Immigration

Riet Dhont est la responsable du groupe de travail du PTB « Amitiés sans frontières ». Depuis quatre semaines, elle se rend au Parc Maximilien, en face de l’Office des Etrangers, pour soutenir les réfugiés qui y ont trouvé un abri de fortune. Elle a vu se développer un immense élan de solidarité. Ce sont désormais des milliers de personnes qui apportent leur aide. Riet Dhont veut étendre ce mouvement à toute la Belgique.

« “Est-ce que mes enfants seront belges ?” Je ne me suis jamais posé la question, tant la réponse me paraissait évidente... avant de découvrir la proposition de la N-VA qui veut leur faire passer un examen de citoyenneté à 18 ans », s’indigne Maxime, dont l’épouse est indienne. Qu’est-ce qui se cache derrière le projet de la N-VA ?

« Je ne me suis jamais posé la question, tant la réponse me paraissait évidente... avant de découvrir la proposition de loi déposée par Sarah Smeyers, députée N-VA », témoigne Maxime Liradelfo, conseiller communal PTB de Herstal.

Lorsqu’une personne est exposée à des risques de torture ou à des traitements inhumains, un État doit-il lui octroyer un visa humanitaire ou peut-il la laisser souffrir ? La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), sous pression de la Commission et des États-membres de l’UE, s’est déclarée incompétente en la matière. La question reste donc ouverte.

La N-VA a pas mal de casseroles qui s’accumulent, ces derniers temps. Le parti nationaliste ne diffère pas des autres partis traditionnels. Au lieu de s’occuper des vrais problèmes des citoyens, le parti de droite tente d’orienter les tirs sur tout autre chose que sa propre incompétence, sur Unia, le Centre interfédéral pour l’égalité des chances, par exemple.

Gwendolyn Rutten a un problème. La présidente de l’Open Vld a découvert que la résistance à la politique socioéconomique dont son parti est coresponsable ne cesse de croître. Elle veut donc axer davantage le débat sur les réfugiés.

A l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés de ce 20 juin, le réseau Amitié sans frontières appelle le gouvernement belge à changer de politique : « Au lieu de tout faire pour “décourager” les réfugiés de venir chercher l’asile ici, la Belgique devrait prendre sa part. »

Le secrétaire d’Etat à l’asile et la migration, Théo Francken, a envoyé cette semaine une lettre aux candidats réfugiés afghans. Cette lettre a pour objet de les dissuader de poursuivre leur demande d’asile en Belgique. Cette année, M. Francken avait déjà fait bondir les associations de défense des droits de l’homme et des réfugiés à deux reprises, après avoir envoyé une lettre similaire aux candidats irakiens.

Désormais, les nouveaux arrivants dans notre pays devront déclarer qu'ils respecteront les lois, normes et valeurs nationales, comme, entre autres, l'égalité entre homme et femme. Intégrer ces nouveaux venus à notre société est évidemment très important. Mais cette déclaration y contribuera-t-elle ? Ivo Flachet, avocat au PTB, réagit.

Les dirigeants européens ont trouvé un accord avec la Turquie afin de renvoyer chez elle tous les réfugiés arrivant de Grèce. Un accord inhumain, illégal et qui va surtout profiter aux passeurs contrairement à ce qu’affirme la chancelière allemande Angela Merkel.

Pages