Seraing

Lors du dernier conseil communal de Seraing, le bourgmestre Alain Mathot (PS) a annoncé sa démission de ses différents mandats dans Publipart et d’autres entités. Mandats qui lui permettaient de toucher… 265 000 euros bruts par an. Il faut dire que le PTB local n’a rien lâché. Retour sur un conseil animé.

Il y a quelques semaines, 70 % des Serésiens qui recevaient leur facture pour les poubelles apprenaient qu’ils devaient payer plus que la taxe de base. Les protestations ont commencé à fuser et les citoyens ont commencé à s’organiser. Avec des premiers résultats.

Ce lundi 5 septembre, à l’appel du PTB de Seraing, quelque 350 habitants de la ville ont manifesté pour protester contre l’augmentation astronomique de la taxe sur les déchets décidée par la majorité communale. De très nombreux ménages ont ainsi vu leur facture doubler ou tripler, atteignant parfois plusieurs centaines d’euros.

Mardi 17h. C’est l’effervescence à la maison médicale de Médecine Pour le Peuple Seraing. Pour beaucoup, la tête est déjà à la fête des gens d’abord de samedi soir, que Médecine Pour le Peuple organise avec la section du PTB Seraing. Tout à coup, un homme fait irruption dans la salle d’attente et dépose une enveloppe sur le comptoir de la salle d’attente. Il part sans dire un mot.

La facture des fermetures décidées par Mittal dans le bassin liégeois pourrait être plus salée encore que prévu pour la commune sérésienne. En effet, Mittal aurait enclenché un mécanisme fiscal demandant le remboursement de taxes payées par la multinationale à la commune. Le montant pourrait au final atteindre 8 millions d’euros.

L’entreprise sidérurgique ESB, appartenant au groupe allemande GMH vient d’annoncer la fermeture de son site à Seraing. L’emploi de 250 personnes est menacé. Pourtant, ces 3 dernières années, des dizaines de millions d’euros y ont été investis, dénonce Damien Robert, conseiller communal PTB+ à Seraing.

« Avec l’annonce de cette fermeture, la Région wallonne doit prendre ses responsabilités au lieu de se lamenter », a déclaré Frédéric Gillot, député régional pour le PTB à l’annonce de la fermeture de la cokerie.

En octobre 2012, le PTB réalisait un score historique aux élections communales, passant de 16 à 52 élus. A Bruxelles et en Wallonie, les élus prêtaient serment il y a un an tout juste. Retour sur une année de combats dans les conseils communaux et, surtout, dans la rue. Ou comment faire de la politique autrement.

En octobre 2012, le PTB réalisait un score historique aux élections communales, passant de 16 à 52 élus. A Bruxelles et en Wallonie, les élus prêtaient serment il y a un an tout juste. Retour sur une année de combats dans les conseils communaux et, surtout, dans la rue. Ou comment faire de la politique autrement. « Rue-Conseil-rue », tel est le principe de base des conseillers communaux PTB. Ils se mobilisent avec les habitants de la commune (d’un quartier, d’une rue...) pour porter leurs questions, thèmes et revendications au conseil communal. Et ils reviennent ensuite vers les habitants pour communiquer les résultats, rendre compte de la situation et repartir à l’action. Petit tour d’horizon de certains élus des communes wallonnes et bruxelloises.

Le porte-parole national du PTB a sorti son livre Première à gauche il y a quelques semaines. À travers une série d’entretiens, Raoul Hedebouw fait la lumière sur cette nouvelle force émergente, à gauche de l’échiquier politique belge, qu’est le PTB.
Une soirée qui sera également l'occasion de faire mieux connaissance avec ce parti de la vraie gauche qui monte.

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