Bart De Wever

Le président de la N-VA, Bart De Wever, tire à boulets rouges sur les nombreux syndicalistes qui veulent passer à l’action contre la énième vague d’austérité. Pourquoi tant de haine ?

Dans une longue interview pour Radio 1 (VRT), Bart De Wever y est allé d'une longue série de contre-vérités plus grotesques les unes que les autres. Dans le même temps, cela fait au moins deux ans qu'il fuit le débat de fond sur le CETA. Cui bono ? Au profit de qui ?

Depuis l’attentat contre Charlie Hebdo, en janvier 2015, le terrorisme ne frappe plus seulement le Moyen-Orient, mais s’en prend également à l’Europe. Paris, Bruxelles, Zaventem, Londres, Munich, Nice... Des actes de terrorisme atroces et inadmissibles qui doivent être combattus de toute urgence au moyen de mesures réelles et efficaces. Bart De Wever veut instaurer une Patriot Act, selon le modèle américain. Le gouvernement entreprend lui aussi des nouvelles mesures. Mais aucune de ces mesures n’est efficace.

Le président de la N-VA Bart De Wever propose que le bourgmestre ou la police puisse incarcérer, mettre sur écoute, prendre en filature n’importe qui ou encore lire ses e-mails, et ce, sans l’intervention d’un juge d’instruction. La justice fera ainsi place à l’arbitraire du bourgmestre et de la police.

On a appris hier que quatre policiers anversois auraient commis pendant des mois de très graves délits. Ils se seraient rendus coupables de vol avec violence et extorsion de fonds envers des réfugiés et des personnes sans papiers. Le PTB s’indigne de ces faits odieux et demande une enquête publique indépendante.

Pour la première fois de notre histoire sociale de l'après-guerre, un bourgmestre impose à une manifestation des conditions portant sur le contenu même de celle-ci. On n'a jamais vu les organisateurs d'une manifestation devoir communiquer à l'avance les slogans qui seraient scandés et les messages qui seraient affichés sur les banderoles. Une opinion de Peter Mertens parue sur levif.be.

Le Premier ministre a reçu beaucoup de questions ce jeudi 26 mars au Parlement après les propos de Bart De Wever. Ce dernier a parlé de racisme « relatif » et pointé du doigt les victimes de discriminations. Raoul Hedebouw, député du PTB, a lui aussi interpellé Charles Michel.

« Ceci n’est plus du #dailyracism, mais du #organizedracism. Par ses déclarations, le Premier ministre de l’ombre donne simplement raison à tous les racistes, a réagi Zohra Othman, échevine PTB de la Jeunesse dans le district anversois de Borgerhout. La guerre menée par la NVA à l’encontre de la lutte contre les discriminations donne carte blanche aux entreprises pour discriminer en toute impunité. » Le PTB propose tout au contraire de dépister plus systématiquement la discrimination et de la sanctionner via une inspection de l’égalité.

Lundi soir 26 janvier, Anvers a connu un conseil communal des plus mouvementés. Le débat sur la présence des militaires dans les rues d’Anvers figurait à l’ordre du jour. Dès avant le conseil, des forces policières en nombre étaient postées devant et dans l’hôtel de ville, chargées entre autres de contrôler les conseillers communaux et de fouiller leurs affaires. Le président du PTB et conseiller communal Peter Mertens a refusé et a interpellé le bourgmestre, Bart De Wever, ce qui a créé pas mal de remous.

Bart de Wever à l'émission Reyerslaat ce mercredi soir à la VRT, la télévision publique flamande, a commenté l'attentat qui a coûté la vie à 12 personnes, le président de la N-VA a notamment déclaré : « la manière dont les communistes, le PTB, font des alliances avec musulmans radicaux (...), c'est fascinant. » Peter Mertens, président du PTB a directement réagi : « les corps des victimes de Charlie Hebdo ne sont pas encore froids que Bart De Wever les utilisent pour polariser encore, contre le PTB, contre la gauche et contre les musulmans. »

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