Non-marchand

Après des mois d’actions et manifestations les gouvernements (fédéral et régionaux) ont compris qu’ils devaient mettre quelque chose sur la table pour répondre aux revendications des travailleurs du secteur non marchand. Est-ce le premier pas vers un vrai mieux ou bien faudra-t-il redescendre dans la rue ?

Les négociations en vue d’un nouvel accord social dans les secteurs de la santé, du bien-être et de la culture sont dans une phase décisive. La question est de savoir si, avec ses propositions, le gouvernement flamand répondra ou pas aux besoins du personnel et de la population.

« La N-VA veut moins de congés pour les 45 ans et plus dans les soins », titrait le 23 novembre le journal De Tijd. La N-VA se base pour cela sur l’avis éclairé de ses amis les patrons. Quant à l’avis de ceux qui doivent assumer le travail sur le terrain, ils peuvent se le garder.

Ils étaient plus de 20 000, aujourd'hui, à Bruxelles, à s’époumoner pour demander plus d'investissements dans les soins, le bien-être et la culture. Tous dénonçaient les politiciens du MR, de la NV-A, du CD&V, de l'Open VLD qui coupent dans ces budgets pourtant nécessaires. Avec, comme figure de proue, Maggie De Block, son austérité et sa chasse aux malades.

Le gouvernement veut que les femmes qui viennent d’accoucher ne restent pas plus de quatre jours à l’hôpital. Si cette durée était dépassée, le coût supplémentaire serait à charge de l’hôpital. Pour Tim Joye, de Médecine pour le Peuple, il s’agit de l'austérité sur le dos des mamans et des bébés.

5 000 : c’est le nombre d’emplois qui sont menacés en Wallonie par les mesures de « rigueur » du gouvernement PS-cdH. Alors que la majorité wallonne refuse depuis des semaines de préciser ses mesures, les informations du terrain apparaissent. Une chose est sûre : la facture va faire mal.