Ma pension est un droit, pas une tombola : la nouvelle campagne du PTB pour défendre nos pensions

Connaissez-vous déjà la pension à points ? C’est le nouveau système de « pension-tombola » que le gouvernement veut nous imposer. Ce n’est qu’en toute fin de carrière que vous saurez combien vous pourrez espérer toucher et à partir de quel âge vous pourrez arrêter. Vous n’en voulez pas ? Le PTB non plus, et vous propose de se mobiliser pour le droit à une pension décente.

Ma pensions est un droit, pas une tombola. Tirez la sonnette d’alarme dès maintenant, faites passer l’info et, ensemble, faisons reculer le gouvernement. Surfez dès maintenant sur www.pastoucheanospensions.be.

D’abord, le gouvernement nous impose de travailler plus longtemps. Ensuite, il tente de couper dans nos pensions. Certains perdraient plus de 100 euros par mois. Comment osent-ils ? Nos pensions sont déjà parmi les plus basses d’Europe.

Depuis plusieurs semaines, le PTB invite à tirer la sonnette d'alarme pour sauver nos pensions. Cette mobilisation devient d'autant plus urgente que le ministre des Pensions Daniel Bacquelaine semble vouloir accélérer l'instauration de la pension à points, qui fera de nos pensions une vraie tombola. Explications.

La pension à points : comment ça marche ?

« C’est la grande réforme des pensions depuis la seconde guerre mondiale », déclare un député libéral. C’est du lourd. Mais pas pour un mieux. Avec ce nouveau système, ce n’est qu’au dernier moment que vous saurez combien vous toucherez. Et vous ne serez certain de l’âge possible de votre départ à la retraite que trois ans à l’avance. Une vraie tombola où tout le monde est perdant.

« On n’achète pas à manger avec des points, mais avec des euros »

Pour comprendre, partons du système actuel. Aujourd’hui, dans la Tour des Pensions, à Bruxelles, on tient un compte de pension pour chaque travailleur. Une partie de notre salaire y est inscrit. Chaque année, notre cotisation y est donc fixée et est acquise. Ce sont des droits acquis, auxquels personne ne peut toucher.

Dans le système « à points », on ne construit pas sa pension avec des euros, mais avec des points. Pour une année travaillée au salaire moyen, on gagne un point. Pour une année où l’on gagne 10 % de moins, c’est 0,9 point. 10 % de plus, c’est 1,1 points. 

Or « on n’achète pas à manger avec des points, mais avec des euros », dénonce le député PTB Raoul Hedebouw.

Quelle valeur auront ces points ?

Si le gouvernement devait encore sauver les banques ayant trop spéculé comme avec la crise de 2008, votre pension baisserait.

C’est un des nœuds du système. Ce n’est qu’en toute fin de carrière qu’on vous dira quand vous pourrez transformer ces points en pension et quelle sera la valeur du point. Celle-ci dépendra notamment, comme le formule joliment le ministre des Pensions Daniel Bacquelaine, des « évolutions démographiques et financières ».

Cela sonne bien, mais c’est en réalité extrêmement grave. En effet, concrètement, la valeur du point évoluera selon le salaire moyen. Plus il y aura de flexijobs et d’intérims, comme cela se passe avec ce gouvernement, plus votre pension serait basse.

Pareil avec la dette de l’État. Si le gouvernement devait encore sauver les banques ayant trop spéculé comme avec la crise de 2008, votre pension baisserait. À l’avenir, les pensionnés ne seraient qu’une variable d’ajustement budgétaire pour le gouvernement.

Enfin, si on vit plus longtemps, votre pension baisserait. Voilà comment le gouvernement transforme une bonne chose – le fait de vivre plus longtemps – en une mauvaise nouvelle. Il faut le faire.

« Les pensions ne vont pas baisser », s’écrient pourtant en chœur plusieurs ministres (à la pension de 6500 euros). Rien n’est moins sûr. Si l’on prend l’Allemagne, où le système à points a été introduit, on constate que les pensions ont accumulé depuis 2002 un retard de 7 % par rapport à l’évolution des salaires.

Pour le PTB, notre pension est un droit, pas une tombola

Les pensions sont un des points faibles du gouvernement, et il le sait

Le système a points change radicalement la manière dont est organisé notre système de pension. Et pas dans le bon sens : il ne fait qu’organiser l’incertitude. C’est pourquoi le PTB veut tout faire pour empêcher le gouvernement de l’instaurer.

Nous appelons un maximum de monde à tirer la sonnette d’alarme pour nos pensions. Il est encore temps d’agir. Les pensions sont un des points faibles du gouvernement, et il le sait. Beaucoup de gens n’ont pas digéré les nombreuses réformes antisociales qu’il a menées, et qui nous feront travailler plus longtemps pour moins de pension. C’est un des éléments les plus impopulaires de sa politique, et donc un de ceux où un mouvement fort peut obtenir une victoire, en étant nombreux et déterminés. C’est à nous de montrer au gouvernement que non, il ne peut pas casser impunément notre sécurité sociale.

De bonnes pensions pour tous et toutes

Des pensions plus élevées sont tout à fait payables

Les personnes qui ont travaillé toute leur vie ont droit au repos et à un revenu décent. C’est pourquoi nous ne voulons pas d’un système à points. Nous sommes pour le maintien de l’âge de la pension légale à 65 ans, pour le maintien de la pension anticipée à 60 ans et pour le maintien du droit à la prépension dès 58 ans.

Nous proposons également d’augmenter les pensions à 75 % du revenu moyen, avec un minimum de 1 500 euros. C’est notamment important pour de nombreuses femmes. Elles sont en effet particulièrement touchées par les mesures actuelles du gouvernement.

Des pensions plus élevées sont d’ailleurs tout à fait payables. La preuve en Autriche, où l’âge de la pension légale est toujours fixé à 60 ans pour les femmes et à 65 ans pour les hommes, et où les pensions sont supérieures aux nôtres d’au moins 50 %. D’autre part, à l’heure où éclate un énième scandale de fraude et d’évasion fiscale, les Paradise Papers, on se dit que le gouvernement devrait plutôt aller chercher l’argent chez ces grands fraudeurs fiscaux, et pas chez les pensionnés.

Pour en savoir plus sur les différentes attaques du gouvernement sur les pensions, lisez l'interview de Kim De Witte, spécialiste pensions du PTB : « Le plan de démantèlement des pensions décortiqué point par point par le PTB ».

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Commentaires

oui touche pas a ma pension , mais rien me vas les arrete il le ferons mais dans notre dos sans que l on quelque chose a dire , s et la meme chose qu il on fait avec les autres chose le travail etc etc , la seul maniere qui comprenne s et la maniere forte s et que les gens se rebelle contre se gouvernement de voleur et d incapable mais alors tous les gens et pas encore des tire au flanc qui veule travailer pour faire plaisir au patron