France

Nouvelle journée d’action contre les plans du président Emmanuel Macron et de l’Union européenne. Cheminots, fonctionnaires, étudiants, infirmières et bien d’autres ont repris la rue. Parfois accompagnés de travailleurs et étudiants belges… Reportage à Lille et Paris.

Cheminots, éboueurs, pilotes d’Air France, électriciens, étudiants… Chaque semaine, un nouveau secteur semble se joindre à un mouvement social grandissant… Il se passe quelque chose chez nos voisins, qui concerne tous les travailleurs européens.

Les assemblées étudiantes et les blocages se multiplient dans les universités en France. Les étudiants s’opposent à la mise en place de la sélection à l’entrée des universités visant à en réduire l’accès. Une lutte qui, dans le cadre du mouvement plus large pour la défense des services publics mené par les cheminots, peut faire tache d’huile.

Ce 22 mars, les cheminots français descendront dans la rue pour manifester contre la libéralisation du rail prévue par le gouvernement français. L'enjeu est important et concerne toute l'Europe, car cette libéralisation entre dans le cadre des directives européennes qui affecteront tous les pays de l'UE. Ce 22 mars, des dizaines de cheminots belges affiliés à la CSC-Transcom et à la CGSP se rendront à Paris pour soutenir leurs collègues français. Une délégation du PTB sera également présente. Explications.

La direction de Carrefour exerce la tactique du diviser pour régner, les travailleurs, celle de la solidarité. À Paris, le 1er mars, les travailleurs belges et français ont mené ensemble une action contre le plan de la multinationale. Perte d’emplois, fermetures de magasins, polyvalence imposée, attaques sur les conditions de travail… : la restructuration menace tous les travailleurs, des deux côtés de la frontière.

Une centaine de femmes, dont Catherine Deneuve, défendent la « liberté [des hommes] d’importuner [les femmes] », dans  une tribune parue dans le Monde. « Le viol est un crime. Mais la drague insistante ou maladroite n’est pas un délit, ni la galanterie une agression machiste », selon elles. Une claque aux femmes qui subissent les violences et le sexisme au quotidien, explique Françoise De Smedt (du PTB Bruxelles) sur Facebook.

Le PTB s’est rendu à Paris ce lundi 22 mai pour tirer des leçons de la politique de logement parisienne. Depuis deux ans, les loyers se sont stabilisés dans la capitale française. Les investissements privés ne chutent pas. Et grâce à l’intervention de la mairie, il y a 7 000 logements sociaux en plus chaque année.

La majorité des Français ne veulent heureusement pas de l’extrême-droite de Marine Le Pen, qui a quand même recueilli 34,5 % des voix exprimées. Malgré l’extrême défiance à l’égard du banquier Emmanuel Macron – avec une abstention et un nombre de votes blancs records –, beaucoup ont voté pour faire barrage au Front National. Loin d’un vote d’adhésion, le bulletin Macron a été un vote par défaut. Le combat contre le programme austéritaire du nouveau président commence.

« En France, le renouveau ne viendra pas du banquier de Rothschild, Emmanuel Macron, pourtant porté aujourd’hui par tout l’establishment européen. Mais bien du résultat le plus surprenant de ce scrutin : la montée d’un projet de gauche, nouveau et frais, qui a séduit 20 % des Français », écrit Peter Mertens, le président du PTB, dans une carte-blanche parue sur le site du Vif.

Les élections françaises montrent une nouvelle fois le ras-le-bol des citoyens européens face aux politiques traditionnels, estime le porte-parole du PTB Raoul Hedebouw interviewé par l’émission de télévision flamande Terzake. Il a également pointé l’émergence d’une nouvelle gauche, avec le bon score réalisé par Jean-Luc Mélenchon (20 %). Raoul Hedebouw a par ailleurs mis en garde contre Emmanuel Macron, qui va « systématiquement casser les acquis sociaux », d’où le besoin de déjà organiser une résistance sociale. (Images VRT, 24/4)

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