Pauvreté/Riches

Après l’affaire Publifin en Wallonie, le Nord du pays connait lui aussi « son » « Publi-scandale », Publipart. Le scandale s’étend au Telenetgate, impliquant le président de la Chambre, Siegfried Bracke (N-VA). Un plafond maximum pour les rémunérations des politiciens et la mise sur pied d’un « service pour la transparence » pourraient endiguer la corruption et la culture de la cupidité dans la politique, explique Peter Mertens, le président du PTB. Il plaide pour la dissolution des sociétés d’investissements douteuses et propose des « entreprises citoyennes 3.0 » fonctionnant selon le modèle suédois du offentlighetsprincipen, le principe de transparence.

Publifin, Publipart, Telenetgate, Kazakhgate, Optima… Autant de dossiers dans lesquels les politiciens traditionnels confondent l’intérêt général avec leurs intérêts particuliers et ceux de leurs amis. Le PTB est déterminé à dénoncer les casseroles des profiteurs en politique, et à promouvoir une politique au service des gens.

Lors du dernier conseil communal de Seraing, le bourgmestre Alain Mathot (PS) a annoncé sa démission de ses différents mandats dans Publipart et d’autres entités. Mandats qui lui permettaient de toucher… 265 000 euros bruts par an. Il faut dire que le PTB local n’a rien lâché. Retour sur un conseil animé.

Ce vendredi 20 janvier, Peter Mertens, président du PTB, a prononcé un discours de Nouvel An devant un public enthousiaste lors des vœux du parti de gauche à Anvers. Le voici.

Ce 9 janvier, aux environs de la pause de midi, après à peine plus de cinq jours de travail, les CEO des grandes entreprises belges cotées en bourse auront gagné plus qu'un travailleur moyen en toute une année.

« Il faut dénoncer de manière implacable la cupidité et l’avidité de la caste politique en Europe. Je ne vois pas pourquoi nous devrions laisser cette critique à l’extrême droite. Et je suis convaincu que si l’on veut faire barrage aux Marine Le Pen, Filip De Winter et consorts, il faut un "parler vrai" de gauche, un langage de gauche très fort. » C'est ce que dit Peter Mertens, président du PTB, dans cet entretien, dans lequel il assène en effet à l'establishment quelques crochets… du gauche.

«  L'Europe sera démocratique, durable et sociale, ou ne sera pas », Peter Mertens, le président du PTB. Il s’apprête à sortir un nouveau livre, Graailand (qu’on pourrait traduire par « Le pays des grappilleurs »), à paraître en néerlandais en décembre. Dedans, il s’en prend à l’élite qui « grappille, gratte et s’engraisse comme jamais auparavant », tout en gelant les salaires des travailleurs et en imposant l’austérité. En voici un avant-goût, où il est aussi question d’une alternative positive pour l’Europe.

C’est à ceux qui ont peu que l’on prend beaucoup. Et à ceux qui ont beaucoup que l’on prend le moins... C’est « l’effet saint Marc » du budget. Il est incompréhensible que le CD&V ait cédé sur la fiscalité équitable et qu’il passe la facture aux jeunes, aux travailleurs, aux malades de longue durée et aux pensionnés. Ce ne sont pourtant pas les alternatives qui manquent, estime Peter Mertens, le président du PTB.

Taxer les plus riches pour que, pour une fois, ils contribuent à l’effort, c’est une des mesures phare du PTB. Et, parce que chaque jour nous apporte une preuve de sa nécessité (trou dans le budget, services de soins sous-financés, licenciements…), le parti de gauche a décidé de donner un coup de frais à sa campagne, avec des nouveaux goodies et un volet digital renforcé.

Il y a quelques semaines, 70 % des Serésiens qui recevaient leur facture pour les poubelles apprenaient qu’ils devaient payer plus que la taxe de base. Les protestations ont commencé à fuser et les citoyens ont commencé à s’organiser. Avec des premiers résultats.

Pages