Marco Van Hees, député du PTB. (Photo Solidaire, Salim Hellalet)

L’avis de la commission de déontologie doit faire avancer le groupe de travail « renouveau politique »

Hier, le 16 mai, des extraits de l’avis de la commission de déontologie ont été révélés par la presse. Le PTB, de son côté, n’a toujours pas reçu l’avis, mais est satisfait de ce qu’on a appris entre-temps. Le parti de gauche demande maintenant aux partis qui continuent de bloquer beaucoup de dossiers au sein du groupe de travail sur le renouveau politique – à savoir l’Open Vld et la N-VA – de revoir leur position.

« Nous sommes d’accord avec l’analyse que fait cette commission », réagit le député PTB Marco Van Hees. « Dès le début, nous avons exigé que toutes les rémunérations soient rendues intégralement publiques, de même que celles des mandats privés, et l’avis de la commission nous soutient en ce sens. La position de la majorité, qui dit que tout cela doit absolument rester “privé”, devient tout doucement intenable. »

Le PTB se retrouve entièrement dans le plaidoyer de la commission de déontologie en faveur d’un décumul politique complet, dans le lequel les bourgmestres, par exemple, ne peuvent plus être en même temps parlementaires. Jusqu’à présent, toutefois, les libéraux flamands et la N-VA ont continué à bloquer ce dossier, mais le PTB espère maintenant que les choses vont pouvoir progresser. La commission de déontologie s’exprime également en faveur du plafonnement des revenus à 150 % de la rémunération parlementaire, à propos duquel, hier, après une longue insistance de l’opposition, un accord a déjà été dégagé. Un pas dans la bonne direction, mais le PTB veut que ce plafond de revenus s’applique aux mandats publics et privés.

Le PTB est surtout satisfait aussi de la condamnation des confusions d’intérêts de la part du président de la Chambre ? Selon la commission, cette confusion risque de placer « sous suspicion toute la procédure à la Chambre ». « Le 26 mars, Siegfried Bracke disait encore à la RTBF qu’il était pour les conflits d’intérêts », explique Van Hees. « Aujourd’hui, la commission dit clairement “non, c’est une attitude fautive de la part d’un président de la Chambre”. » L’avis déclare que le président du Parlement ferait mieux de n’assumer aucune autre activité sur le côté.

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