Armand De Decker est présenté comme l’homme clé de l’affaire Chodiev en Belgique. Pourtant, un faisceau concordant d’indices démontre que le principal acteur belge du dossier serait plutôt le vice-Premier ministre Didier Reynders. Une analyse du député du PTB Marco Van Hees, qui montre combien il est important que ce dernier siège dans la Commission d'enquête sur le Kazahgate qui vient d'être créée.

Une commission d'enquête parlementaire sur le scandale fiscal des Panama Papers va être mise sur pied... sans le PTB ? Pourtant, depuis des années, le député PTB et expert fiscal Marco Van Hees dénonce toutes les stratégies d’évitement de l’impôt, le recours aux paradis fiscaux et le rôle très trouble des banques.

Ce dimanche, le président du sp.a John Crombez s’est rangé derrière un plan qui prévoit de renvoyer les réfugiés débarqués de Turquie en Grèce vers… la Turquie. Et le chef de groupe de Groen au Parlement flamand va écrire des chroniques pour le site ultranationaliste Doorbraak. Le président du PTB Peter Mertens a réagi sur Facebook.

Les preuves s’accumulent. Non seulement la ministre de la Mobilité Jacqueline Galant (MR) a fait illégalement appel à un cabinet d’avocat pour un montant de 400 000 euros, mais elle a également menti ouvertement en rejetant la faute sur son administration lorsqu’elle a été interrogée sur le sujet. 

Pages