Gwendolyn Rutten, présidente de l'Open Vld, et Vincent Van Quickenborne, ancien ministre des Pensions. (Photo Wikimedia)

Les gens qui travaillent plus longtemps perdent 83 à 187 euros par mois

Le Conseil des ministres a aujourd’hui reconfirmé sa réforme des pensions pour les chômeurs de plus de 50 ans. « Nous voulons récompenser les gens qui travaillent », se défend le Premier ministre Charles Michel. Pour la présidente de l’Open Vld Gwendolyn Rutten, « personne ne sera perdant, avec ce gouvernement, vous allez toucher plus de pension ». « Il semble que le Premier ministre, le président de l’Open Vld et le ministre des Pensions souffrent d’amnésie collective », répond le président du PTB Peter Mertens.

« Le gouvernement Michel a supprimé le bonus de pension. Ce bonus assurait la réévaluation de la pension légale de 83,2 euros par mois pour tous ceux qui étaient actifs jusqu’à 65 ans et de 187,2 euros par mois pour ceux qui restaient actifs jusqu’à 67 ans (montants bruts) », explique Kim De Witte, le spécialiste pension du PTB.

« Le but du bonus de pension était double, ajoute Kim De Witte. D’une part, un encouragement financier à travailler plus longtemps et, d’autre part, une façon de renforcer les faibles pensions en Belgique. Notre pays est en effet à la traîne de l’Europe en ce qui concerne les pensions légales par rapport au dernier salaire. De nombreux travailleurs et petits indépendants recouraient au bonus pour augmenter un peu leur pension. »

« Le bonus de pension avait un effet très important pour beaucoup de gens (voir notre étude ici), précise Kim De Wite. En janvier 2013, pas moins de 119 585 salariés et indépendants bénéficiaient du bonus de pension. Entre 2014 et 2019, 150 432 autres personnes allaient s’y ajouter. Pour cela, le gouvernement avait prévu 135 millions d’euros dans son budget. Cet argent, le gouvernement Michel l’a supprimé. Résultat des courses : désormais, 150 432 pensionnés reçoivent entre 83,2 et 187,2 euros en moins par mois. »

« Le gouvernement Michel impose aux travailleurs non seulement de travailler plus longtemps et il coupe aussi directement dans les droits à la pension, conclut Peter Mertens. D’autres choix sont possibles et nécessaires. La Belgique dépense 11 % de son PIB dans les pensions. L’Autriche, elle, en est à près de 15 %. Les pensions y sont nettement plus élevées. C’est parfaitement finançable, si nous imposons un peu plus les grandes fortunes. »

 

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Commentaires

et les accidentés du travail du privé sont spoliés de leur indemnité à la pension, trouvez un peu un accidenté qui accepte de voir son indemnité versée à l'ETAT....... c'est ce qu'on fait aux accidentés du travail, ils gardent leur handicap, car après 60 ans c'est plutôt la santé qui décline et on a encore plus besoin de son indemnité..... en Belgique c'est les pensionnés du privé qui sont privés de leurs droits, et faire ça à des vieux c'est pas de l'abus de faiblesse ,,,??????
Et alors, que faite vous, que fait le parti PS, que dois-je faire, dite le moi, c'est pas facile de vivre avec cette pension, je vous remercie de bien vouloir me le dire la procédure.