Photo Solidaire, Ruben Falkowic.

Sauver le climat sans tuer l’emploi

auteur: 

Jo Cottenier

Si l’on s’en prend à la pollution, les entreprises vont-elles fermer ? L’emploi est-il compatible avec le développement durable ? On en parle à ManiFiesta, avec des experts de la question.

Un revirement radical s’impose pour limiter le réchauffement climatique. Mais où placer ces limites ? Au sommet climatique de Paris, l’an dernier, ce débat a mené à une confrontation entre le Nord et le Sud. Il a débouché sur un compromis qui fixe le réchauffement maximal à 1,5°C plutôt qu’à 2°C. 

Une autre question se pose de manière urgente : pouvons-nous éviter des catastrophes écologiques sans provoquer des catastrophes sociales, c’est-à-dire au détriment de l’emploi ?

Certains redoutent en effet que les entreprises et industries polluantes ferment leurs portes. Lutte écologique et lutte sociale sont-elles en contradiction ? 

Pas d’après l’activiste candaienne Naomi Klein, qui défend son point de vue dans son livre « No Time ». Pour elle, les deux souffrent de la même cause : l’économie de marché capitaliste. C’est également le point de vue défendu depuis des années par la Confédération syndicale internationale (CSI). 

Ce thème sera au centre du débat à ManiFiesta. Concrètement, les problématiques suivantes seront abordées :

• Quels sont, d’un point de vue syndical, les opportunités et les freins pour s’engager à fond dans une transition à la fois durable et sociale ? Nous interrogerons à ce sujet un représentant de la CSI. 

• Toutes les villes de notre pays élaborent des plans pour être climatiquement neutres. Mais ces plans comportent une constante : l’industrie locale n’y est pas prise en compte dans le cahier de charges. Pourtant, à Anvers, ce sont les grandes entreprises portuaires qui sont responsables de 79 % de toutes les émissions. À Gand, c’est même 90 %. L’activiste anversois Marc Alexander propose un plan pour réaliser la transformation de l’industrie portuaire d’une manière sociale. Est-il viable ?

Interviendront également :

* Thijs Calu, de Arbeid en Milieu, prendra aussi part au débat. Arbeid en Milieu est l’association qui regroupe le mouvement écologiste de Flandre (Bond Beter Leefmilieu) et les trois syndicats du côté flamand. 

* Un représentant du CEPAG (FGTB) prendra la parole pour RISE, l’association des syndicats wallons sur la problématique écologique (Réseau intersyndical de sensibilisation à l’environnement). 

* Liza Lebrun pour le PTB. 

Le débat sera modéré par Natalie Eggermont, l’organisatrice du mouvement belge Climate Express.

Débat « Transition écologique et emploi » ManiFiesta. Samedi 17 septembre 15h 

Article publié dans le mensuel Solidaire de septembre 2016Abonnement.

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