Enseignement

Aux USA, les profs n'en peuvent plus, et ils le font entendre. En Oklahoma, par exemple : « Après plus de 10 ans d'économies et de négligence des autorités, nos élèves sont dans des classes surpeuplées, au mobilier insuffisant, avec de vieux livres scolaires qui tombent en morceaux, dans une école qui n'est ouverte que 4 jours par semaines, avec des enseignants qui sont obligés de vendre leur plasma sanguin, d'avoir un deuxième boulot ou de recourir aux banques alimentaires pour nourrir leur famille. »

Les assemblées étudiantes et les blocages se multiplient dans les universités en France. Les étudiants s’opposent à la mise en place de la sélection à l’entrée des universités visant à en réduire l’accès. Une lutte qui, dans le cadre du mouvement plus large pour la défense des services publics mené par les cheminots, peut faire tache d’huile.

Nos gouvernements répètent qu’il n’y a pas d’argent et que, par conséquent, nous ne pouvons rien faire d’autre que subir des économies. Nos acquis sociaux sont attaqués un par un. Aujourd’hui, c’est au tour de notre système de pension. Les enseignants sont particulièrement visés.

Les trois langues, les trois couleurs, tous les niveaux et fonctions de l’enseignement. Tous étaient présents le 14 mars au rassemblement national des syndicats de l’enseignement à Bruxelles. Pour la première fois depuis 1996, les syndicats francophones et flamands de l’enseignement ont organisé une manifestation commune. Les 500 délégués et permanents présents l'ont particulièrement apprécié.

Le personnel des universités britanniques est en lutte contre la réforme du régime de pension de l'enseignement. Le succès de la grève menée par les professeurs et la solidarité des étudiants a été tel que, le 13 mars, la maigre concession octroyée par le pouvoir employeur a été rejetée par le personnel qui a décidé de poursuivre les actions. Aux piquets de grève, cette lutte suscite aussi un large débat de société entre étudiants et profs sur le rôle de l'enseignement et sur la répartition de la richesse.

Le « Pacte pour un enseignement d’excellence » suscite beaucoup de discussions parmi les enseignants et les parents. Il prévoit notamment d’instaurer progressivement, entre 2020 et 2027, un « tronc commun pluridisciplinaire et polytechnique » de la maternelle jusqu’à la 3ème secondaire. Faut-il défendre ce Pacte ou le combattre ? Interview croisée de trois membres de la commission Enseignement du PTB.

En décembre dernier, 40 000 travailleurs, du nord comme du sud du pays, du secteur public comme du secteur privé, s'étaient mobilisés pour la défense de leur pension. Ce 1er février, ce sont les enseignants de toutes les écoles de la Fédération Wallonie-Bruxelles qui ont arrêté le travail pour dénoncer les mesures du gouvernement en matière de pensions. Ils ont mené plusieurs actions. Exemple à La Louvière qui, en cette saison des carnavals, a vu défiler un cortège de vieillards : des profs maintenus au travail jusqu'à 67 ans.

Ce mardi 7 novembre, un millier de délégués enseignants des différents syndicats se sont réunis à Liège en colloque pour rappeler la caractère toujours plus pénible de leur métier. Récit d’une journée d’action, d’information et de mobilisation syndicale contre les réformes annoncées par le ministre libéral des pensions, Daniel Bacquelaine.

Durant l’année 2016, le groupe des enseignant-e-s du PTB à Bruxelles a mené une enquête auprès de près de 200 acteurs de l’enseignement afin d’en savoir plus sur leur vécu quotidien. Taille des classes, place garantie, équité entre élèves… les problèmes évoqués ne manquent pas. Mais les solutions non plus.

Aujourd’hui, le Premier ministre Charles Michel tient son discours de rentrée gouvernementale. Un discours d’ores et déjà perturbé par une journée de réaction syndicale : des milliers de travailleurs étaient en action pour dénoncer la politique du gouvernement. Le gouvernement ne peut pas l’ignorer : ce n’est que la pointe visible d’un iceberg de mécontentement beaucoup plus profond.

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