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Pour le PTB, les scandales politiques qui secouent les trois Régions du pays nécessitent une réponse à la hauteur de la méfiance citoyenne. Mais la majorité fédérale semble noyer le poisson tout en freinant des quatre fers sur les questions centrales. Le 25 mars, Siegfried Bracke a même déclaré sur le plateau de la RTBF : « Je suis pour le conflit d’intérêt. »

Une vraie détermination est nécessaire face à la frilosité des partis traditionnels et leurs tentatives d'enfumage. Voici les mesures que propose le PTB, des mesures fortes et ciblées attaquant de front la culture de la cupidité du monde politique.

Publifin, Publipart, Telenetgate… la vague de scandales a amené le Parlement à la constitution d'un groupe de travail « renouveau politique ». On aurait pu s'attendre à des mesures radicales contre la culture de la cupidité en politique, les conflits d’intérêts, etc. Mais c’est une tout autre proposition qui est venue de Vincent Van Quickenborne (Open Vld), soutenue par la N-VA : réduire le nombre de députés de 150 à 100. Une mesure qui renforcerait les partis au pouvoir et limiterait l'accès au Parlement aux forces d'opposition nouvelles, en particulier de la gauche authentique.

« C’est l’histoire d’un élu qui entre dans un conseil d’administration… » On pourrait presque en faire une blague belge, tant la culture de la cupidité semble répandue chez nos politiciens. Retour sur un début d’année « affairé ».

Après l’affaire Publifin en Wallonie, le Nord du pays connait lui aussi « son » « Publi-scandale », Publipart. Le scandale s’étend au Telenetgate, impliquant le président de la Chambre, Siegfried Bracke (N-VA). Un plafond maximum pour les rémunérations des politiciens et la mise sur pied d’un « service pour la transparence » pourraient endiguer la corruption et la culture de la cupidité dans la politique, explique Peter Mertens, le président du PTB. Il plaide pour la dissolution des sociétés d’investissements douteuses et propose des « entreprises citoyennes 3.0 » fonctionnant selon le modèle suédois du offentlighetsprincipen, le principe de transparence.

Publifin, Publipart, Telenetgate, Kazakhgate, Optima… Autant de dossiers dans lesquels les politiciens traditionnels confondent l’intérêt général avec leurs intérêts particuliers et ceux de leurs amis. Le PTB est déterminé à dénoncer les casseroles des profiteurs en politique, et à promouvoir une politique au service des gens.

516 euros par minute. C’est le montant que touchent certains mandataires de l’intercommunale Publifin. « Inadmissible », réagit Damien Robert, du PTB, qui demande la fin des jetons de présence dans les intercommunales et l’élection directe des président(e)s d’intercommunales.

Un cordon sanitaire autour du PTB ? La proposition a été lancée il y a une semaine par les libéraux francophones. Peu après, elle a été reprise au Nord du pays par la présidente de l’Open Vld, Gwendolyn Rutten. Pour Raoul Hedebouw, les libéraux sont aux abois, embourbés dans les affaires et face à la montée du PTB comme « alternative fraîche et optimiste au libéralisme d’austérité sclérosé du MR et de l’Open Vld ».

Armand De Decker est présenté comme l’homme clé de l’affaire Chodiev en Belgique. Pourtant, un faisceau concordant d’indices démontre que le principal acteur belge du dossier serait plutôt le vice-Premier ministre Didier Reynders. Une analyse du député du PTB Marco Van Hees.

Une commission d'enquête parlementaire sur le scandale fiscal des Panama Papers va être mise sur pied... sans le PTB ? Pourtant, depuis des années, le député PTB et expert fiscal Marco Van Hees dénonce toutes les stratégies d’évitement de l’impôt, le recours aux paradis fiscaux et le rôle très trouble des banques.

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