Climat

Des députés des différents Parlements du pays se chamaillent depuis quelques semaines pour adopter une déclaration interparlementaire à l’occasion du sommet international sur le climat (COP23) qui se tient à Bonn. Et ce projet de déclaration sert de paravent pour cacher l’absence d’engagements chiffrés ambitieux et contraignants et l’échec de la politique belge actuelle en matière de climat.

Jos D’Haese, spécialiste climat du PTB, était interviewé ce mardi 26 janvier sur La Première (RTBF) dans le cadre d’une émission sur la refédéralisation de certaines compétences. Un exemple de compétence qui pourrait revenir au fédéral ?

Pour la première fois, un accord international sur le climat engage tous les pays à réduire leurs émissions de CO2 afin de maintenir une planète durable. Sous la pression des pays du Sud, cet accord se fixe aussi explicitement l'horizon de contenir le réchauffement de la température moyenne « bien en dessous de 2 ° » par rapport à son niveau pré-industriel, et accepte de « poursuivre ses efforts » pour la limiter à 1,5 °C.

Selon le Premier ministre Charles Michel, les Belges seraient « les plus ambitieux » de tous les Gaulois en matière de politique du climat. Rien n'est moins vrai. Le menu pour le climat concocté par nos gouvernements est en effet immangeable. Des économies sur le dos de la SNCB en entrée, un gros cadeau aux monopoles nucléaires en plat de résistance, un accord honteux sur le climat en dessert, et Uplace comme pousse-café. La politique devrait avoir le courage de passer la laisse au cou des grands lobbys pour enfin s'atteler enfin aux problèmes des besoins écologiques et sociaux.

14 000 manifestants se sont réunis et ont marché à Ostende pour le climat à l 'appel du Climate Express. La marche, suivie par une chaîne humaine tout le long de la plage d'Ostende, a montré la détermination des citoyens à exiger des actes forts pour sauver la planète. 

Les effets du changement climatiques ne s'arrêtant pas à la frontière linguistique, le PTB propose de refédéraliser les compétences liées au climat.

Le dimanche 6 décembre prochain, à Ostende, des milliers de Belges se mobiliseront pour le climat en marge du sommet de Paris. Parce qu’il y a urgence et que #riennenousarrêtera.

Quelle est l’urgence ? Qu’est-ce qui cause le réchauffement climatique ? Comment allons-nous le combattre ? Les partis apportent des réponses différentes. Le gouvernement MR-NVA, par exemple, est presque aussi insensible à la question écologique qu’il est sensible aux intérêts des grandes multinationales comme Engie/Electrabel. Mais il existe des divergences avec les autres partis également.

Cela vient juste d'être annoncé : la marche pour le climat qui avait été déplacée à Ostende est interdite ce dimanche. « Il s’agit d’une suspension de fait du droit constitutionnel à manifester  », réagit Peter Mertens, président du PTB.

L’enjeu démocratique est crucial dans le cadre des négociations climatiques. Si les multinationales ont gagné leur place à la table des négociations, les mouvements citoyens, eux, sont de plus en plus mis sur la touche par les autorités.

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