Le PTB et Comac à Bonn pour manifester pour le climat

Du lundi 6 au vendredi 17 novembre, un nouveau sommet climatique international se tiendra à Bonn, en Allemagne. Comac, l’organisation des étudiants du PTB, se mobilise afin d’y exercer une pression d’en bas et « plaider en faveur d’un plan climatique ambitieux et contraignant ». 

Pour rappel, en 2015, les 193 pays des Nations unies avaient convenu à Paris qu’ils tendraient à limiter le réchauffement de la terre à 1,5 °C. Et qu’ils allaient rapidement mettre un terme à l’utilisation des carburants fossiles. « Mais l’accord n’était pas assez ambitieux », explique Olivier Goessens, vice-président du mouvement étudiant du PTB, qui a fait le voyage à Bonn avec des centaines d'activistes belges. « De plus, il n’est pas contraignant. Et nous voyons que les États-Unis se sont retirés de l’accord. »

Les constatations concernant le changement climatique sont pourtant alarmantes. Le réchauffement de la terre est actuellement de 1 °C. Cela suffit pour déséquilibrer les systèmes météorologiques. Pourtant, dans les plans nationaux concernant le climat, il n’est toujours pas question d’un changement de cap. Notre pays lui non plus n’atteindra pas les objectifs climatiques européens pour 2020. Si cela continue, le réchauffement grimpera même de 3 °C.

Selon l’Organisation météorologique mondiale (WMO), la concentration de CO2 dans l’atmosphère s’est encore accrue l’an dernier. En 2015 déjà, le seuil considéré comme point de non-retour a été dépassé. L’augmentation de l’an dernier est aussi anormalement grande. L’activité humaine est l’une des causes principales.

Entre 2000 et 2016, quelque 125 millions d’êtres humains ont été touchés par des canicules, selon la revue britannique « The Lancet ». Le changement climatique a un impact destructeur sur la santé. Pour chaque degré de hausse de la température, la récolte de blé peut baisser de 6 % et celle de riz de 10 %. Ce qui causera une sous-alimentation.

« À Bonn, nous voulons plaider en faveur d’un plan climatique ambitieux et contraignant », explique Olivier Goessens. « Ce plan doit également être socialement équitable. Les charges ne doivent pas être répercutées sur les plus faibles. »

Olivier Goessens insiste encore sur l’importance de la pression venue d’en bas : « À Paris, la mobilisation des activistes du climat et la pression des pays du Sud ont poussé l’accord plus loin qu’il n’était jugé possible. La pression de la rue est donc cruciale. Par conséquent, lorsque nous reviendrons de Bonn, nous participerons également au week-end d’action de Climate Express, du 17 au 19 novembre. “Don’t Trump our planet” sera le message que nous adresserons à nos gouvernements. Ils ne peuvent plus traîner et doivent prendre les mesures nécessaires dans leur propre pays. »

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