Belgique

Après des mois d’actions et manifestations les gouvernements (fédéral et régionaux) ont compris qu’ils devaient mettre quelque chose sur la table pour répondre aux revendications des travailleurs du secteur non marchand. Est-ce le premier pas vers un vrai mieux ou bien faudra-t-il redescendre dans la rue ?

Les négociations en vue d’un nouvel accord social dans les secteurs de la santé, du bien-être et de la culture sont dans une phase décisive. La question est de savoir si, avec ses propositions, le gouvernement flamand répondra ou pas aux besoins du personnel et de la population.

Lors de son discours du 10 octobre, le Premier ministre Charles Michel s'est vanté que « le nombre d’emplois temps plein a augmenté de 60 941 ». Faux, a démontré le service d'études du PTB. Mais, quand le député Raoul Hedebouw dénonce, le Premier ministre n'a qu'un mot à la bouche : « Populiste ! »

Pauvreté, flexijobs, pensions et attaques sur nos services publics tandis que des multinationales continuent de ne pas payer d’impôts et que Charles Michel & co gagnent plus de 11 000 euros par mois : le mécontentement de la population augmente et Michel le sent. Pour détourner la colère des gens, Michel couvre la politique du secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration Theo Francken qu’il qualifie même de « humaine ». Fact-check des propos de Michel à propos de la politique migratoire lors de son discours à la Chambre du 10 octobre dernier.

Lors de son discours à la Chambre ce 10 octobre, Charles Michel a beaucoup insisté sur les chiffres de création d’emploi, avec son désormais indispensable « jobs, jobs, jobs ». Mais apparemment, le Premier ministre ne sait pas lire un tableau de l’ONSS.

« Charles Michel doit vivre sur une autre planète. Là où il voit avancer la prospérité, les gens vivent toujours plus de précarité. » Voilà comment le député fédéral et porte-parole du PTB Raoul Hedebouw a réagi après le discours du Premier ministre Charles Michel ce mardi 10 octobre à la Chambre.

Peter Mertens, président du PTB, était présent à l'émission « De Ochtend » sur Radio 1, où on l'a invité à venir parler du Top 50 des ristournes fiscales dont bénéficient les multinationales publié par le service d’études du PTB. Manifestement, la FEB n'a pas pris ce classement avec le sourire. 

Aujourd’hui, le Premier ministre Charles Michel tient son discours de rentrée gouvernementale. Un discours d’ores et déjà perturbé par une journée de réaction syndicale : des milliers de travailleurs étaient en action pour dénoncer la politique du gouvernement. Le gouvernement ne peut pas l’ignorer : ce n’est que la pointe visible d’un iceberg de mécontentement beaucoup plus profond.

Un récent sondage met le PTB à 28 % sur la Ville de Liège. Il y deviendrait le premier parti. Qu’en pensent son porte-parole national, Raoul Hedebouw et Sophie Lecron, cheffe de groupe au conseil communal de Liège ?

Depuis plusieurs années, les directions de la SNCB et d’Infrabel tentent de mettre des bâtons dans les roues des cheminots lorsqu’ils veulent mener des actions : recours à des juges, envois d’huissiers, de policiers sur les piquets, etc. A l’approche de la grève de tous les services publics du 10 octobre, Infrabel refuse la concertation et continue ses menaces malgré des récentes décisions de justice en sa défaveur. Le PTB dénonce ce recours croissant à la justice pour résoudre des conflits sociaux.

Pages