Damien Robert, Seraing. (Photo Solidaire, Antonio Gomez Garcia)

Élections 1 an après : Damien Robert, Seraing

En octobre 2012, le PTB réalisait un score historique aux élections communales, passant de 16 à 52 élus. A Bruxelles et en Wallonie, les élus prêtaient serment il y a un an tout juste. Retour sur une année de combats dans les conseils communaux et, surtout, dans la rue. Ou comment faire de la politique autrement. « Rue-Conseil-rue », tel est le principe de base des conseillers communaux PTB. Ils se mobilisent avec les habitants de la commune (d’un quartier, d’une rue...) pour porter leurs questions, thèmes et revendications au conseil communal. Et ils reviennent ensuite vers les habitants pour communiquer les résultats, rendre compte de la situation et repartir à l’action. Petit tour d’horizon de certains élus des communes wallonnes et bruxelloises.

Damien Robert, Seraing

« Notre plus belle victoire est que, maintenant, les Sérésiens voient qu’ils ont un vrai parti d’opposition qui n’a pas peur de dire tout haut ce que les gens pensent tout bas. Et un parti qui amène au conseil des débats fondamentaux, comme: que font les politiques pour sauver la sidérurgie? Que font-ils pour garder les agences bancaires dans les quartiers,  etc. Cela fait depuis 2006 que ces questions étaient amenées car il y avait Hans Krammish, entre-temps décédé. Maintenant, nous sommes 5, ça change beaucoup. 
    On amène des gens au conseil. ça les dérange. Il y a huit mois, on a imposé une motion sur la nationalisation d’Arcelor qu’ils ont tous été obligés de voter. En même temps que la motion, on a dénoncé les partis politiques qui mènent un double langage. Ils votent pour la motion, disent qu’ils feront tout pour sauver la sidérurgie mais ont voté la privatisation des outils en 1998. Ils avaient promis en 2011 de trouver un repreneur et rien n’est venu. Mais notre travail n’est pas seulement face aux autres conseillers communaux mais aussi avec les gens. La plus belle chose qui puisse arriver dans un conseil, c’est que les débats soient rendus publics. Et que, dans le fond des débats, les gens se sentent représentés.
    Et, comme tous les camarades du parti, on continue notre travail de terrain. On ne fait pas que participer au conseil. On est toujours présent aux piquets de grèves. Et qu’on y soit présent avec notre étiquette d’élu fait plaisir car les travailleurs voient que leur voix a plus de force. 
    Depuis 2012, le PS dans la région nous voit comme une menace. Il nous attaque au conseil, et on leur rend bien, c’est de bonne guerre. Il mène une politique de droite et que ce soit par le PS ou par le MR, si la politique est de droite, on la dénonce. Si le PS menait des politiques de gauche, on pourrait trouver des terrains d’entente. Pour le moment, ce n’est pas le cas. Et nous sommes les premiers à le regretter. 
    A Seraing, le fait que des élus vivent de manière normale, comme les gens qu’ils défendent, ne cadre vraiment pas avec le train de vie d’Alain Mathot (Rires). »

Ajouter un commentaire

By submitting this form, you accept the Mollom privacy policy.