Le PTB veut « faire rentrer la SNCB au 21ème siècle »

La brochure est disponible au PTB-shop, www.ptbshop.be

« La mobilité est un enjeu social et écologique majeur », c’est le message que le PTB entend faire passer à l’occasion de la sortie de sa nouvelle brochure sur la SNCB, « En route pour un service maximum ».

Téléchargez ici la brochure « En route pour un service maximum ».

« Notre vision répond à deux défis fondamentaux pour le futur de la Belgique », explique Michaël Verbauwhede, député bruxellois et spécialiste Services publics du PTB. « D’une part, le réchauffement climatique : l’Agence européenne de l’environnement écrit dans son rapport du 20 octobre 2015 que les émissions générées par le transport routier constituent un des principaux problèmes en Belgique. D’ici 2020, il convient donc de réduire les émissions de gaz à effet de serre de minimum 40 % par rapport au niveau de 1990 pour les pays industrialisés, dont la Belgique. Et le rail a un rôle à jouer là-dedans. » 

Pour rappel, le PTB a lancé sa nouvelle campagne environnementale, « Red is the new green » (plus d’infos ici).

« D’autre part, garantir le droit à la mobilité, poursuit le spécialiste, auteur de la brochure. Les grandes villes belges sont dans le haut du classement en termes d’embouteillages. La congestion va augmenter dans toutes les Régions belges. Les heures perdues dans les véhicules (causées par les embouteillages) vont augmenter de 35 % entre 2007 et 2020. Sans compter la facture de ces embouteillages. »

Une vision à contre-courant

Le PTB prône un service maximum pour le rail belge. « Plus il y aura de trains, plus les gens vont les utiliser. Il faut un réseau dense, ouvrir de nouvelles lignes, par exemple dans les zones rurales. Cela permettrait aux habitants de ces zones, abandonnés par les services publics, de pouvoir se déplacer facilement jusqu’aux villes moyennes et grandes. » En ce qui concerne les tarifs, le spécialiste du PTB rappelle « qu’une augmentation des tarifs de train, c’est la meilleure pub pour la voiture. Au contraire, les tarifs doivent baisser. L’accès en pleine égalité au service public de train nécessite qu’il soit accessible à tous, et donc bon marché. Cela nécessite du personnel en suffisance, aussi pour que le service soit de qualité. A mille lieues de la volonté de supprimer 7 000 postes de la ministre Jacqueline Galant (MR) ».

3 conditions pour un rail efficace

« Il faut trois conditions pour faire entrer la SNCB au 21e siècle », selon Marco Van Hees, député fédéral du PTB qui suit le dossier SNCB au Parlement. « D’abord, un rail correctement financé. C’est un choix politique. Veut-on privilégier les voitures de société ou le transport en commun ? La fiscalité avantageuse que le gouvernement octroie aux premières nous coûte 4 milliards d’euros… Sans compter le coût lié aux embouteillages : plusieurs milliards par an. »

« Ensuite, un fonctionnement démocratique. Un exemple : en Suisse, lors de changements d’horaires, des horaires provisoires sont publiés 6 mois avant leur mise en application. Les usagers ont plusieurs semaines pour émettre leur avis et remarques. En Belgique, on met les usagers devant le fait accompli. »

« Pour finir, il faut que le rail reste public. Un service public doit permettre une meilleure planification, sera meilleur pour la sécurité des travailleurs et des navetteurs, plus efficace et, last but not least, plus économique. »

Le PTB organise des conférences dans différentes villes de Belgique pour présenter sa vision du rail. Plus d'infos à venir. 
Si vous vous voulez également organiser une soirée-conférence dans votre commune ou votre quartier, vous pouvez contacter Michael Verbauwhede via son adresse mail : michael.verbauwhede@ptb.be. 

La brochure est disponible au PTB-shop: www.ptbshop.be

 

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