Photo : François Dvorak

Le PTB demande la libération du militant syndical et de l’artiste détenus au centre fermé 127Bis

Vendredi soir, une vaste opération policière a eu lieu au centre culturel Globe Aroma. 7 personnes sans-papiers ont été arrêtées, dont 2 qui ont été placées au centre fermé de Steenokkerzeel : Mounir qui est militant CSC, et Jihed Sheikh, l’artiste invité ce soir-là pour présenter ses œuvres au Bâtiment Vanderborght. 

Le PTB exige leur libération immédiate et soutient le rassemblement de soutien lancé par la CSC qui aura lieu ce dimanche à 15h devant le centre fermé. Loïc Fraiture, responsable pour le PTB sur la question des réfugiés, s’indigne : « Les autorités affirment qu’il ne s’agissait au départ que d’une simple inspection sociale. Vu les renforts, tout porte à croire que la police a utilisé cet argument comme prétexte pour pouvoir entrer et arrêter les migrants. Ils ne pouvaient pas ignorer la fonction de Globe Aroma qui est une ASBL très réputée et même subsidiée par la Flandre et Bruxelles. Doit-on s’attendre dorénavant à ce que les inspections sociales de routine soient en fait le prétexte d’opérations d’arrestation de migrants et de criminalisation de la solidarité avec ceux-ci ? »

Parmi les deux personnes toujours détenues au centre 127bis, il y a aussi Mounir qui est militant syndical de la CSC, une personne engagée pour les droits des travailleurs, avec ou sans-papiers. Loïc Fraiture : « On se demande vraiment ce qui justifie la mise en détention d’un militant pacifiste qui en plus est toujours en procédure de recours quant à son titre de séjour. Mounir a travaillé des années comme nettoyeur sous-traitant pour le Foyer Anderlechtois, une société publique. »

Le PTB tient à réaffirmer son soutien aux réfugiés et sans-papiers qui se sont fait arrêter injustement et demande leur libération immédiate. « La détention administrative d’une personne ne peut se faire qu’en cas de risque à la sécurité publique, ce qui n’est clairement pas le cas ici. Quels sont les critères qui ont justifié la détention de Mounir et Jihed Sheikh ? Et quel est le rôle joué par la Ville de Bruxelles dans cette affaire quelques jours à peine après avoir voté une motion s’opposant au projet de loi sur les visites domiciliaires du gouvernement ? », s’interroge Loïc Fraiture.

Globe Aroma est un centre culturel flamand qui depuis des années permet aux artistes réfugiés de pratiquer leur art dans la capitale et d’échanger avec un large public. Koen Verbert de l’association : « Vendredi soir, alors que nous accueillions des artistes et des visiteurs venant de partout, 25 policiers, dont certains de la zone de Bruxelles, sont arrivés. Les responsables ont demandé à contrôler toutes sortes de documents légaux de notre ASBL, nous les avons reçus dans notre bureau. Mais pendant ce temps-là, les autres policiers ont commencé à contrôler les identités des personnes présentes. Il y avait notamment des réfugiés, des demandeurs d’asile et des sans-papiers. Lorsque nous sommes redescendus, nous avons vu que les policiers étaient très agressifs. Certains visiteurs ont même été plaqués au sol très violemment. Il s’agissait clairement d’une opération de capture de migrants. C’est très choquant qu’un lieu culturel comme le nôtre qui prône la solidarité et permet l’échange entre les cultures soit ainsi la proie d’une opération d’arrestation et d’intimidation. Nous craignons pour le futur : est-ce que les réfugiés se sentiront encore en sécurité chez nous ? Est-ce qu’ils oseront encore garder un contact avec les artistes et le public belges ? Si même des associations culturelles sont visées, quels sanctuaires reste-t-il pour la liberté d’expression en Belgique ? »

 

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Commentaires

Il y avait notamment des réfugiés, des demandeurs d’asile et des sans-papiers. Lorsque nous sommes redescendus, nous avons vu que les policiers étaient très agressifs. Certains visiteurs ont même été plaqués au sol très violemment. Il s’agissait clairement d’une opération de capture de migrants. C’est très choquant qu’un lieu culturel comme le nôtre qui prône la solidarité et permet l’échange entre les cultures soit ainsi la proie d’une opération d’arrestation et d’intimidation. Nous craignons pour le futur : est-ce que les réfugiés se sentiront encore en sécurité chez nous ? Est-ce qu’ils oseront encore garder un contact avec les artistes et le public belges ? Si même des associations culturelles sont visées, quels sanctuaires reste-t-il pour la liberté d’expression en Belgique ? »
comme je l ai déjà dit dans un commentaire , en 40-45 la police et la ( gestapo) chasser les juif aujourd hui ben la policie et le gouvernement michel franken qui chasse les migrands , mais bon dieu laisser les tranquille il en peuve rien s et gens la , oui je suis d accord il son la sa traine partout mais il en peuve rien leur pays son en guerre , donnons l exemple offront leur un but au lieu de les chasser comme des bette apprendre a les connaitres s et un échange de culture et de mieux connaitre notre monde qui nous entoure , oui il en a des bon et des moins bon il profite un peut de notre systéme mais essayons de les comprendres , il on plus rien ha si tous le monde se donnait la main les un aux autre il aurait plus de guerre plus de famine ,plus exile et le monde tournerait rond enfin voila , se soir j ai reçu un migrant chez moi il aura a manger et pourra dormir tranquille aux chaud
Après les visites domiciliaires, les rafles dans des centres d'échanges de culture! Cette politique de chasse est honteuse.