Services Publics

Vous connaissez probablement les conseillers emploi du Forem. Vous connaissez moins les éclusiers, gardes forestiers, responsables des pistes des aéroports, ou le personnel d’entretien des routes, mais ils sont là pour vous. Mais le gouvernement wallon, lui, n’est pas là pour eux. Ce jeudi 30 novembre, les services publics de Wallonie seront en grève pour demander le respect de ses engagements.

Aujourd’hui, le Premier ministre Charles Michel tient son discours de rentrée gouvernementale. Un discours d’ores et déjà perturbé par une journée de réaction syndicale : des milliers de travailleurs étaient en action pour dénoncer la politique du gouvernement. Le gouvernement ne peut pas l’ignorer : ce n’est que la pointe visible d’un iceberg de mécontentement beaucoup plus profond.

Depuis plusieurs années, les directions de la SNCB et d’Infrabel tentent de mettre des bâtons dans les roues des cheminots lorsqu’ils veulent mener des actions : recours à des juges, envois d’huissiers, de policiers sur les piquets, etc. A l’approche de la grève de tous les services publics du 10 octobre, Infrabel refuse la concertation et continue ses menaces malgré des récentes décisions de justice en sa défaveur. Le PTB dénonce ce recours croissant à la justice pour résoudre des conflits sociaux.

Nous les utilisons tous les jours : quand nous conduisons nos enfants à l’école, pour envoyer un courrier, quand on est malade… Ce sont les services publics, nos services publics.

« Le moment décisif dans la modernisation des entreprises comme bpost [...] s’est produit quand elles ont eu la possibilité de pouvoir recruter des contractuels et pas nécessairement des statutaires », a expliqué Marc Descheemaeker, ex-CEO de la SNCB et membre de la N-VA. Par « modernisation », entendez privatisation…

Le président de la N-VA, Bart De Wever, tire à boulets rouges sur les nombreux syndicalistes qui veulent passer à l’action contre la énième vague d’austérité. Pourquoi tant de haine ?

Quelque temps après l'affaire Publifin, de nouvelles révélations secouent le Pays de Charleroi avec des soupçons de corruption et de détournement d’argent public dans un hôpital public de la région. « Un service public tel qu’un hôpital public doit être dirigé par des gens qui servent réellement l’intérêt public plutôt qu’eux-mêmes », explique Sofie Merckx, conseillère communale PTB à Charleroi. 

Le député fédéral PTB Marco Van Hees dénonce le projet de service minimum du ministre fédéral de la Mobilité François Bellot (MR) : « Le service minimum pour les usagers, c’est déjà 365 jours par an. En quoi ce projet va-t-il améliorer le quotidien des usagers, qui est la priorité ? Avec son projet, le gouvernement veut casser la force du collectif et pousser à une opposition individuelle entre le travailleur et l’employeur. Le service minimum, même "light", que le ministre Bellot veut imposer à la SNCB est un précédent dangereux pour le droit de grève des cheminots, mais aussi pour l’ensemble des travailleurs. »

Ce jeudi, l’Assemblée générale (AG) de Publifin est convoquée au siège de l’intercommunale. Pour le PTB, c’est l’occasion d’un retour à une intercommunale 100 % publique et la fin des rémunérations dans Nethys et ses filiales. L’ordre du jour de cette AG ne va pas dans ce sens…

Gwendolyn Rutten (Open Vld) et Jean-Claude Marcourt (PS) se sont récemment prononcés pour une privatisation des intercommunales. Pour le PTB, « la privatisation ne va pas pousser les intercommunales à être gérées de façon plus démocratique, éthique, au service des citoyens et des communes mais va simplement permettre la privatisation de la corruption ».

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