Pensions

Le gouvernement et le ministre des Pensions voulaient aller vite. Avant la Noël, déposer un premier texte de sa fameuse « pension à points » - alias la « pension tombola ». Et avancer dans la suppression de tous les régimes de pension ou prépension permettant de s’arrêter de travailler à 55 ou 58 ans. La mobilisation sociale de novembre et décembre l’a poussé à temporiser. Mais temporiser n’est pas abandonner.

En décembre dernier, 40 000 travailleurs, du nord comme du sud du pays, du secteur public comme du secteur privé, s'étaient mobilisés pour la défense de leur pension. Ce 1er février, ce sont les enseignants de toutes les écoles de la Fédération Wallonie-Bruxelles qui ont arrêté le travail pour dénoncer les mesures du gouvernement en matière de pensions. Ils ont mené plusieurs actions. Exemple à La Louvière qui, en cette saison des carnavals, a vu défiler un cortège de vieillards : des profs maintenus au travail jusqu'à 67 ans.

Ce samedi 3 février, le président du PTB Peter Mertens est venu présenter les vœux du parti à Charleroi, en compagnie, notamment, de la conseillère communale Sofie Merckx et du porte-parole francophone du PTB Germain Mugemangango. Voici le discours qu'il y a prononcé, où l’on croise Dante, Marx, et des milliers d’anonymes qui font vivre chaque jour la résistance et la solidarité.

Le PTB répond positivement à l’appel lancé de la FGTB aux partis politique pour faire de la pension minimum à 1500 euros un point essentiel de leur programme.

Ce vendredi 19 janvier, le PTB organisait sa réception de Nouvel An à Anvers. Le président du PTB y affirmé la confiance en soi du PTB, un parti « social, authentique et actif ». Avec un aperçu sur les victoires de 2017 pour mieux lancer une année 2018 pleine de combativité.

Le recul de l’âge de départ à la pension à 67 ans reste encore aujourd’hui en travers de la gorge de la majorité des Belges. « Ne vous inquiétez pas, rassuraient à l’époque les ministres. Ceux qui seront reconnus comme métiers pénibles pourront partir plus tôt. » De nombreux travailleurs comptent là-dessus. Seront-ils satisfaits ? Et nos ministres savent-ils seulement ce qu’est un métier pénible ?

Daniel Bacquelaine, le ministre des Pensions (MR), l’a encore rappelé ce lundi 15 janvier : il veut imposer cette année la « pension à points ». Malgré l’opposition répétée des organisations syndicales mais aussi d’autres associations…

Fin de l’année dernière, le ministre des Pensions a déposé un avant-projet de loi sur la reconnaissance de certains métiers comme étant « pénibles ». Dans son viseur : les travailleurs du public, mais aussi du privé. Décryptage.

Il est temps de tirer la sonnette d’alarme. Les pensions dans notre pays sont parmi les plus faibles d’Europe. Le gouvernement Michel veut l’abaisser encore, via la pension à points.

« S'il y a une crise économique, comme quand les banques ont foutu notre économie en l'air en 2008, c'est les pensionnés qui vont payer.

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