Chemins de fer

Le service étude du Parti du Travail de Belgique (PTB) a analysé l’avant-projet de loi visant à garantir la continuité du service de transport ferroviaire de personnes en cas de grève. Une lecture attentive de ce texte de loi démontre la dangerosité du projet du gouvernement.

Le 19 mai, le gouvernement a approuvé un projet de loi visant à instaurer un « service minimum » dans le rail. Si cette loi est officiellement motivée par de beaux principes (droit à la mobilité et liberté de circulation), elle cache un retour au 19e siècle au niveau des acquis sociaux. Car c’est l’ensemble des libertés syndicales de tous les travailleurs qui est remis en cause. Explications de l’avocat spécialiste du droit social Jan Buelens.

Le député fédéral PTB Marco Van Hees dénonce le projet de service minimum du ministre fédéral de la Mobilité François Bellot (MR) : « Le service minimum pour les usagers, c’est déjà 365 jours par an. En quoi ce projet va-t-il améliorer le quotidien des usagers, qui est la priorité ? Avec son projet, le gouvernement veut casser la force du collectif et pousser à une opposition individuelle entre le travailleur et l’employeur. Le service minimum, même "light", que le ministre Bellot veut imposer à la SNCB est un précédent dangereux pour le droit de grève des cheminots, mais aussi pour l’ensemble des travailleurs. »

Face à la résistance des travailleurs et des syndicats, la direction du constructeur de trains Bombardier a dû repousser de deux mois son plan de restructuration de son usine de Bruges. Un acquis positif, qui donne du temps pour faire pression sur le gouvernement et la direction. 

Manque de moyens, mauvaise gestion, mauvais choix politiques, pertes de temps inutiles, aucune analyse sérieuse sur les besoins en mobilité, estimations irréalistes, etc.

On connaissait les coupes dans le budget de la SNCB et leurs conséquences négatives sur le service et les conditions de travail. Mais, aujourd’hui, la direction a trouvé mieux : investir 40 millions d’euros dans… la détérioration du service et de la sécurité. Bienvenue dans le monde du « one man car », ou la déshumanisation du rail.

Après 48 heures de grève début janvier, la direction avait accepté de discuter des points qui fâchent les cheminots et qui menacent l'offre de service, sa qualité ainsi que sur la sécurité du rail. Après deux mois de négociations, un nouveau protocole d'accord social est proposé. Pas de quoi rassurer les cheminots, et encore moins les navetteurs.

Le PTB ne peut accepter le projet de contrat de gestion de la ministre Jacqueline Galant (MR). Plutôt qu’une hausse des tarifs, le parti de gauche demande l’instauration de tarifs « COP21 » plus bas, et attractifs.

Le droit de grève n’a jamais autant été menacé. Les partis du gouvernement et le patronat veulent forcer les syndicats à accepter de fortes limitations à la liberté d’action des travailleurs. À défaut, ils menacent de passer en force au Parlement.

Après 48 heures de grève début janvier, la direction avait accepté de discuter des points qui fâchent les cheminots et qui menacent l'offre de service, sa qualité ainsi que sur la sécurité du rail. Après un mois de négociations, un nouveau protocole d'accord social est proposé. Pas de quoi rassurer les cheminots, et encore moins les navetteurs.

Pages