Allemagne

De la fin mars à la première quinzaine d’avril, 220 000 travailleurs de la fonction publique ont participé à des actions de grève dans toute l’Allemagne. Après les grèves des métallos au début de l’année, les salariés des services publics locaux et régionaux se sont mobilisés pour aboutir à une augmentation de 7,5%, étalée sur 30 mois. Retour sur ce nouvel épisode de la bataille allemande pour les salaires.

« Nous voulons 6 % d’augmentation de salaire, avec au moins 200 euros par mois pour les bas salaires. » Depuis le lundi 19 mars, il y a eu chaque jour jusqu’à 35 000 travailleurs de la fonction publique en grève en Allemagne. Puisque les métallos viennent d’obtenir 4,3% d’augmentation (parmi d’autres acquis), pourquoi pas les 3 millions de travailleurs du service public ?

Aux élections, ils ont perdu près de 14 % des voix et, pourtant, le social-démocrate Martin Schulz (SPD) et Angela Merkel (CDU) entrent dans une nouvelle « grande coalition » (« GroKo »). Pour tenter d'apaiser la base du SPD, en colère, Martin Schulz a démissionné de la présidence du parti.

Les métallos allemands ont connu une semaine de lutte intense qui s’est ponctuée le 3 février par un accord social qui aura des répercussions pour toute l’Europe. Retour sur une semaine d’action où le patronat a eu peur des « drapeaux rouges dans les usines ». 

Une hausse salariale de 6 % et le droit à une semaine de 28h pendant deux ans sur la carrière : voilà ce que revendique le syndicat IG Metall, qui représente près de quatre millions de travailleurs en Allemagne. Le mouvement social lancé par le plus grand syndicat européen commence à faire très peur au patronat allemand. Et à ses voisins.

Ce dimanche 24 septembre, il n’était pas question de trouver beaucoup d’Allemands enthousiastes qui ont voté pour la continuité. Les deux partis gouvernementaux de la Grande coalition ont payé cash leur politique de pauvreté et d’austérité. Le grand vainqueur est l'extrême droite qui, pour la première fois depuis 1945, entre au Parlement. Dans ce contexte difficile, Die Linke progresse légèrement. Mais y aura-t-il aussi un changement de politique ?

Un vent chaud souffle sur l'Europe. Les Irlandais se battent pour le droit à l'eau, drapeaux grecs en main. En Espagne, des dizaines de milliers de personnes manifestent contre l'austérité européenne. Et, à Francfort, des manifestants de 17 pays européens se sont mobilisés contre l'ouverture des tours d'ivoire de la Banque centrale européenne.

Lundi 12 janvier au soir, le mouvement anti-islam Pegida manifestait pour la douzième fois à Dresde. Mais les contre-manifestations dans bien d’autres villes ont été bien plus suivies. En Flandre aussi, l’extrême droite essaie de rallier le mouvement Pegida. Mais Hart boven Hard a déjà annoncé une contre-initiative.

En réponse à la provocation de l’organisation raciste Pegida à Anvers, le mouvement citoyen Hart boven Hard organise une veillée antiraciste pour la paix et la tolérance le lundi 26 janvier. Le PTB soutient cette initiative et appelle ses membres et sympathisants à y participer.