Pensions

Nouvelle journée d’action contre les plans du président Emmanuel Macron et de l’Union européenne. Cheminots, fonctionnaires, étudiants, infirmières et bien d’autres ont repris la rue. Parfois accompagnés de travailleurs et étudiants belges… Reportage à Lille et Paris.

Le rendez-vous est pris. Les organisation syndicales appellent à descendre massivement dans les rues de Bruxelles le 16 mai prochain. Objectif ? Défendre nos pensions contre les attaques du gouvernement. Cet appel à la mobilisation est la deuxième étape d'un plan qui a démarré par la distribution de plus d’un million de gazettes de sensibilisation.

« Ce sont deux visions de société qui s’affrontent. Nous, au PTB, nous sommes pour le droit au repos après la carrière. Le gouvernement, lui, est pour un passage immédiat du boulot au tombeau. »

Nos gouvernements répètent qu’il n’y a pas d’argent et que, par conséquent, nous ne pouvons rien faire d’autre que subir des économies. Nos acquis sociaux sont attaqués un par un. Aujourd’hui, c’est au tour de notre système de pension. Les enseignants sont particulièrement visés.

« Bruno, ouvrier de nuit, devra travailler 3 ans de plus pour moins de pensions », telles sont les conséquences des plans du gouvernement pour les métiers pénibles, dénonce le spécialiste pension du PTB, Kim De Witte.

« Vous vous moquez des travailleurs malades ? Quel mépris, monsieur le ministre ! ». Gros clash au Parlement. Le gouvernement veut pénaliser les travailleurs malades en les faisant travailler plus longtemps.

Vous êtes malade parce que vous avez un métier pénible ? Vous devrez travailler plus longtemps pour pouvoir prendre votre pension. Et plus le métier est pénible, plus vous serez pénalisés.

Le gouvernement fait mine de se disputer dans le dossier des métiers pénibles ou de la pension à points. Ces « disputes » cachent pourtant un plan de communication bien huilé des partis de la majorité. Leur but : nous empêcher de remettre en cause le fond de leur politique, nous imposer de travailler plus longtemps pour moins de pensions. Décryptage.

Les trois langues, les trois couleurs, tous les niveaux et fonctions de l’enseignement. Tous étaient présents le 14 mars au rassemblement national des syndicats de l’enseignement à Bruxelles. Pour la première fois depuis 1996, les syndicats francophones et flamands de l’enseignement ont organisé une manifestation commune. Les 500 délégués et permanents présents l'ont particulièrement apprécié.

Depuis l’automne 2017, des milliers de pensionistas descendent régulièrement dans les rues de toute l’Espagne. Le 22 février ont eu lieu les premières grandes actions de la « Coordination nationale pour le maintien du système public des pensions ». Dans plus de 80 villes et communes espagnoles, des dizaines de milliers de seniors luttent pour une pension décente. Et ce 17 mars, les deux plus grands syndicats organisent une journée d’action massive dans tout le pays. Mais quelle est la cause exacte de la colère des retraités espagnols ?

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