Espagne

La crise entre les dirigeants espagnols et catalans ne s’apaise pas. Le Premier ministre espagnol, Mariano Rajoy, refuse tout dialogue et menace de prendre le contrôle direct sur la région. Les dirigeants européens soutiennent tacitement la répression. Le dirigeant catalan Puigdemont, de son côté, a organisé un référendum très discutable. Dans un jeu tactique, il a fait une déclaration d’indépendance, qu’il a de suite suspendue. Faut-il choisir entre l’autoritarisme de l’État espagnol et de l’Europe et l’indépendantisme ?

El Partido del Trabajo de Bélgica (PTB-PVdA) condena la violencia brutal de la policía española en Cataluña y llama al diálogo.

The Workers' Party of Belgium (PTB-PVDA) condemns the brutal violence of the Spanish police in Catalonia and calls for dialogue. “We condemn the brutal violence by the Spanish State and plead for a negotiated solution”, says PTB-PVDA chairman Peter Mertens.

Le PTB condamne la violence brutale de la police espagnole en Catalogne et lance un appel au dialogue.

Les images sont fortes. Au matin du 20 septembre, 14 hauts fonctionnaires de l'administration catalane ont été arrêtés par la Garde civile espagnole. L'objectif du gouvernement espagnol est d'éviter l'organisation d'un référendum sur l'indépendance de la Catalogne, programmé pour le 1 octobre.

« "Lorsqu’elle a été élue bourgmestre de Barcelone, Ada Colau a immédiatement diminué son salaire de manière drastique", ai-je expliqué lors d’une interview ce dimanche à la radio. Siegfried Bracke en a avalé son café de travers et tweeté son mécontentement. Alors que des villes comme Anvers et Bruxelles ont beaucoup à apprendre de comment Barcelone révolutionne la ville », écrit Peter Mertens, le président du PTB, dans une opinion parue sur LeVif.be.

Alors que la question des rémunérations des mandataires politiques et de l'éthique politique est d'une actualité brûlante avec le scandale du Samusocial, le PTB participera ce week-end à une conférence organisée organisée par la Ville de Barcelone et Barcelona en Comú, l’organisation d’Ada Colau, la bourgmestre de Barcelone. Celle-ci, qui s'est fait connaître comme activiste avant d'être élue en 2015, a démarré son mandat en diminuant son salaire et en prenant des mesures de tolérance zéro envers la corruption et la politique de l’enrichissement personnel.

Le parti de droite conservatrice Partido Popular (PP) a remporté les élections législatives espagnoles ce dimanche 26 juin. Le résultat de l’alliance progressiste Unidos Podemos est moins élevé que ce qu’annonçaient les sondages. Un électeur sur cinq a néanmoins voté pour une alternative à l’austérité.

Après Athènes, c'est au tour de Barcelone. Une nouvelle brèche a été percée dans l'Europe de l'austérité. Entre-temps, Athènes doit faire face au "non" technocratique que lui opposent les institutions européennes à Bruxelles. Il existe toutefois un autre Bruxelles, celui "d'en bas", qui appelle à la solidarité "Avec les Grecs". 

Un tremblement de terre : c’est ainsi qu’est qualifié le résultat des élections régionales et municipales de ce 24 mai en Espagne. Le Parti populaire (conservateur), au pouvoir depuis des années, et le PSOE (sociaux-démocrates) encaissent des coups sévères, et les listes d’union de gauche obtiennent de très beaux scores.

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