Photomontage Solidaire

La semaine de 38 heures et nos pensions au coeur de la journée d'action de ce 24 juin

Ce vendredi 24 juin, des actions syndicales ont été menées dans tout le pays, avec des grèves dans le privé et les services publics. Une belle journée de sensibilisation sur les récentes attaques du gouvernement contre les pensions et la semaine des 38 heures. Un tremplin vers une rentrée sociale encore plus large.

En province de Liège et dans le Hainaut, la grève a été très bien suivie dans quasiment tous les secteurs. Dans les autres provinces wallonnes, de nombreuses entreprises et services ont également été touchés.

A Bruxelles, les entreprises du métal, la distribution mais aussi plusieurs maisons de repos, administrations locales, les transports publics régionaux ainsi que l’aéroport de Bruxelles-national ont suivi le mouvement.

Dans un contexte plus difficile de climat antisyndical constant provoqué par l’establishment politique et économique, la Flandre a également été touchée par les actions (manifestations, sensibilisation…) et les grèves. De très nombreuses entreprises et services ont connu des grèves. En particulier dans le métal, la distribution et les services publics. Dans plusieurs villes du Nord du pays, des manifestations étaient également organisées.

La campagne de désinformation du MR ne prend pas

Si l’intensité des actions pouvaient être différente dans les différentes régions, la journée reflétait un malaise très profond qui règne chez tous ceux qui ont déjà pu s’informer sur les projets du gouvernement. « La loi Peeters, c’est nous renvoyer dans le passé », disaient des travailleuses du Limbourg. En province d’Anvers, une déléguée expliquait : « On se bat pour nous mais aussi pour nos enfants. Le gouvernement veut rendre nos vies impossibles avec des des semaines de 45 heures ou même de 50 heures. On nous fait travailler plus alors que nos propres enfants ont du mal à trouver un boulot convenable. » A Bruxelles, des travailleurs du métal expliquaient : « On nous oblige à travailler jusque 67 ans et en plus on veut rallonger nos semaines de travail. Ce n’est pas tenable ».

Au Sud du pays, le rejet du gouvernement est plus large. Et la campagne de désinformation du MR ne prend pas. « On a trouvé les nouvelles taxes et la pension à 67 ans. Les soi-disant nouveaux jobs, nos enfants les cherchent encore », selon des travailleurs à un piquet du Sud du pays.

Au-delà des nouvelles mesures que prévoit le gouvernement, les actions d’aujourd’hui reflétait un malaise profond par rapport au fait que ce sont toujours les mêmes qui passent à la caisse au moment où on annonce que le nombre de millionnaires – qui, eux, ne sont jamais touchés - explose dans notre pays. 6 200 en plus rien que l’année dernière.

De Wever fait arrêter le président de la FGTB Anvers

Plusieurs secteurs des services publics ont également été fortement perturbés. En particuliers dans les secteurs qui ont moins fait l’actualité ces dernières semaines mais chez qui la colère n’est pas moins présente. Eboueurs, administrations, écoles, les ministères ou les éclusiers. Le ras-le-bol est profond. A cause du manque d’investissement. « Cela nous empêche de plus en plus de rendre un bon service. » Mais aussi à cause des attaques sur les pensions. Le service d’études du PTB vient une nouvelle fois de montrer que les pensions belges du privé sont parmi les plus basses d’Europe et que le fossé est grand avec les pensions des Pays-Bas, de France ou d’Allemagne. Pourtant c’est dans cette direction que le gouvernement veut tirer les pensions du public qui sont, elles, dans la moyenne européenne. « On a l’impression de ne plus être respectés du tout », expliquaient des fonctionnaires. Et comme pour le privé, le gouvernement est incapable de comprendre que ce n’est pas possible pour un éboueur, une puéricultrice ou un policier de travailler jusque 67 ans.

La seule ombre au tableau de cette journée d’action et de sensibilisation est venue du bourgmestre d’Anvers – Bart De Wever – qui a fait arrêter le président de la FGTB-Anvers alors qu’il était présent à un piquet dans la zone portuaire d’Anvers. Une provocation de plus du Premier ministre de l’ombre que condamne fermement le PTB.

Bruno Verlaeckt, président de la FGTB Anvers, à nouveau libre. Des présidents syndicaux qui se font arrêter, ce n’est pas normal.

Construction d’une réponse globale 

La journée d’aujourd’hui était une étape dans la construction de la réponse globale dont le mouvement social aura besoin pour faire reculer ce gouvernement à la rentrée où une manifestation nationale (29 septembre) et une journée de grève générale (7octobre) sont déjà prévues. Comme le déclarait récemment Peter Mertens – président du PTB – dans une interview : « Par réponse globale, je veux dire une réponse pour tous les secteurs, privé et public, une réponse dans laquelle Wallons, Bruxellois et Flamands luttent ensemble et ne sont pas montés les uns contre les autres, une réponse dans laquelle le syndicat rouge et le syndicat vert travaillent ensemble, et une réponse dans laquelle l’associatif collabore avec les syndicats. Car ce ne sont pas seulement les syndicats qui ne sont pas entendus. Le gouvernement reste également sourd au mouvement pour le climat, au mouvement des femmes, aux étudiants, aux artistes… ».  

 

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Commentaires

oui les gréves ok s et bien mais s et pas cela qui fera reculer se gouvernement , j ai regarder le débat sur bel rtl pour lui il s en fous ,vous pouvez pauser toute les question que vous voulez , il vous répond oui mais ceci oui mais cela , alors la bonne blague oui nous sonne en concertation avec les partenaires syndicale alors la je voudrais bien voir ou , désoler mais pour moi s et un menteur ,