Immigration

Riet Dhont est la responsable du groupe de travail du PTB « Amitiés sans frontières ». Depuis quatre semaines, elle se rend au Parc Maximilien, en face de l’Office des Etrangers, pour soutenir les réfugiés qui y ont trouvé un abri de fortune. Elle a vu se développer un immense élan de solidarité. Ce sont désormais des milliers de personnes qui apportent leur aide. Riet Dhont veut étendre ce mouvement à toute la Belgique.

Il y a quelques jours, une équipe de CNN a sorti une vidéo terrifiante. Des migrants étaient vendus comme esclave pour une somme allant de 300 à 500 dollars dans une ville à proximité de Tripoli, la capitale Libyenne. Les images ont choqué de nombreuses personnes qui voient réapparaître le fantôme de l’esclavage qui a si longtemps détruit les populations africaines.

Les politiques actuelles contribuent à faire des personnes sans-papiers des gens sans aucun droit dans les faits. Non seulement cela plonge des milliers de personnes, dont des enfants, dans des situations très précaires, mais, en plus, cela entretient et encourage les pratiques de ceux qui en profitent pour les exploiter, au détriment de toute la société. C’est pourquoi le PTB participera à la manifestation du 12 novembre prochain pour la régularisation des sans-papiers.

Pauvreté, flexijobs, pensions et attaques sur nos services publics tandis que des multinationales continuent de ne pas payer d’impôts et que Charles Michel & co gagnent plus de 11 000 euros par mois : le mécontentement de la population augmente et Michel le sent. Pour détourner la colère des gens, Michel couvre la politique du secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration Theo Francken qu’il qualifie même de « humaine ». Fact-check des propos de Michel à propos de la politique migratoire lors de son discours à la Chambre du 10 octobre dernier.

« Aucun Soudanais ne sera renvoyé au Soudan s'il y risque la torture ou des traitements inhumains et dégradants », affirmait ce matin le Premier ministre Charles Michel en Commission, reprenant à son compte la version défendue par le secrétaire d’État à l'Asile et à la Migration Theo Francken (N-VA). Faux, selon le Conseil du contentieux des étrangers qui contredit le Premier ministre : l'administration renvoie bel et bien des soudanais sans évaluation des risques de tortures en cas de retour.

Le vendredi 4 août, vers 7h30, les bénévoles d’Amitié Sans Frontières ont assisté à une nouvelle rafle de la police à l’encontre des migrants de la gare du Nord. Pour Loïc Fraiture, porte-parole d'Amitié Sans Frontières, le groupe d'action et de solidarité avec les réfugiés du PTB, les pouvoirs publics doivent « prendre leur responsabilité pour appliquer des solutions à la fois légales, humanitaires et structurelles. »

« “Est-ce que mes enfants seront belges ?” Je ne me suis jamais posé la question, tant la réponse me paraissait évidente... avant de découvrir la proposition de la N-VA qui veut leur faire passer un examen de citoyenneté à 18 ans », s’indigne Maxime, dont l’épouse est indienne. Qu’est-ce qui se cache derrière le projet de la N-VA ?

« Je ne me suis jamais posé la question, tant la réponse me paraissait évidente... avant de découvrir la proposition de loi déposée par Sarah Smeyers, députée N-VA », témoigne Maxime Liradelfo, conseiller communal PTB de Herstal.

Lorsqu’une personne est exposée à des risques de torture ou à des traitements inhumains, un État doit-il lui octroyer un visa humanitaire ou peut-il la laisser souffrir ? La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), sous pression de la Commission et des États-membres de l’UE, s’est déclarée incompétente en la matière. La question reste donc ouverte.

La N-VA a pas mal de casseroles qui s’accumulent, ces derniers temps. Le parti nationaliste ne diffère pas des autres partis traditionnels. Au lieu de s’occuper des vrais problèmes des citoyens, le parti de droite tente d’orienter les tirs sur tout autre chose que sa propre incompétence, sur Unia, le Centre interfédéral pour l’égalité des chances, par exemple.

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