Union européenne

Le PTB se définit-il comme populiste ? Comment analyser le déclin de la social-démocratie européenne ? Quel bilan de Syriza peut-on faire ? Comment contrer l'influence politico-médiatique de l'establishment ? Dans ce long entretien, David Pestieau, le vice-président du PTB, revient sur quelques questions clés pour tous ceux qui veulent sortir du cadre. 

Raoul Hedebouw, député fédéral et porte-parole national du PTB, était l'invité de Matin 1ère le 21 décembre 2017. L'occasion de parler de la participation au pouvoir et des conditions que le PTB mettait à celle-ci.

Depuis le 18 décembre dernier, l’Autriche a officiellement un nouveau gouvernement. 17 ans après la première coalition « noire-bleue », l’extrême droite y est de nouveau au pouvoir. Mais il n’y a pas eu de vague de protestations comme en 2000, contre le gouvernement avec Haider. Pourquoi ?

Le 13 décembre, la coalition « Justice migratoire », qui regroupe associations citoyennes, syndicats, ONG, appelle à une grande manifestation à Bruxelles. « L’objectif est de rassembler plusieurs milliers de personnes, afin que l’Europe change de cap », selon David Mendez, l’un des organisateurs.

Le président du groupe du Parlement européen, l’Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (ALDE), Guy Verhofstadt, était administrateur d’un groupe qui se retrouve impliqué dans les Paradise Papers. L’affaire est rendue publique aujourd’hui par le PTB. « Au Parlement européen, Guy Verhofstadt fait la leçon à tout le monde. Mais en tant qu'administrateur du holding Exmar, il a perçu 60 000 euros par an. Pourquoi n’a-t-il jamais protesté contre les obscures constructions offshores de la filiale Exmar Offshore Ltd. dans les Bermudes ? Nous demandons que le Parlement européen ouvre une enquête sur l’implication des politiciens dans les Paradise Papers », a déclaré Peter Mertens, président du PTB.

Il y a quelques jours, une équipe de CNN a sorti une vidéo terrifiante. Des migrants étaient vendus comme esclave pour une somme allant de 300 à 500 dollars dans une ville à proximité de Tripoli, la capitale Libyenne. Les images ont choqué de nombreuses personnes qui voient réapparaître le fantôme de l’esclavage qui a si longtemps détruit les populations africaines.

Suite à une question parlementaire du PTB, nous avons appris que l’Europe souhaite permettre aux États de faire des investissements militaires sans que ceux-ci soient soumis au Pacte budgétaire. « S'il faut mettre des investissements en dehors du Pacte, commençons par les investissements sociaux et écologiques. Voilà qui serait enfin offrir une perspective à notre jeunesse », réagit Raoul Hedebouw.

L’Assemblée générale des Nations Unies a voté la levée du blocus des États-Unis contre Cuba. Selon plusieurs organisations, réunies dans la Coordination pour la levée du blocus contre Cuba, « le seul pays qui se retrouve isolé sont les États-Unis eux-mêmes, et non Cuba ».

Les ministres européens des Affaires sociales sont arrivés à un accord concernant un nouveau statut des travailleurs détachés. La Commissaire européenne pour l'Emploi et les Affaires sociales, Marianne Thyssen (CD&V) se félicite : ce futur accord est la preuve que les décideurs européens se préoccupent des travailleurs et que l'Europe sociale est en marche. Vraiment ?

La crise entre les dirigeants espagnols et catalans ne s’apaise pas. Le Premier ministre espagnol, Mariano Rajoy, refuse tout dialogue et menace de prendre le contrôle direct sur la région. Les dirigeants européens soutiennent tacitement la répression. Le dirigeant catalan Puigdemont, de son côté, a organisé un référendum très discutable. Dans un jeu tactique, il a fait une déclaration d’indépendance, qu’il a de suite suspendue. Faut-il choisir entre l’autoritarisme de l’État espagnol et de l’Europe et l’indépendantisme ?

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