Le PTB dément toute implication dans les actions de grève à la SNCB

Photo Solidaire, Salim Hellalet

Le PTB dément l’affirmation selon laquelle il serait à la base des actions de grève spontanée aux chemins de fer à Charleroi, à Liège et à La Louvière. « Le PTB n’organise pas d’actions syndicales », souligne Raoul Hedebouw, le porte-parole du PTB. 

« Au contraire, poursuit-il, le PTB soutient le plan d’action du front commun syndical, comme cela a été annoncé la semaine dernière. Au lieu de chercher un bouc émissaire et de repousser cette action dans un coin politique, Jo Cornu ferait mieux de s’en prendre aux économies que le gouvernement de droite impose aux chemins de fer. »

« C’est juste un peu trop facile de venir pointer du doigt le PTB alors que le gouvernement Michel-De Wever veut diminuer les dotations à la SNCB de plus de 663 millions d’euros par an d’ici 2019, explique Raoul Hedebouw. Tout le monde sait quelles vont en être les conséquences : plusieurs lignes seront supprimées, la sécurité est mise en danger et les tarifs vont augmenter. Il se peut aussi que 5 000 emplois disparaissent. C’est cela, le problème aujourd’hui. L’ennemi des chemins de fer publics, ce n’est pas le PTB, mais le plan d’économies du gouvernement de droite. »

« Le PTB soutient une action commune du personnel du rail et des voyageurs pour défendre ensemble une meilleure mobilité et davantage d’investissements dans les chemins de fer, précise Hedebouw. Si nous voulons réaliser un changement dans les modes de transport, la clé, c’est les transports publics. C’est dans cette clé qu’il faut investir, cette clé qui est également cruciale pour un changement écologique. C’est l’un des points centraux de notre alternative, le Plan Cactus. » 

Lire ici le Plan Cactus : www.ptb.be/plancactus.

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Commentaires

chers Camarades, Avec Mr Jo Cornu, on se trouve devant un excellent exemple de façon de communiquer à la manière patriarcale face à la presse. Les travailleurs ne sont pas capables de faire des grèves par eux-mêmes (c'est le PTB qui est derrière), ils gagnent trop (on ne dit pas combien), ils travaillent trop peu (36 h) à l'heure où le temps de travail devrait être ramené à 32 voire 30 h par semaine, ils ont trop de congé (on ne dit pas combien , ni qu'ils n'ont pas les moyens de les prendre). Les travailleurs sont culpabilisés, réprimandés et ont les punis (moins 12,5 euros sur leur prime) comme s'ils étaient des enfants indignes de leurs parents. Dans les médias officiels ont ne leurs donne pas la parole pour exposer leur point de vue. C'est purement de la violence psychologique. Mais la majorité trouve cela normal, ils sont habitués à ça depuis qu'ils sont petits.