Israël

Début de ce mois, la famille d'Ahed Tamimi a diffusé la vidéo d'un interrogatoire de la jeune fille par deux agents israéliens. Les images datent du 26 décembre dernier, soit une semaine après l'arrestation de l'adolescente.

« Il n'y a pas de justice sous l'occupation. » La déclaration de l'activiste palestinienne Ahed Tamimi lors de son procès résonne plus que jamais alors qu'Israël a une fois de plus ouvert le feu sur des manifestants palestiniens. Combien de crimes de guerre Israël va-t-il encore pouvoir commettre avant que la communauté internationale prenne enfin le taureau par les cornes et passe des innombrables condamnations sur papier à des actions concrètes ?

Le 21 mars,  Ahed Tamimi a été condamnée à huit mois de prison par le tribunal militaire israélien. Ahed Tamimi et son avocate ont accepté de plaider coupable pour quatre des douze chefs d'accusation, en échange de quoi la jeune fille n'aura qu'une peine de huit mois de prison, dont elle a déjà purgé quatre mois en préventive. Son avocate a expliqué avoir accepté ce deal parce que le procès se déroulait à huis clos et qu'un tribunal militaire d'occupation ne peut être équitable.

Un tribunal militaire israélien a décidé le maintien en détention préventive de l’activiste palestinienne Ahed Tamimi, sa libération provisoire sous surveillance avant sa comparution étant jugée trop « dangereuse ».

Le 2 novembre 1917, Arthur Balfour, ministre britannique des Affaires étrangères, adressait une lettre à la Fédération sioniste dans laquelle il accordait le soutien de son gouvernement à la création d’un foyer national juif en Palestine. Cette lettre est à l’origine de la colonisation de la Palestine, qui se poursuit aujourd’hui.

Depuis le 17 avril 2017, 1 700 prisonniers politiques palestiniens sont en grève de la faim. Tant la gravité de leur décision que la simplicité de leurs revendications témoignent des traitements inhumains que subissent les Palestiniens dans les prisons israéliennes. Fiona Ben Chekroun, qui suit la situation depuis la Palestine, témoigne.

Le 25 juin 2015, le conseil communal adoptait une motion de boycott des sociétés qui ne respectent pas le droit international, dont celles qui contribuent à l’occupation des territoires palestiniens. Un groupe de travail vient d’aboutir à un texte légal. Entretien avec celui qui a été à l’initiative de ce combat, le conseiller communal PTB Dirk De Block.

Commercer avec Israël renforce la colonisation illégale des territoires palestiniens et renforce sa politique d'apartheid. C'est le message lancé par une mission alternative composée de personnalités belges lancée à la veille d'une mission économique officielle belge. Les personnalités en appellent à la fin des relations économiques avec Israël tant que cet État ne respecte pas le droit international.

En novembre-décembre 2015, une nouvelle mission économique, organisée par les Régions est programmée en Israël. Le PTB relance sa campagne pour l’annulation de la mission, qui représente un soutien à l’État colonial israélien.

Le 28 janvier dernier, le CNCD 11.11.11., le Centre National de Coopération au Développement, a publié une étude sur les liens entre entreprises et universités belges avec la colonisation de la Palestine par Israël. Comac, le mouvement de jeunes du PTB, s'inquiète de ces liens et interpelle les autorités académiques du pays. « Il est temps de remettre ces partenariats en question » explique Robin Bruyère, responsable de la campagne de solidarité avec la Palestine de Comac. Le PTB a également déposé au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles une interpellation du ministre de l'enseignement supérieur, Jean-Claude Marcourt.

Pages