Services Publics

Quelque temps après l'affaire Publifin, de nouvelles révélations secouent le Pays de Charleroi avec des soupçons de corruption et de détournement d’argent public dans un hôpital public de la région. « Un service public tel qu’un hôpital public doit être dirigé par des gens qui servent réellement l’intérêt public plutôt qu’eux-mêmes », explique Sofie Merckx, conseillère communale PTB à Charleroi. 

Le député fédéral PTB Marco Van Hees dénonce le projet de service minimum du ministre fédéral de la Mobilité François Bellot (MR) : « Le service minimum pour les usagers, c’est déjà 365 jours par an. En quoi ce projet va-t-il améliorer le quotidien des usagers, qui est la priorité ? Avec son projet, le gouvernement veut casser la force du collectif et pousser à une opposition individuelle entre le travailleur et l’employeur. Le service minimum, même "light", que le ministre Bellot veut imposer à la SNCB est un précédent dangereux pour le droit de grève des cheminots, mais aussi pour l’ensemble des travailleurs. »

Ce jeudi, l’Assemblée générale (AG) de Publifin est convoquée au siège de l’intercommunale. Pour le PTB, c’est l’occasion d’un retour à une intercommunale 100 % publique et la fin des rémunérations dans Nethys et ses filiales. L’ordre du jour de cette AG ne va pas dans ce sens…

Gwendolyn Rutten (Open Vld) et Jean-Claude Marcourt (PS) se sont récemment prononcés pour une privatisation des intercommunales. Pour le PTB, « la privatisation ne va pas pousser les intercommunales à être gérées de façon plus démocratique, éthique, au service des citoyens et des communes mais va simplement permettre la privatisation de la corruption ».

Suite au scandale Publifin, une note a été discutée au bureau du PS sur la gouvernance et l’éthique. Avec ces règles, rien ne changera pour Stéphane Moreau et ses rentrées de 960 000 euros par an. Tout juste devra-t-il arrêter d’exercer sa fonction de bourgmestre.

On connaissait les coupes dans le budget de la SNCB et leurs conséquences négatives sur le service et les conditions de travail. Mais, aujourd’hui, la direction a trouvé mieux : investir 40 millions d’euros dans… la détérioration du service et de la sécurité. Bienvenue dans le monde du « one man car », ou la déshumanisation du rail.

Face à la contestation croissante contre le TTIP, le traité de libre-échange entre l'Union européenne et les États-Unis, plusieurs dirigeants européens parlent de postposer les négociations. Mais il ne faudrait pas que cela serve un autre agenda : faire adopter rapidement le CETA, négocié entre l'UE et le Canada, qui banaliserait le bœuf aux hormones.

Il y a quelques semaines, 70 % des Serésiens qui recevaient leur facture pour les poubelles apprenaient qu’ils devaient payer plus que la taxe de base. Les protestations ont commencé à fuser et les citoyens ont commencé à s’organiser. Avec des premiers résultats.

Le député wallon du PTB Frédéric Gillot était l’invité de BelRTL ce matin sur les grèves à la SNCB, attaques du gouvernement contre les services publics, etc. « Les travailleurs ne font jamais grève de gaieté de coeur.

Journée d’actions dans les services publics ce mardi 31 mai. Enseignants, pompiers, chauffeurs de bus, puéricultrices, personnel des CPAS, infirmières, policiers, membres de l’administration, accompagnateurs de train,… ont manifesté à Bruxelles, à Gand et dans plusieurs autres villes.

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