Services Publics

De la fin mars à la première quinzaine d’avril, 220 000 travailleurs de la fonction publique ont participé à des actions de grève dans toute l’Allemagne. Après les grèves des métallos au début de l’année, les salariés des services publics locaux et régionaux se sont mobilisés pour aboutir à une augmentation de 7,5%, étalée sur 30 mois. Retour sur ce nouvel épisode de la bataille allemande pour les salaires.

La grève des fonctionnaires a été bien suivie ce 30 avril. Une première action d’avertissement de la fonction publique fédérale à l’égard de Steven « F35 » Vandeput (N-VA). Outre l’introduction de l’intérim et des attaques sur les congés et les maladies, le ministre de la Défense et de la Fonction publique veut bombarder le statut même des fonctionnaires.

Nouvelle journée d’action contre les plans du président Emmanuel Macron et de l’Union européenne. Cheminots, fonctionnaires, étudiants, infirmières et bien d’autres ont repris la rue. Parfois accompagnés de travailleurs et étudiants belges… Reportage à Lille et Paris.

« Nous voulons 6 % d’augmentation de salaire, avec au moins 200 euros par mois pour les bas salaires. » Depuis le lundi 19 mars, il y a eu chaque jour jusqu’à 35 000 travailleurs de la fonction publique en grève en Allemagne. Puisque les métallos viennent d’obtenir 4,3% d’augmentation (parmi d’autres acquis), pourquoi pas les 3 millions de travailleurs du service public ?

Les scandales qui se produisent à Bruxelles dans de nombreuses asbl de la Ville et structures autonomes ne sont pas une coïncidence. Dans certains cas, elles sont gérées comme des sociétés privées, avec des honoraires de consultance ou des jetons de présence « conformes à ce qui se fait dans le privé ». De cette façon, le secteur privé détient les clés de la ville. Il est temps de reprendre ces clés.

Avec l’asbl GIAL, créée par la Ville de Bruxelles, c’est une nouvelle histoire de corruption qui éclate. À l’instar de Publifin, à Liège, les scandales dans la capitale montrent bien à quel point les intérêts publics sont compromis quand ils sont gérés par une entreprise privée. Le PTB exige que GIAL redevienne un service public moderne, un service communal 2.0.

De Liège à Bruges, en passant par Bruxelles, des milliers de travailleurs des services publics sont en action aujourd’hui. Après avoir repoussé la pension à 67 ans, le gouvernement continue de vouloir casser nos pensions. Mais ces réformes ne passent pas auprès de la population. La preuve encore aujourd’hui avec cette journée d’actions.

Pour beaucoup de travailleurs du public, le projet de loi sur les métiers pénibles est un coup de canif dans leur droit à la pension. C’est pourquoi la CGSP entre en action le 27 février prochain. D'autres secteurs pourraient suivre. Mais qu'est-ce qui fâche autant ces travailleurs ?

Que va-t-il advenir de Publifin et de toutes ses filiales ? C’est une question encore peu débattue publiquement. Mais en coulisses, les discussions s’approfondissent et les décisions se prennent. Parfois même, elles sont déjà prises. Comment faire pour orienter le débat à gauche ?

Vous connaissez probablement les conseillers emploi du Forem. Vous connaissez moins les éclusiers, gardes forestiers, responsables des pistes des aéroports, ou le personnel d’entretien des routes, mais ils sont là pour vous. Mais le gouvernement wallon, lui, n’est pas là pour eux. Ce jeudi 30 novembre, les services publics de Wallonie seront en grève pour demander le respect de ses engagements.

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