En septembre 2013, à deux reprises près de 250 personnes s’étaient rassemblées devant l’hôtel de ville pour remettre au bourgmestre les 5 400 signatures contre le passage au parking payant. « Non seulement cela ne résoudra ni les problèmes de parking ni les problèmes de mobilité mais en plus il s’agit d’offrir notre espace public à la société Besix, une multinationale qui fera du bénéfice sur le dos des Herstaliens et de la ville », affirme le conseiller communal PTB+ Maxime Liradelfo. (Photo Solidaire)

Budget 2014 de la commune d’Herstal :: « Au bout du compte, c’est l’indigestion »

Ce jeudi 19 décembre 2013, les 4 conseillers PTB ne soutiendront pas le budget 2014 proposé par la majorité PS-EPH (Ensemble pour Herstal), car celui-ci ne répond pas aux besoins des Herstaliens. Selon les élus communaux du PTB+, ce sont les épaules les plus larges qui devraient contribuer le plus au budget. Ils s’opposent également à la politique « bling bling » de la commune.

A Herstal, les taxes n’augmenteront pas en 2014. L’IPP (taxe sur les revenus des ménages) reste à 8,5 % et les centimes additionnels au précompte immobilier (taxe sur les habitations ou cadastre) restent à 2 600. Et pourtant, cela ne réjouit pas le docteur Johan Vandepaer, conseiller communal du 2e parti de Herstal : « Même s’il n’y a pas d’augmentation des taxes, il faut rappeler que nous sommes face à l’une des fiscalités les plus élevées du pays, alors que la ville de Herstal est l’une des 20 communes les plus pauvres de Wallonie. Pour la taxe immondice également, elle reste trop élevée. Si celle-ci n’augmente pas, cela n’est certainement pas étranger aux nombreuses actions que les Herstaliens ont menées avec nous contre cette taxe injuste. ». Et le conseiller de dénoncer que depuis 2013, 2 168 ménages n’ont plus eu droit à une exonération totale alors qu’il s’agit des familles bénéficiant de « mesures sociales ».

Alors que pour les élus communaux du PTB+ à Herstal, ce sont les épaules les plus larges qui devraient contribuer le plus. Johan Vandepaer : « Sur 27 millions de rentrées via les taxes prévues pour 2014, 85 % provient des ménages et 15 % seulement des entreprises et grandes surfaces. Il y a des choses à changer de ce côté-là. C’est une question de justice sociale ».

La deuxième chose que le conseiller pointe du doigt c’est la politique « bling bling » qui vide les caisses au détriment des besoins des Herstaliens : « Le projet global de rénovation coûtera au total 58 500 000 €, dont la moitié (29 000 000 €) pour le centre. Avec cette somme on pourrait construire 200 habitations sociales, pour répondre aux 700 demandes en attente. Face à cette demande, la ville prévoit seulement 130 nouveaux logements sociaux d’ici 2018 ».

En septembre 2013, à deux reprises près de 250 personnes s’étaient rassemblées devant l’hôtel de ville pour remettre au bourgmestre les 5 400 signatures contre le passage au parking payant et pour interpeller la majorité PS-EPH lors du conseil communal qui devait voter l’instauration de ce projet. Pas étonnant donc que le jeune conseiller Maxime Liradelfo repointe du doigt cette décision. « Le passage a un parking réglementé – entendez payant – est un projet de non sens. Non seulement cela ne résoudra ni les problèmes de parking ni les problèmes de mobilité mais en plus il s’agit d’offrir notre espace public à la société Besix, une multinationale qui fera du bénéfice sur le dos des Herstaliens et de la ville. Il s’agit également d’un coup de grâce pour les commerçants qui ont déjà dû subir les lourdes conséquences des travaux. Nous espérons nous tromper mais nous pensons que tout cela, au lieu d’attirer les gens vers Herstal, va plutôt les faire fuir… »

« Chaque tranche de saucisson a l’air bonne, mais… »

Concernant la résidence Louis Demeuse (la RLD, maison de repos), celle-ci est en phase d’être reprise par l’intercommunale ISoSL. Une situation qui tient à cœur au parti de gauche dans sa défense pour l’emploi et pour le maintien d’un service public de qualité. 

Annick Gérard, conseillère communale PTB : « Je m’étonne du fait que le mois dernier, nous avons interpellé le bourgmestre sur l’état d’avancement des négociations entre la ville et le CPAS d’une part et ISoSL de l’autre et ce en concertation avec les délégués syndicaux. Monsieur Daerden n’avait pas pu nous répondre, il ne savait rien, nous a-t-il dit... Et aujourd’hui, il est déjà prévu dans le budget une dotation exceptionnelle de 1,5 millions d’euros. Soit ! On pourrait s’en réjouir, s’il s’agit d’une dotation pour garantir le maintien du volume de l’emploi et de rémunérations. Mais le souci est qu’à ce stade, il nous est difficile de nous prononcer vu que nous n’avons pas la vue d’ensemble sur les conditions de reprises. Cela commence à devenir une habitude dans les différents dossiers : on coupe le saucisson en morceau, chaque petite tranche a l’air bonne et au bout du compte, c’est l’indigestion ». 

Enfin, le PTB ne cesse de réclamer plus de moyens financiers pour (toutes) les villes et communes. Et la conseillère Nadia Moscufo de conclure : « Le PTB propose un refinancement de toutes les villes et communes par le fonds des communes à hauteur de 30 % du budget via une taxe de 1 % sur la fortune au-delà d’un million d’euro (cela rapporterait 8 milliards d’euros, dont une partie pourrait être allouée aux villes et communes), et une taxation plus équitable des grandes entreprises (pas les PME) présentes sur le territoire de Herstal. » 

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