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Chaque voix vompte :: « Je veux montrer que le PTB est vraiment là pour les gens »

auteur: 

Lizz Printz

Eddy Cools est délégué à Belgacom et il essaie à peu près partout de convaincre les gens de voter pour le PTB. Pour cela, Eddy utilise une carte de promesse de vote. Il y note ceux qu’il a convaincus, et leur laisse parfois le soin de le faire eux-mêmes. 

« Aujourd’hui, à midi, au restaurant de l’entreprise, j’ai encore reçu deux promesses de vote. En une quinzaine de jours, nous avons ainsi collecté une vingtaine de voix au boulot. J’ai la chance d’être délégué et que les gens me connaissent tous. Je travaille là depuis des années et j’ai une relation de confiance avec beaucoup de gens. 

J’ai une liste des gens qu’il faut que je voie absolument, et je me décarcasse pour les aborder au moins une fois. Je le fais généralement de deux façons.

Le premier groupe de gens sont ceux à qui j’ai vendu le livre de Peter Mertens, le président du PTB, Comment osent-il ?. Ce sont des gens avec qui je parle régulièrement du PTB et à qui j’ai fait remplir l’enquête. C’est l’occasion de leur demander si on peut compter sur leur voix. Si quelqu’un dit oui, je sors la carte. Je lui explique que nous comptons voix après voix pour savoir où nous en sommes.

Puis il y a les autres. J’essaie de ne pas perdre de temps avec les gens qui sont attachés à un parti. Je me concentre sur le reste de mes collègues. Il faut bien choisir qui on va aborder et comment, surtout que, généralement, au travail, on n’a pas beaucoup de temps. 

Je leur demande ce qu’ils pensent des élections. Beaucoup répondent que ce n’est pas leur tasse de thé. Je réponds qu’il est quand même important d’avoir un avis sur la question, que ça concerne leurs impôts et que ce n’est pas normal que ceux qui s’en tirent bien mieux que nous paient aussi moins d’impôts que nous. Je donne alors des exemples concrets : je leur explique que je soutiens les médecins du Peuple, qui prouvent qu’ils donnent priorité aux gens, bien avant l’argent. J’explique aussi ce que veut vraiment le PTB, avec la taxe des millionnaires par exemple.

Ensuite, je demande : « La politique ne t’intéresse peut-être pas tellement, mais ne préférerais-tu pas donner ta voix à des gens dont tu seras sûr qu’ils vont défendre les petites gens ? » S’ils disent oui, je leur propose de remplir une carte. 

J’ai eu l’expérience que des gens n’étaient pas d’accord de remplir la carte. Parfois, ils n’ont pas envie de laisser leurs données personnelles. Je leur dis alors qu’ils ne doivent pas se sentir obligés. Le principal, c’est que nous puissions compter sur leur voix. Cela ne sert qu’à tenir les gens au courant au cas où ça les intéresse. 

J’invite aussi les gens à des activités du PTB. Les gens doivent avoir l’occasion de voir qu’il y a une bonne ambiance, au PTB, une ambiance de camaraderie qu’on ne retrouve nulle part ailleurs. 

Certaines personnes votent pour le PTB par sympathie personnelle pour mon travail de délégué. Cependant, je veux surtout montrer que le PTB est là pour les gens. Que les militants du parti le font vraiment par conviction. Par exemple, les 6 % de TVA sur l’énergie. Nous avons toujours milité pour cela et, finalement, cela a été repris par le gouvernement. Ils peuvent s’en vanter, n’empêche que ce sera grâce à nous que les gens ne paient que 6 % de TVA sur l’électricité. Qu’est-ce qu’on pourra obtenir, avec quelqu’un comme Peter Mertens et Raoul Hedebouw au Parlement ! 

Quoi qu’il en soit, je commence toujours par dire ce que je défends moi-même, ce que je fais et pourquoi. Cela vaut toujours mieux que de commencer à faire des reproches aux autres. »

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