Enseignement

Durant l’année 2016, le groupe des enseignant-e-s du PTB à Bruxelles a mené une enquête auprès de près de 200 acteurs de l’enseignement afin d’en savoir plus sur leur vécu quotidien. Taille des classes, place garantie, équité entre élèves… les problèmes évoqués ne manquent pas. Mais les solutions non plus.

Aujourd’hui, le Premier ministre Charles Michel tient son discours de rentrée gouvernementale. Un discours d’ores et déjà perturbé par une journée de réaction syndicale : des milliers de travailleurs étaient en action pour dénoncer la politique du gouvernement. Le gouvernement ne peut pas l’ignorer : ce n’est que la pointe visible d’un iceberg de mécontentement beaucoup plus profond.

Suite à la polémique autour d’une plateforme encourageant la prostitution estudiantine, Anouk Vandevoorde, responsable du Comac, le mouvement étudiant du PTB, a écrit cette carte-blanche publiée par levif.be.

Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a fait voter le mercredi 29 mars l’instauration d’un examen d’entrée dès l’année prochaine pour les études de médecine afin de limiter le nombre d’étudiants. « Instaurer un examen d’entrée est un recul inacceptable, réagit Charlie Le Paige, le président de Comac, l’organisation étudiante du PTB. Cela ne résout en rien les pénuries ou les problèmes pour les étudiants, et impose en outre un filtre social renforcé. »

Depuis janvier 2015, les Pouvoirs Organisateurs, fédérations de parents, syndicats enseignants et administration de la Communauté Française débattent en vue d’aboutir à un « Pacte pour un Enseignement d’Excellence » à l’initiative de la Ministre Milquet, remplacée entretemps par Marie-Martine Schyns (cdH également). Depuis décembre 2016, une proposition d’avis est sur la table. Différentes instances, dont les syndicats, doivent encore se prononcer. Que penser du texte soumis ?

C’est devenu un rituel : tous les trois ans, les résultats des tests PISA sont rendus publics. Et, tous les trois ans, la presse et les politiques se lamentent sur les scores pas terribles des petits francophones, alors que la presse néerlandophone se félicite des scores au Nord du pays. En oubliant souvent la leçon principale des tests : les inégalités criantes de nos systèmes éducatifs.

Le 30 août, la Haute Ecole provinciale de Liège a changé son Règlement d’ordre intérieur (ROI), interdisant dorénavant « tout couvre-chef » pour ses 9 000 étudiants. 60 filles portant le foulard sont concernées. Elles risquent de ne plus pouvoir continuer leurs études. Plusieurs organisations se sont opposées à l’interdiction. Suite à leurs arguments, la Haute Ecole a suspendu l’interdiction. Mehdi Salhi, responsable de RedFox, mouvement de jeunes du PTB et Sophie Lecron, du PTB Liège, réagissent.

C’est la rentrée des classes. Et le retour du fameux Pacte pour un Enseignement d’Excellence. Sur papier, il y a beaucoup de bonnes idées, mais il faudra plus que des bonnes intentions pour transformer notre école championne des inégalités en école de la réussite pour tous. Il faudra aussi extraire le débat des mains d’entreprises privées.

En Belgique, l’enseignement est officiellement gratuit. La réalité est bien différente. L’année scolaire d’un enfant en primaire coûte en moyenne 1225 euros à ses parents, et 1550 euros dans le secondaire. Test-Achats et la Ligue des familles ont donc lancé une pétition pour la gratuité réelle de l’enseignement. Le PTB soutient cette action.

Avec la suspension du concours en médecine par le Conseil d'Etat, on revient à la case départ et les numéros Inami des étudiants francophones en médecine en cours d'études risquent à nouveau d'être suspendus. « C'est la chronique d'un désastre annoncé », estime Charlie Le Paige, président de Comac, le mouvement étudiant du PTB.

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