Le 18 mars dernier, à l'initiative de Jean-Luc Mélenchon, avait lieu la Marche pour la 6e République à Paris. (Photo Geoffrey Froment / Flickr)

Percée de Mélenchon : la crainte des marchés face à l’espoir du peuple

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Marc Botenga

« Nous sommes les précurseurs d’un monde tout neuf. Vous autres, la jeune génération, vous avez un monde entièrement neuf devant vous. » C’est le message d’espoir porté par Jean-Luc Mélenchon. Dans les sondages, le candidat de gauche à la présidence française talonne les favoris. Il est même devenu le candidat le plus populaire parmi les jeunes.

La peur des banques

Jean-Luc Mélenchon bouscule le paysage des présidentielles françaises. Crédité de 19 % dans les sondages, il pourrait passer au deuxième tour de l’élection présidentielle française. Un deuxième tour entre l’extrême-droite de Marine Le Pen (Front national) et le banquier Emmanuel Macron (avec son « mouvement » En Marche) pourrait ne pas avoir lieu. Le rêve du monde des finances de faire élire leur candidat en le présentant comme « seule alternative » au Front National s’écroule. Les sondages annoncent Mélenchon vainqueur beaucoup plus largement que d’autres face à l’extrême droite au deuxième tour.

Le 9 avril dernier, 70 000 personnes ont assisté au meeting de Jean-Luc Mélenchon à Marseille. (Photo jlm2017.fr)

Alors l’establishment menace. Comme à chaque fois que les choses ne tournent pas comme les marchés le veulent. Comme en Grèce, comme en Espagne, ou comme en Belgique avec la montée du PTB. Ce sont les banques qui ont ouvert le feu. « La vitesse de la hausse de Mélenchon dans les sondages pourrait mettre la pression sur la dette française », s’alarme la Société générale, banque française. « Il est important de regarder si ce moment positif pour Mélenchon se poursuit et si l’écart se rétrécit encore », note la Deutsche Bank. La très française Société générale et la Deutsche Bank sont unies dans leur inquiétude par rapport à Mélenchon. C’est connu, les banques aiment la démocratie quand on élit leurs candidats, mais pas du tout quand la population conteste la dictature des marchés.

Le journal boursier Les Echos, le quotidien de droite le Figaro ou encore la chaîne de télé BFMTV leur ont emboîté le pas. Mélenchon serait un « Chávez français », avec un programme qui promet « l’URSS des années ’50 ». Les marchés financiers redouteraient le « risque Mélenchon » et agitent le spectre de la faillite. Les adversaires de Mélenchon se déchaînent. Le président du MEDEF, la grande organisation patronale française, Pierre Gattaz, qui n’a eu aucun souci à inviter Marine Le Pen à une causerie, accuse Mélenchon de défendre « ruine, désespoir et désolation, pauvreté généralisée ». François Hollande, président socialiste, surenchérit. Pour lui, depuis que Mélenchon monte, cette campagne présidentielle sent mauvais.

Une crise économique et politique profonde

La France fait face à une crise économique profonde. Le chômage y touche officiellement une personne sur dix. Neuf millions de Français, dont trois millions d’enfants, vivent sous le seuil de la pauvreté. Pendant ce temps, de Fillon à Le Pen, une bonne partie des politiciens sont pris les deux mains dans le sac des emplois fictifs et des scandales de self-service.

Parce que, oui, la crise est aussi politique. Cela fait des années que les Français veulent changer de cap. Des années que les politiciens de droite comme de gauche leur mentent. Nicolas Sarkozy a prétendu vouloir moraliser le capitalisme, mais a dirigé la colère vers les immigrés et les quartiers populaires. François Hollande a démagogiquement promis que son ennemi serait la finance, pour ensuite engager le banquier Emmanuel Macron. Aujourd’hui, l’establishment propose soit l’affairiste Fillon, soit le banquier Macron. Beaucoup de gens sont dégoûtés. Aux régionales de 2015, le taux d’abstention parmi les classes populaires était de 50 %.

Pendant longtemps, c’était surtout le Front National qui a capté ce dégoût du politique. Avec un programme pourtant libéral, Marine Le Pen s’est servi d’une très fausse rhétorique ouvrière. L’Union européenne et l’austérité ont renforcé l’extrême droite. Empêcher de toucher aux privilèges des plus riches, c’est encourager de s’en prendre aux plus faibles. C’est créer les conditions pour la division et la lutte de tous contre tous. Refuser de créer des logements publics, c’est dire aux gens : « Battez-vous entre vous pour les logements existants ». Refuser d’investir dans les écoles, c’est créer la concurrence pour les meilleures places.

Du « Dégagez-les » à l’espoir

Aux meetings de Mélenchon, le « dégagisme » fait fureur. « Qu’ils dégagent tous, ces politiciens corrompus qui nous mentent », voilà l’idée. L’establishment sous-estime et méprise la colère des gens. Les gens en ont marre. Les jeunes n’acceptent pas le nouveau dogme de « la génération qui vivra moins bien que ses parents ». Ils veulent de l’espoir et du changement.

Face à la fausse alternative du nationalisme xénophobe de Le Pen ou le libéralisme autoritaire de Hollande et Macron, les gens cherchent une voie alternative. Aux États-Unis, cela s’est concrétisé dans le soutien pour le mouvement de Bernie Sanders. En Angleterre, dans l’adhésion de la base du Labour à la présidence de Jeremy Corbyn. En Espagne, à la dynamique autour de l’alliance Unidos Podemos.

Mélenchon reprend les aspirations sociales des gens et propose un message d’espoir. Avec l’idée de refonder la République française, il se présente en candidat des droits sociaux, de l’écologie et de la paix. Cela implique de rompre avec les règles européennes. Face à la privatisation croissante, son programme propose l’hôpital, l’éducation et la gestion de l’eau publics afin de garantir à chaque personne des services de base de qualité.

Il insiste sur l’égalité salariale entre hommes et femmes et l’abolition de la Loi Travail (Loi El Khomri). Aux énormes inégalités salariales, il oppose une échelle de salaires de 1 à 20. La France Insoumise (le mouvement créé en soutien à sa candidature) propose la création de 3,5 millions d’emplois par la réduction du temps de travail.

Un programme vraiment large

Depuis un an, la France insoumise développe en effet un programme assez détaillé. Le programme aborde des thèmes que les autres candidats ignorent, comme le nombre en hausse des morts aux travail. Mais le candidat de gauche ose aussi innover en parlant de l’espace, du numérique, de l’uberisation, des animaux ou l’importance de la mer.

Charlie Le Paige, président de Comac (mouvement étudiant du PTB) a assisté au meeting de Mélenchon à Lille : « Avec la délégation du PTB, j’ai particulièrement apprécié le passage sur l’écologie. Sur la nécessité de changer, de sortir du fossile et du nucléaire, sur le nombre d’emplois que cela pourrait créer. La droite n’en parle jamais. Ils sont tous pour le nucléaire. Ils sont totalement indifférents à la destruction des sols, aux cancers provoqués par les pesticides, aux problèmes de l’agriculture industrielle. » Le programme de la France Insoumise veut 100 % d’énergie renouvelable d’ici 2050. En parallèle, la restauration collective, dans les écoles par exemple, devrait pouvoir s’orienter sur une alimentation 100 % biologique. Il s’agit d’un enjeu de santé publique, mais aussi de stopper la maltraitance animale dans les fermes-usines.

Michaël Verbauwhede, député bruxellois du PTB, a assisté au meeting à Marseille: « Un meeting commencé par une minute de silence très poignante aux milliers de personnes qui meurent chaque année dans la Méditerranée en tentant de fuir la guerre et la misère. Et, situation internationale oblige, une longue partie de son discours a été consacré à la paix et au risque de guerre : "On ne prépare pas la paix en préparant la guerre, on prépare la paix en travaillant à la paix." » Le programme de la France Insoumise propose de sortir de l’Otan et de réviser les alliances de la France avec le Qatar et l’Arabie saoudite. Un renforcement de l’ONU devrait permettre d’agir contre les nombreuses menaces pour la paix, qui augmentent depuis l’élection de Donald Trump à la Maison blanche.

Organiser la résistance face à ceux d’en haut

« Leur système au point de départ c’est ça : comment surexploiter, exploiter davantage encore, le travail. Quelle est la limite à l’exploitation ? La résistance à l’exploitation. » Mélenchon a raison de souligner que, sans un large mouvement, aucun réel changement n’est possible. Ceux qui se déchaînent aujourd’hui contre ses propositions ne sont pas à sous-estimer. Ils ont de puissants relais dans les institutions étatiques françaises et européennes. Le gouvernement grec d’Alexis Tsipras en a fait l’expérience.

La campagne de Mélenchon reste en premier lieu une campagne électorale, présidentielle et donc forcément personnalisée. Une véritable rupture sera par contre impossible sans l’engagement de dizaines – voire centaines – de milliers de personnes au-delà de cette campagne, et au-delà de la France. Au-delà de cette campagne, parce que c’est d’en bas que viendra le changement. Des gens qui décident eux-mêmes de prendre leur sort en main et de changer le rapport de force. De s’engager dans leur syndicat, leur association, leur école, leur parti pour devenir des acteurs conscients du changement.

Une social-démocratie libérale

La social-démocratie se montre incapable d’incarner une quelconque alternative sociale. «  En 2012, les gens en avaient assez de Sarkozy. Sa remontée dans les derniers jours avait donné beaucoup de crédit au vote utile en faveur de Hollande, raconte Alexis Corbière, porte-parole de Jean-Luc Mélenchon au journal L’Humanité. Des études estiment que 30 % des électeurs de Hollande ont hésité avec Jean-Luc Mélenchon. » Hollande a trompé ces gens. Il n’y a eu aucune rupture, aucune renégociation des traités, aucune guerre avec la finance. Une bonne partie de l’appareil du PS préfère maintenant même soutenir Macron plutôt que le candidat officiel du PS, Benoît Hamon. C’est le virage libéral assumé. Macron prône un programme libéral dur. Il veut encore réformer la Loi Travail par ordonnance. Affaiblir la négociation collective, couper 120 000 postes dans le secteur public, et imposer de nouveaux sous-statuts tout en évitant le parlement, un projet séduisant pour des « socialistes » à la Valls et Hollande. Hamon, pourtant moins radical que le britannique Jeremy Corbyn, se voit comme son homologue du Labour, abandonné par son parti. Avec Benoît Hamon crédité de 8 %, le PS français suivra peut-être l’écrasement des partis socialistes grecque et hollandais.

 

Des questions sur le programme de Mélenchon

D’une perspective progressiste, certaines propositions de la Franse Insoumise posent néanmoins question. La restauration pleine et entière de l’indépendance militaire, avec les investissements nécessaires, par exemple, ou l’insistance sur la francophonie comme « nouvel acteur géopolitique » peuvent avoir un sens assez chauvin. Le « protectionnisme solidaire » prôné en matière commerciale semble porter en lui une contradiction. Le protectionnisme sert textuellement à « se protéger » d’un autre pays. La solidarité à coopérer, à s’entre-aider. C’est deux visions opposées. Le protectionnisme n’arrête d’ailleurs ni la concurrence, ni le marché. Une taxation sociale aux frontières sur base du droit social du pays exportateur pourrait même pénaliser le développement de certains pays qui ne se trouvent pas (encore) au niveau de développement de la France. Pourquoi dès lors ne pas mettre la priorité sur un commerce équitable sur base d’une production organisée différemment ?

 

Une campagne hors du commun

Si la campagne officielle a commencé depuis le 10 avril 2017, Mélenchon est entré en campagne début 2016 afin de construire une base. Lors de ses meetings, Mélenchon manie un langage limpide. Il mélange poème, polémique, phrases courtes, compréhensibles, qui parlent. C’est voulu. Il s’agit de parler à un maximum de personnes dans un langage clair. L’establishment fait tout pour rendre la politique incompréhensible. Pour éloigner les gens de la politique afin d’avoir les mains libres. Mélenchon fait le pari opposé. Pousser les gens à s’intéresser à la politique, à la société, c’est le pari de sa campagne. Combattre l’abstentionnisme.

Les façons d’y arriver sont nombreuses. Dans un souci d’impliquer les gens, la campagne a mis sur pied la France Insoumise, un mouvement de soutien. Il utilise NationBuilder, comme Bernie Sanders aux États-Unis, un logiciel qui offre une plateforme digitale et permet de construire une communauté sur internet. Cela aurait aussi permis de recueillir des propositions programmatiques des gens.

Afin de toucher des publics différents, il y a aussi le jeu vidéo Fiskal Combat, où l’on secoue des politiciens fraudeurs pour que les sous tombent de leurs poches, une chaîne YouTube populaire, la Web radio « Les jours heureux », les hologrammes et les sept caravanes avec une centaine d’arrêt dans les quartiers populaires. Meeting après meeting des dizaines de milliers de jeunes et moins jeunes s’éprennent d’un changement fondamental. Ils étaient 25 000 à Lille, 70 000 à Marseille, 130 000 à Paris…

Ci-dessus, une image tirée de la Revue de la semaine, une capsule vidéo hebdomadaire sur la chaîne YouTube de Jean-Luc Mélenchon, qui rencontre un succès inégalé.

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Commentaires

Je suis avec grande attention les débats et les sondages. Je suis curieux de savoir qui va être élu. Les sondages donnent des tendances, mais entre les intentions de votes et la réalité c'est parfois tout autre chose. Je suis très attentif au résultat final qui pourra peut-être influencer les électeurs belges lors des prochaines élections.
MÉLANCHON PRÉSIDENT ! Un rêve qui se profile comme une réalité. Alors, soyons solidaires et rêvons tous ensemble ! Car, ensemble, on est plus fort; c'est bien connu.
L’establishment menace et s'est normal. Lorsque le profit à tout prix est menacé, cela inquiète, cela fait peur à cette classe de nantit. Ils ne veulent pas une part du gâteau, ils veulent tout. Le partage, ils ne connaissent pas alors ils parlent de populisme sans très bien savoir de quoi ils parlent. Dans certaines interviews on entend que la gauche est dangereuse, la société va revenir à l'époque de l' URSS, cela me fait beaucoup rire. L'establishment à peur et a raison car les richesses doivent revenir à ceux qui les produisent, c'est-à-dire, aux travailleurs et non à ceux qui ne cherchent que le profit au détriment de tous. On nous parle aussi souvent de Cuba, le régime de Castro, mais qu'en est-il ? LE PTB FAIT PEUR......EST DANGEREUX ......AH BON !!! Oui,oui, le PTB est associé à la révolution Cubaine et Castro, le communisme, l'ex URSS, le marxisme et que sais-je encore.... Un peu d'histoire ne fera pas de tort et pourra éclairer les politiques qui tiennent des discours sans la moindre connaissances et donc, une fois de plus trompent l’opinion publique. Qui est Marx ? Karl Marx Philosophe, économiste et militant politique allemand 1818 - 1883 Né à Trêves dans une famille d'origine juive convertie au protestantisme, Karl Marx étudie le droit, l'histoire et la philosophie. Il débute par une activité de journaliste dans la "Gazette rhénane". Il se trouve au carrefour de la philosophie allemande (Hegel, Feuerbach), du socialisme utopique français (Saint-Simon, Fourier) et de l'économie politique britannique(Smith, Ricardo) Karl Marx développe une philosophie basée sur la lutte des classes (exploitants et exploités) qui est le moteur de l'histoire. Qui est Engels ? Friedrich Engels Philosophe et théoricien socialiste allemand 1820 - 1895 Fils d'une famille d'industriels allemands ayant fait fortune dans le textile, Friedrich Engels suit des études de philosophie à Berlin et se passionne pour les idées d'Hegel et de Feuerbach. C'est là qu'il fait la connaissance de Karl Marx. En 1842, Engels s'installe à Manchester, en Angleterre, pour travailler dans une société industrielle où son père a des intérêts. C'est là qu'il s'intéresse au sort des ouvriers et bâtit une philosophie matérialiste fondée sur les classes sociales et sur la prédominance de l'économie dans l'Histoire. En 1844, lors d'un voyage à Paris il retrouve Karl Marx et constate avec lui la similitude de leurs visions philosophiques. Les deux philosophes décident alors de collaborer. La révolution cubaine et Castro. Il faut savoir qu’avant la révolution à cuba, le pays était sous la dictature de Batista qui instaure un régime pro-américain. Son gouvernement est accepté internationalement, surtout par les États-Unis, mais sur l’île, il créer des tensions car Fulgencio vend pratiquement tout le pays aux grandes compagnies américaines. Le peuple cubain, de toutes les classes, s’appauvrit rapidement. C’est surtout cette exploitation des Cubains par les Américains qui a poussé Fidel Castro et ses troupes à vouloir renverser le gouvernement. Leurs slogan; cuba aux Cubains, résume bien la motivation qui les animes. C’est pour délivrer le pays de la dépendance envers les États-Unis, pour redonner aux cubains les ressources qui leur appartiennent et pour cesser cette exploitation. C’est donc ce qui à causer le rassemblement de plusieurs hommes, avec à leur tête, principalement, Fidel Castro, Raùl Castro et Ernesto Che Guevara, pour renverser la dictature Batista. Chacun se bat pour sa propre liberté et, du même coup, pour celle du peuple cubain. Ils ont compris une chose bien importante, c’est que le travaille d’équipe crée la victoire. En 1959, finalement, la guérilla gagne son combat lorsque Batista s’enfuit du pays. Fidel Castro, leader du soulèvement, prend le pouvoir et engage le pays dans une alliance avec l'Union soviétique d'où, un boycott commercial par les États-Unis depuis 1961. Est-ce que Marx et Engels étaient des hommes politiques ? Est-ce que Castro a eu tort de redonner Cuba aux Cubaines et aux Cubains ? Est-ce la faute du régime Castriste que les habitants ont été privés ou est-ce la faute du boycott commercial des États-Unis ? La réalité, c'est que le PTB suit une philosophie, le marxisme n'est pas une politique ni un parti. Les politiques doivent arrêter de faire l'amalgame entre des faits et/ou des personnes qui ne reflètent pas la réalité. OUI, le PTB fait peur au libéralisme/capitalisme. OUI le PTB fait peur aux riches. OUI, le PTB fait peur à l’establishment. OUI, le PTB fait peur aux cumulards. OUI, le PTB fait peur à ceux qui vivent sur une autre planète, à ceux qui sont complètement déconnectés de la réalité du quotidien. OUI, le PTB fait peur en grimpant de façon fulgurante dans les sondages. OUI, le PTB est l'unique porte de sortie des inégalités et des injustices. Les urnes porteront la pensée du peuple.
Melenchon ! De loin l'option qui propose non seulement un programme complet, chiffré, et pire, possible et réalisable, mais aussi une vision d'avenir, le seul dont l'espoir est la au bout et se reposant sur tous.... Il suffit de se mettre au travail, fini les oligarchies et autre puissant, la démocratie se réalise par tous... Ce n'est pas des propositions, c'est un ensemble de formules et manière de réussir la transition énergétique, numérique, et régler les problème agroalimentaire en replaçant le bio comme le normal de l'agriculture et le chimique l'artificielle... Melenchon une chance de transition, et elle effraie tous le système qui repose sur le capital, l'économie en oubliant l'humain...
Ayant un esprit fort critique, j'aime à 80% les idées de Mélenchon. Pour les 20% restants, sa position sur la Libye et récemment sur la Syrie ou il estime qu'il faut aider les Syriens à se débarrasser de Bachar el Assad m'interpelle. La Syrie est un pays souverain qui n'a pas besoin de son ingérence. Son appartenance à la Franc Maçonnerie me laisse assez indifférent J'aime bien Jacques Cheminade mais si peu médiatisé que l'issue est connue. Pour le reste, je trouve la banque Macron encore plus dangereuse que Le Pen.
La francophonie, c'est un fonds de commerce, bien exploité, ça peut faire entrer des recettes ! Surtout à l'heure où le système informatique entièrement alimenté par une évolution caractéristique de la langue anglaise a développé à travers le net et mis en place un nouvel et inédit langage universel. Quant au résultat final, bien malin qui peut le prédire. Quand on se retrouve dans l'isoloir on n'a plus besoin de plaire à personne ! Et encore quand on se déplace jusqu'au bureau de vote. Alors, tenir compte des enthousiasmes et des sympathies exclut des statistiques fiables quant aux abstentions. Si l'on voulait modifier le comportement des électeurs à ce propos, il faudrait amener les gens aux urnes un jour de semaine. Mais cela reviendrait encore bien plus cher.
Quand un Melenchon en Belgique ?????
Bonjour, Je suis Mélenchon depuis le début, je l'ai tellement écouté qu'en bon marxien je lui fais confiance. Vous mettez en exergue le problème de la francophonie. C'est un faux problème, pour moi c'est secondaire comme les religions cela disparaîtra comme c'est venu dixit K.Marx. Par contre vous ne parlez pas de l'idée qu'il a de remettre en place le cercle des non alignés en guise de troisième voix en matière de pouvoir mondial. Il m'a fallu très longtemps avant d'adhérer à notre parti. Ne me décevez pas
Magnifique attitude tout à fait digne d'une vrai gauche. Ce relais de l'action de la France Insoumise, je la perçois comme un gage d'ouverture véritable et de cohésion populaire intelligente et intelligible. Bravo. Et merci pour le peuple qui a besoin d'espoir dans la clarté. Dominique Bodart pour le groupe d'appui à la FI : fb >> France insoumise - Semois ardennaise / groupe WI-FI 300