Sofie Merckx, élue PTB au conseil communal de Charleroi depuis 2012, et Germain Mugemangango, président du PTB Charleroi.

Message du PTB aux 25 000 Carolos qui disent vouloir voter pour lui

Un récent sondage met le PTB à 25 % à Charleroi, ce qui représente 25 000 personnes qui disent vouloir donner leur voix au parti en 2018. Le principal défi pour la section locale carolo est maintenant de rencontrer ces 25 000 Carolos. Et de les mobiliser pour faire de Charleroi une ville solidaire.

Selon le dernier sondage de Sudpresse, le PTB deviendrait le premier parti à Charleroi. Qu’en pensent Germain Mugemangango, porte-parole francophone du PTB et président du PTB Charleroi et Sofie Merckx, élue depuis 2012 au conseil communal ?

Ces sondages marquent une évolution importante. Quel est votre sentiment ?

Germain Mugemangango. Les gens nous apprécient pour notre travail de terrain. C’est encourageant et valorisant de voir tout ce soutien autour de l’action des centaines de membres qui se donnent à fond dans notre ville. Maintenant, il faut bien se rendre compte que nous ne parlons que de sondages. En 2012, le PTB entrait au conseil communal avec... 3,4 % des voix. Si on a 15 % des voix aux prochaines élections communale, ce serait déjà une belle raison de faire la fête ! (Rires)

Si on a 15 % des voix aux prochaines élections communale, ce serait déjà une belle raison de faire la fête ! 

Sofie Merckx. Au début de mon mandat, alors que je défendais l’idée d’avoir plus de logements publics, une échevine avait déclaré que je voulais « un monde de bisounours ». C’est chouette de voir qu’aujourd’hui 25 % de Carolos aspirent aussi à ce monde de bisounours. (Rires) Plus sérieusement, c’est un grand encouragement à poursuivre nos combats. Que ce soit le combat contre le nombre élevé de logements vides dans notre ville, contre les logements insalubres de La Sambrienne ou pour résoudre les problèmes de stationnement en rue, il n’y a pas de petits problèmes pour le PTB. Les gens voient que le PTB est à leurs côtés. Ces injustices, nous les faisons remonter au conseil communal et nous invitons les gens à venir voir comment ça se passe. Nous avons amené, pendant cette mandature, des centaines de Carolos au conseil communal et j’en suis fière.

 

Avec de tels sondages, vous devriez sérieusement penser à participer à une majorité communale non ?

Germain Mugemangango. Tout d’abord, comme je le disais tout à l’heure, on ne va pas réfléchir à des coalitions sur base de sondages. Ceci étant, tous les partis politiques ont vocation à exercer le pouvoir. C’est le cas pour nous aussi. Mais si nous ne voulons pas vivre la même mésaventure qu’Ecolo au niveau fédéral, un parti qui a participé au pouvoir dès 1999 mais qui n’a pas pu réaliser son programme, nous devons bien réfléchir à deux questions cruciales : « aller en coalition avec qui ? » et « pour faire quoi exactement ? »

Sofie Merckx. Les Carolos ont payé le prix fort du retour à l’équilibre budgétaire. On a fermé beaucoup de structures proches du citoyen (les maisons de quartier, les piscines...) et cela au profit de quelques projets phares principalement situés au centre-ville. Par exemple, pour le budget investissement 2016, seul 20 des 130 millions prévus étaient destinés à des quartiers situés hors du centre-ville. Il faut tout de même se souvenir que 90 % des Carolos habitent hors du centre-ville. A Charleroi, il y a 55 quartiers, l’hyper-centre qui concentre les investissements représente… deux quartiers. In fine, on a une ville qui offre moins de services mais avec une taxation de plus en plus forte. Un exemple récent : le parking payant introduit depuis cette année. Une mesure qui impacte les citoyens de tout Charleroi et en particulier les commerçants. On a l’impression qu’il y a un Charleroi qui gagne côté pile, mais que côté face on trouve un Charleroi qui perd… Pendant cette mandature, le nombre de logements publics vides a triplé, le nombre de logements publics a diminué de 400 logements et, à côté de ça, on construit des logements inaccessibles comme ceux des Closières à Mont-sur-Marchienne. Le moins cher de ces logements coûte 180 000 euros. Soit bien au-dessus des moyens de la majorité des Carolos.

Les gens qui nous soutiennent veulent une politique en rupture avec ce que la majorité communale a fait jusque maintenant. 

Germain Mugemangango. Nous avons un projet de ville solidaire pour Charleroi. Nous voulons une ville où les Carolos se sentent bien. Une ville dans laquelle on peut vivre sans posséder de hauts revenus et avec des services communaux en suffisance et de qualité. 

Nous nous opposons à une ville où la politique est guidée pour la volonté de faire du bling-bling et d’attirer les touristes. La question se pose maintenant de savoir quel autre parti actuellement présent dans la majorité communale voudrait aussi défendre un projet solidaire pour Charleroi. Il est à noter qu’en 2012, alors que le PS avait la majorité absolue, il a préféré faire une coalition avec des partis de droite ou de centre-droit comme le MR et le cdH. Cette coalition partage manifestement la même vision de la ville. De notre côté, on ne pourra évidemment pas s’entendre avec le MR. On peut espérer que les lignes bougeront au sein du PS carolo mais on doit bien reconnaître que la politique actuelle de Paul Magnette au niveau communal est basée sur le city marketing : une ville qui veut faire concurrence aux autres villes belges et européennes pour attirer des citoyens plus fortunés et des multinationales. Les gens qui nous soutiennent veulent une politique en rupture avec ce que la majorité communale a fait jusque maintenant. Le PTB ne participera pas au pouvoir pour fermer des piscines mais pour en ouvrir. Il n’ira pas au pouvoir pour que les communes pauvres continuent à faire payer les taxes les plus lourdes mais plutôt pour organiser la solidarité fiscale entre les communes. Nous ne voulons pas décevoir les électeurs au lendemain des élections en trahissant nos principes. 

25 % de Carolos qui envisagent de voter PTB, cela équivaut à 25 000 Carolos. Quel message leur adressez-vous ?

Germain Mugemangango. C’est un chiffre énorme. 25 000 Carolos pensent voter PTB. Cela veut dire que derrière une porte sur quatre dans ma ville, il y a un électeur potentiel du PTB.

Mais c’est aussi notre défi. Nous ne connaissons qu’une petite partie de ces gens aujourd’hui. Nous voulons rentrer en dialogue avec tous ces Carolos désireux de changement. C’est notre première préoccupation.

Nous avons besoin de tous les talents possibles pour nous rejoindre dans les actions concrètes

Sofie Merckx. Les élections auront lieu dans un an. Nous voulons aller à la rencontre des personnes derrière cette grande vague de sympathie. Nous voulons savoir ce que nos électeurs potentiels pensent. Nous avons élaboré un plan ambitieux pour entrer en dialogue avec eux. Pour leur proposer de nous rejoindre. Nous avons besoin de tous les talents possibles pour nous rejoindre dans les actions concrètes. Que ce soit pour organiser une soirée pour débattre des idées du parti ou pour faire une action pour la réouverture d’une piscine. Nous ne maîtrisons pas encore l’ensemble des dossiers. Nous sommes donc à la recherche de personnes qui veulent mettre à profit leur expertise pour nous aider.

Vous évoquez souvent la nécessité de construire un rapport de force pour gagner…

Germain Mugemangango. C’est positif de voir autant de gens vouloir voter pour nous. C’est un grand soutien. Mais notre objectif est de construire un mouvement social large, capable de créer un rapport de force contre cette société ultra-libérale. Pour cela nous avons besoin que des gens rejoignent ce mouvement large. C’est à travers des luttes que nous avons pu obtenir des conquêtes. Pour cela nous avons besoin de beaucoup de gens. Le dernier barbecue du parti à Charleroi a été organisé par Mirella, une nouvelle membre de Montignies-sur-Sambre qui a l’habitude d’organiser des mariages. Grâce à son talent, et de toute l’équipe de bénévoles, nous avons tous bien mangé et les bénéfices de la soirée ont doublé par rapport à l’année passée. 

 

 

L'appel à tous ceux qui ont le coeur à gauche de rejoindre le PTB

Avec le PTB, vous pouvez contribuer à changer la société de mille et une manières. Car le PTB croit dans la force du collectif, dans le fait que chacun a un talent et peut contribuer à rendre le monde meilleur.

Amenez vos talents et formons ensemble la grande vague du changement social.

 

J’agis

 

 

   

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Commentaires

Il n'y à pas de miracle seul le travail et l'honnêteté paye et vous réunissez les deux conditions . Bravo les Cama
Est-ce que toutes les piscines que le PTB compte ouvrir, seront mixtes H24 ; 7j/7 (pendant tous les jours d'ouverture) ?
Plutôt intéressée par les propositions du ORBite, je suis assez étonnée que l'interview des porte-paroles Carlos soit presque mot pour mot de celle de ceux de Liège. Ça donne l'impression que çaa été écrit par la même personne avec de nombreux copiés-collés. Je trouve le procédé curieux.
Une rumeur (dont je n'ai pu vérifier la véracité) court dans le quartier Nord à Liège : il semblerait que des fonds du Logement social carolo aient été investis dans l'achat d'un (?) immeuble de notre quartier. A vérifier.