Démocratie

C’était une réussite. Samedi 18 mars dernier, pas moins de 130 000 personnes avaient répondu à l’appel de la gauche française à prendre part à la Marche pour la 6e République et la justice sociale. Des membres du PTB et de son mouvement d’étudiants, Comac, y étaient. Voici quelques photos.

Publifin, Publipart, Telenetgate… la vague de scandales a amené le Parlement à la constitution d'un groupe de travail « renouveau politique ». On aurait pu s'attendre à des mesures radicales contre la culture de la cupidité en politique, les conflits d’intérêts, etc. Mais c’est une tout autre proposition qui est venue de Vincent Van Quickenborne (Open Vld), soutenue par la N-VA : réduire le nombre de députés de 150 à 100. Une mesure qui renforcerait les partis au pouvoir et limiterait l'accès au Parlement aux forces d'opposition nouvelles, en particulier de la gauche authentique.

« C’est l’histoire d’un élu qui entre dans un conseil d’administration… » On pourrait presque en faire une blague belge, tant la culture de la cupidité semble répandue chez nos politiciens. Retour sur un début d’année « affairé ».

Le ministère de l’Intérieur l'a annoncé le 21 février : dix zones de police, dont celle de Bruxelles-Midi, et de Bruxelles-Ouest participeront bientôt à un projet-pilote d’utilisation du taser. Le syndicat des policiers a déposé un préavis de grève, dénonçant le manque de cadré légal. De son côté, le PTB Bruxelles s’est inquiété de l'apparition de ces armes à 50 000 volts dans nos rues.

Après l’affaire Publifin en Wallonie, le Nord du pays connait lui aussi « son » « Publi-scandale », Publipart. Le scandale s’étend au Telenetgate, impliquant le président de la Chambre, Siegfried Bracke (N-VA). Un plafond maximum pour les rémunérations des politiciens et la mise sur pied d’un « service pour la transparence » pourraient endiguer la corruption et la culture de la cupidité dans la politique, explique Peter Mertens, le président du PTB. Il plaide pour la dissolution des sociétés d’investissements douteuses et propose des « entreprises citoyennes 3.0 » fonctionnant selon le modèle suédois du offentlighetsprincipen, le principe de transparence.

Publifin, Publipart, Telenetgate, Kazakhgate, Optima… Autant de dossiers dans lesquels les politiciens traditionnels confondent l’intérêt général avec leurs intérêts particuliers et ceux de leurs amis. Le PTB est déterminé à dénoncer les casseroles des profiteurs en politique, et à promouvoir une politique au service des gens.

Ces derniers mois, il est beaucoup question du financement du PTB. En particulier parce que le parti, qui est représenté au Parlement depuis juin 2014, ne reçoit pas la totalité de la dotation publique à laquelle il a droit. Le 8 février, la Commission de contrôle sur les dépenses électorales et la comptabilité des partis politiques s’est à nouveau penchée sur la dotation du PTB. Comment fonctionne le système des dotations aux partis politiques ? Pourquoi, depuis deux ans et demi, le parti ne reçoit-il pas la dotation à laquelle il a droit ? Et en quoi le PTB est-il différent des autres partis ?

Lors du dernier conseil communal de Seraing, le bourgmestre Alain Mathot (PS) a annoncé sa démission de ses différents mandats dans Publipart et d’autres entités. Mandats qui lui permettaient de toucher… 265 000 euros bruts par an. Il faut dire que le PTB local n’a rien lâché. Retour sur un conseil animé.

Un bourgmestre wallon qui touche 960 000 euros bruts par an en cumulant sa fonction avec le poste de CEO de Nethys, une présidente de commission d’enquête parlementaire qui empoche 3 600 euros bruts par réunion… Au PTB, rien de tout ça. Depuis sa création, ses élus et responsables touchent un salaire moyen de travailleur. Pas plus, pas moins.

« Nos règles sont celles de travailler avec un salaire moyen de travailleur. » C’est ce qu’a déclaré Frédéric Gillot, député wallon du PTB, lors d’un débat sur RTL ce dimanche 12 février. Envie de rejoindre le parti de l’éthique politique, de ceux qui s’engagent pour servir et pas se servir ? www.ptb.be/devenir-membre.

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