Santé

Le 17 octobre est la Journée internationale de lutte contre la pauvreté. L’occasion de rappeler qu’une personne sur huit reporte des soins de santé par manque de moyens. Cela n’empêche pas la ministre de la Santé Maggie De Block de vouloir couper dans les budgets des maisons médicales. Le PTB et Médecine pour le Peuple s’y opposent farouchement et défendent les nécessaires maisons médicales.

Aujourd’hui, le Premier ministre Charles Michel tient son discours de rentrée gouvernementale. Un discours d’ores et déjà perturbé par une journée de réaction syndicale : des milliers de travailleurs étaient en action pour dénoncer la politique du gouvernement. Le gouvernement ne peut pas l’ignorer : ce n’est que la pointe visible d’un iceberg de mécontentement beaucoup plus profond.

Peu de pays reconnaissent le droit à l’avortement comme un droit humain fondamental. Partout dans le monde, le libre choix des femmes à devenir mère ou pas est de plus en plus mis sous pression. Le PTB, son mouvement des femmes Marianne et son mouvement étudiant Comac participeront à la manifestation européenne pour le droit de chaque femme à disposer de son corps.

Les 11 maisons médicales de Médecine pour le Peuple (MPLP) refusent de collaborer à l’audit commandé par la ministre Maggie De Block sur les maisons médicales. « Nous ne collaborons pas à ce qui se résume à un exercice d’austérité arbitraire », s’indigne Sofie Merckx, porte-parole de Médecine pour le Peuple.

La Ministre de la Santé Maggie De Block n’aime pas les maisons médicales. Elle n’en veut pas de nouvelles, et veut couper les ailes aux maisons médicales existantes. Médecine pour le Peuple (MPLP) contre-attaque avec sa nouvelle campagne.

Trois femmes reprennent le flambeau à Médecine pour le Peuple, le réseau de maisons médicales du PTB. Janneke Ronse, la toute nouvelle présidente et les porte-parole Anne Delespaul et Sofie Merckx passent en même temps à la vitesse supérieure.

« Le profit et la santé ne font pas bon ménage », réagit Sofie Merckx, spécialiste santé du PTB.

Une étude allemande relevée le 8 août par le PTB montre comment le gouvernement et l’Afsca ont tenté de minimiser l’importance du scandale du Fipronil. Une affaire qui révèle à la fois le cynisme d’un gouvernement qui fait passer le dogme néolibéral avant la santé publique et les dérives d’une agro-industrie qui cherche le profit maximum en se moquant des règles sanitaires.

Le taux limite pour une intoxication au Fipronil mentionné par l’AFSCA est 140 fois plus élevé que le taux limite fixé par l’Europe. Par ailleurs, suite à des analyses d’œufs et de viande de poulets belges, une étude allemande fait état de la présence de taux plus élevés de Fipronil que ceux signalés par l’AFSCA.

Pour le Dr Sofie Merckx (PTB), la santé publique doit primer sur tous les intérêts économiques. « S’il s’avère que les œufs contiennent une substance toxique, la population doit en être immédiatement informée. Les entreprises impliquées doivent être bloquées et tous les œufs suspects doivent être retirés des rayons des magasins. Le gouvernement doit aussi prendre des mesures pour empêcher que cela puisse se reproduire. »

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