Photo Solidaire, Karina Brys.

Relevez avec nous les grands défis du PTB pour faire face à la crise du système politique

Un sondage n’est qu’un sondage, et il faut toujours le prendre avec prudence. Mais le sondage de Dedicated Research paru ce samedi 1er juillet dans la presse montre une tendance claire : le PTB progresse partout dans le pays, avec 7,3 % en Flandre, 14 % à Bruxelles et 24,9 % en Wallonie.

Lire aussi l'appel de Peter Mertens, président du PTB : les grands défis du PTB pour transformer de bons sondages en véritables changements.

1. Ces résultats montrent la crise profonde d’un système politique comme on le voit ailleurs en Europe. Si l’on en croit les tendances de ce sondage, le PS perdrait plus de la moitié de ses voix en Wallonie (-16%), tandis que le MR et cdH perdraient 7% des voix. Et, en Flandre, les trois partis traditionnels et la N-VA perdraient aussi ensemble 14,3 % des voix.

L'écart entre l’élite politique traditionnelle et une très grande partie de la population ne cesse de s’amplifier

Comme partout en Europe, l’écart entre l’élite politique traditionnelle et une très grande partie de la population ne cesse de s’amplifier. Après près de 10 ans de crise et d’austérité, après la succession d’affaires de cupidité en politique, la méfiance de la population envers les partis traditionnels et les solutions traditionnelles proposées à cette crise est devenue énorme.

2. Comme ailleurs en Europe, le Parti socialiste est embourbé dans ses problèmes et semble organiser sa propre implosion. Il n’a besoin de personne pour le faire. La social-démocratie paie l’écart entre son discours et ses actes, après 30 ans de pouvoir et la contamination du social-libéralisme. Le dégoût est profond devant le gouffre entre ses valeurs proclamées et le comportement cupide de certains de ses mandataires. Il y a d’ailleurs un lien entre cette politique sociale-libérale et les rémunérations de certains dirigeants, qui a mené aux dérives de cette gauche caviar.

En Flandre, la victoire contre la Turteltaks et nos dénonciations des affaires au Nord du pays amènent le PTB à atteindre 7,3 % et 6 sièges au Nord du pays

À contrario, le soutien exprimée à une gauche authentique anti-austérité, dont les responsables vivent avec un salaire moyen de travailleur, démontre les aspirations de la population à une toute autre politique.

3. Dans ce contexte, le PTB reçoit un soutien croissant dans les différentes régions du pays : bien sûr au Sud, avec près d’un électeur sur quatre, mais aussi à Bruxelles avec un électeur sur sept, ainsi qu’en Flandre, où la victoire contre la Turteltaks et nos dénonciations des affaires au Nord du pays (notamment dans le best-seller « Graailand » de Peter Mertens, président du PTB), amène le PTB à atteindre 7,3 % et 6 sièges au Nord du pays. En Flandre, ce que le sp.a perd, Groen le récupère, et le PTB récupère des voix à droite. Ce résultat est plein d’espoir dans le contexte de la Flandre d’aujourd’hui.

C’est le résultat de notre travail de terrain et de l’engagement de nos plus de 10 000 membres. Ainsi, selon les projections, le PTB – comme parti national – aurait 26 sièges.

Il faut changer le rapport du monde politique à l’argent

4. Ce qui est clair, c’est que qu’un courant est en train de grandir au cœur de la société. Un courant qui veut une justice fiscale contre l’inégalité croissante, qui veut un changement écologique radical au lieu de la politique pro-Electrabel et co, qui aspire à une véritable démocratie et une nouvelle culture politique, loin de la cupidité de ceux qui courent après les postes juteux.

On voit aujourd’hui une fusion de plus en plus importante entre le monde de la finance et le monde politique. C’est le système, que l’on voit dans Publifin et dans le Kazakhgate, qu’il faut changer, c’est le rapport du monde politique à l’argent qu’on doit changer.

Pour changer fondamentalement les traités européens, un gouvernement doit se battre contre les principes actuels de concurrence et d’inégalités, et demander et obtenir le soutien actif de sa population

5. Un sondage est toujours à prendre avec des pincettes. Beaucoup de choses peuvent se passer dans les prochains mois. Certains nous posent pourtant déjà la question de l’après 2019 et d’une éventuelle participation à des gouvernements. Nous l’avons déjà dit : nous n’irons pas dans un gouvernement qui nous enferme dans le carcan des traités d’austérité européens et nous obligerait à appliquer le contraire de notre programme. Nous l’avons vu avec la douloureuse expérience de Syriza, en Grèce, que l’establishment européen a étranglé et qui a, en même temps, lui-même laissé tomber la mobilisation et l’organisation de la population. La conséquence est qu’aujourd’hui, Syriza applique lui-même un mémorandum d’austérité de la Troïka encore plus dur que le précédent.

Aujourd’hui, dans le cadre des diktats d’austérité européens, aucune politique alternative n’est possible. Cette Union impose un carcan budgétaire strict, organise la libéralisation des services publics et la concurrence salariale entre les États membres, ainsi que le dumping social. En même temps, on laisse des milliards et des milliards d’euros s’écouler vers les grandes banques et vers les actionnaires des grandes entreprises, comme autant de savon liquide pour gonfler de nouvelles bulles financières. On ne peut pas attendre de nous que nous entrions dans un gouvernement pour reculer l’âge de la pension, continuer à faire la chasse aux chômeurs et poursuivre la libéralisation des services publics. Nous voulons changer fondamentalement les traités européens, et ce n’est possible que si un gouvernement décide de se battre contre les principes actuels de concurrence et d’inégalités, et si ce gouvernement demande et obtient le soutien actif de sa population. Aujourd’hui, nous sommes (encore) très loin de cette situation.

Nous avons maintenant besoin d’un engagement actif de dizaines et de centaines de milliers de personnes

6. Comme nous l’avons déjà dit, nous voulons que ces changements radicaux se réalisent. Mais nous savons que les forces qui s’opposent à ces changements sont énormes. Celles des partis traditionnels, celles de l’Union européenne, celles des multinationales. Nous avons maintenant besoin d’un engagement actif de dizaines et de centaines de milliers de personnes. Pour amener des changements dès maintenant dans la culture politique et dans la résistance aux nouveaux plans d’austérité du gouvernement.

Comme l’écrivions déjà en mars dernier dans un appel de Peter Mertens, président du PTB : « Organisez-vous, dans les syndicats, dans les mouvements de jeunesse, d’étudiants, de défense des droits des femmes, de défense de l’environnement, antiracistes, pacifistes, dans des comités de quartier, dans des groupes de théâtre, de musique et de sport. Il s’agit de bien plus que de donner une voix à un parti. Il s’agit de transformer cette voix en force collective, organisatrice et culturelle. Nous sommes impatients, parce que l’injustice frappe très durement tous ceux qui ont des difficultés à s’en sortir et qu’un changement est urgent, et en même temps nous sommes patients, parce que nous voulons vraiment réaliser ce changement et que nous devons donc le construire pas à pas, pierre après pierre. »

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Commentaires

j épere que ce vas encore continuer d avoir des menbres , et faire grossir le ptb et donner plus de pouvoir
Les gens en ont marre et ils commencent via le retentissement des "affaires" à se rendre compte des "attitudes" scandaleuses de ceux qui sont sensés représenter leurs concitoyens. Il faut que ces gens qui ont trahi leurs " convictions " DEGAGENT et le plus vite possible , et à tout les niveaux de pouvoir . Nous attendons des gens honnêtes et désintéressés ,on peut les découvrir parmi ceux qui pendant des décennies ont subi le bourrage de crâne asséné par les médias publiques et privés aux bottes des politiciens maffieux et des groupes d'intérêts financiers nébuleux Alors ne perdons surtout pas la mémoire et aux prochaines consultations électorales il faudra leur faire payer l' ADDITION de ces immoralités. Beaucoup de citoyens sont horrifiés par ces comportements . Je constate que seul le PTB est respectueux de la ligne de conduite qu'il s'est imposé, l'exemple ne vient-il pas d'en haut ? ex: le salaire limité des députés du PTB, qui ne devrait pas convenir aux "carriéristes" des autres partis (voir les négociations sur le décumul)
Bonjour. J'ignore tout des mandats, de leurs (dé)cumuls ou encore de leurs salaires. Je sais juste (comme écrit 7 articles plus bas ; l'exemple du feu) qu'il est plus facile de critiquer un système établi, que d'essayer de faire changer d'avis son concepteur. Dans le cas présent la manœuvre est d'autant plus délicate que les concepteurs son nombreux (P.S. ; M.R ; C.D.H ; Écolo ; N.V.A ;...) . Je vous rejoins sur le fait que le P.T.B est un parti respectueux de sa propre ligne de conduite. Respectueux, et honnête. Maintenant imaginez que vous devez aller chez un garagiste pour changer une ampoule d'un clignotant. Et que ce garagiste vous propose tout sauf le remplacement de la dite ampoule. (Imaginez simplement). Oui les pétitions c'est très bien, oui la lutte/les manifestation c'est très bien. Mais si on ne vous change pas votre ampoule, Demain, vous ferez peut-être un accident (à cause d'une ampoule de clignotant défectueuse inchangée). ---> A quand une VRAI mesure du P.T.B pour changer l'ampoule défectueuse qu'est le gouvernement actuel ? Exemple : Quid du droit de grève ? Pas juste ciblé (pour certains pars pour d'autres), pas sous couverture d'une manifestation (système poupée russe : appel à la manifestation et/ou à la grève pour ceux qui veulent), non pourquoi pas un octroi du droit grève pour TOUS (secteurs publiques y compris) ? Imaginez la panique au sein du gouvernement si des institutions publiques devaient se mettre en grève (bon pas toutes en même temps non plus ; je ne cherche pas à créer le chaos, l'idée n'est pas celle-là). Les T.E.C le font bien (parfois d'autres dépôts débrayent "par solidarité"), tant mieux. Inspirons nous en. CA, ça aurait de l'impacte, CA ça ferait peut-être bouger les choses. Il y a trop longtemps qu'on nous prend pour ce qu'on est pas. Et si la révolte dans les rue (manifestations) ne suffisait plus (si ça ne les atteignait plus) ? A soumettre au parti.
pourquoi ne pas aller au pouvoir, provoquer des élections, c'est le moment car c'est au pouvoir que je désire vous voir, pas dans l'opposition, c'est trop facile, pour le bien du peuple, go,go, dehors tous ces politiciens qui ne cherchent qu'à se remplir les poches
C'est très beau Maîs objectivement la seule et unique façon (et vous le savez très bien sinon vous êtes des menteurs comme les autres ) de changer cette politique du tout au capital et aux riches ,c'est de quitter l'union européenne ,l'euro, l'OTAN et toute cette main mise américaine en fait.....
La seule façon de vivre en démocratie est de détenir le pouvoir par le référendum d'initiative populaire à tout niveau. Comme en Suisse, le peuple a le pouvoir demodifier la constitution, de créer les textes légaux à tous niveaux, de décider des axes politiques que les instances mettront en œuvre, de "casser" tout texte voté par les représentants si cela ne correspond pas à son opinion, de recadrer tout mandataire qui n'exercerait pas son mandat à la satisfaction de la majorité. Le gouvernement y est toujours d'union nationale et aucun parti ne peut revendiquer la possession du pouvoir. Le décumul des mandats dont on discute à présent ne changera rien au partage du pouvoir et au clientélisme, pas plus qu'à la corruption endémique ou au comportement "maffieux" qui est reproché à certains... et largement plus répandu en réalité ! Il est grand temps que nous connaissions la démocratie. Comment le PTB se positionne-t-il ?.
il faut que tout cela arrete pour le bonne heure de tout le monde .il 'ai pas normale que tout la politique gagne temp dargent au détriment de la population . il doive comprendre que seul la politique gagne temps d'argent .Et en plus voler tout le monde .Merci P T B
Merci pour l' appel de Peter Mertens. Mais si vous n'êtes pas prêts à gouverner, pourquoi voter pour vous?
Oui je suis membre du PTB avec carte et tout mais oui il en faudra encore d'avantage, car la crise n'est pas prête de s'arranger/s'arrêter. "Patrick Dupriez (Ecolo): "Nous espérons un accord fort sur la gouvernance avec le cdH et le MR pour mardi" https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_patrick-dupriez-ecolo-nous-esperons-un-accord-fort-sur-la-gouvernance-avec-le-cdh-et-le-mr-pour-mardi?id=9654143 "
Patrick Dupriez (Ecolo): "Nous espérons un accord fort sur la gouvernance avec le cdH et le MR pour mardi" Publié sur le site rtbf info rubrique Belgique. Vous savez quel est le problème du feu ? C'est qu'il est plus facile de le critiquer ("A force de jouer avec le feu, on fini par se brûler" : le feu ça brûle), voire même de le fuir que de trouver qui est l'incendiaire. Alors oui il faut plus de membres pour lutter contre ces incendiaires. Il y a trop longtemps que le feu brûle ; pensions, emplois (avec de VRAIS contrats en C.D.I), taxes exorbitantes et inutiles et autres inégalités sociales. Si accord il y a mardi, le feu pourrait non seulement s'étendre, mais gagner en puissance. Camarades ne laissons pas cela se produire.
Très bon article .... Comment s'opposer aux forces réactionaires ultralibérales ? Vous écrivez à juste titre : " Nous voulons CHANGER fondalement les traité européens .... " Le problème c'est que vous êtes hélàs seuls contre tous ... Les dirigeants de l' UE ne capituleront JAMAIS !!!! D'autant plus que la Droite se porte paradoxalement plutôt bien ( voir les dernières élections françaises et anglaises ) . Que faire ? Et si la seule solution serait de SORTIR résolument du carcan européen c'est-à-dire de ne plus devenir membre de l' UE ? Que perdons nous si ce cas extrême devrait se produire en regard de la politique absurde , très dure , austère et résolument antisociale pratiquée par les forces de Droite et aussi de la Gauche traditionnelle . Qui détient REELLEMENT le pouvoir politico économique ? Les dirigeants nationaux élus au suffrage universel ou les hauts dirigeants de l' UE qui ne sont d'ailleurs pas élus démocratiquement ( ce qui est un énorme SCANDAL ) ? N'est-ce pas ces derniers qui envoient à ceux là des oukases , des directives de toutes sortes de préférence antisociales . Les chefs d' Etats nationaux sont OBLIGES de les éxécuter promptement sinon gare aux fortes amendes ce dont les contribuables malheureusement devront s'en charger .... L' Union européenne ce n'est rien d'autre qu'une vaste BUREAUCRATIE ULTRALIBERALE au service exclusif de DAS KAPITAL à visage inhumain ....