Photo Klever / Wikimedia.

Belfius doit rester à distance des requins de la bourse

La presse a révélé ce vendredi 21 avril que le conseil d’administration (CA) de Belfius avait décidé de favoriser une privatisation partielle de la banque via une introduction en Bourse. Le PTB s’oppose à cette orientation, à la fois sur le fond et sur la forme, et plaide pour une banque publique qui ne spécule pas avec l’épargne et qui puisse libérer des capitaux pour l’investissement social des collectivités.

Le parti de gauche réclame tout d’abord un véritable débat public sur l’avenir de la banque. « Chaque Belge a investi 370 euros pour sauver Belfius. Il s’agit dès lors d’un patrimoine commun de grande ampleur. Son sort mérite une véritable discussion, et pas des décisions prises en coulisses, à l’abri des regards », dénonce Peter Mertens, président du PTB.

Ensuite, le PTB dénonce l’irresponsabilité des autorités du pays. « Le gouvernement n’a apparemment retenu aucune des leçons de la crise bancaire de 2008, pointe Peter Mertens. À l’époque, la soif de profit qui régnait dans le secteur bancaire avait conduit les banques à jouer de manière tout à fait irresponsable avec l’argent des épargnants. » Et on connaît la suite de l’histoire : les banques ont dû quémander auprès de l’État pour être recapitalisées et éviter la faillite.

Pour le PTB, l’existence d’une banque publique est plus que nécessaire. « Ce n’est pas impossible, explique le président du PTB. Jusque dans les années 1990, le secteur bancaire connaissait un puissant pôle public (CGER, Crédit communal…). Et, en plus de 130 ans d’existence, il n’a jamais été ébranlé autant que ce qu’on a connu au cours des années 2000. »

Et de conclure: « L’État belge doit maintenir une participation à 100 % publique dans Belfius. Mais ce n’est pas tout. Il faut préparer demain. Nous demandons la mise sur pied rapide d’un groupe de travail composé des organisations syndicales, des associations de consommateurs et de citoyens qui élaborent un scénario de développement d’une véritable banque publique. Celle-ci pourrait constituer un pôle de stabilité face aux insécurités du marché. Une garantie d’avoir une banque qui ne va pas spéculer avec l’épargne. Une banque qui puisse libérer des capitaux pour l’investissement social des collectivités. »

Ajouter un commentaire

By submitting this form, you accept the Mollom privacy policy.

Commentaires

Nous avons déjà perdu de l'argent, quand c'était DEXIA. On ne veut pas recommencer avec BELFIUS. Une fois non deux fois avec ARCO-PART, ça leur suffit pas?
Je trouve que ça devient écœurant de voir à quel point les banques et le gouvernement se fichent du peuple. J'ai connu une époque où mon dernier bon de caisse m'a rapporté 12000 francs belge et maintenant, on doit payer pour leur prêter notre argent sans même de garantie de le récupérer. On va en arriver à ce que les gens fassent comme dans les années 50 à savoir son bas de laine. Au moins, ils auront de quoi se plaindre et regretter. Quand on se souvient du jour ou l'état a dépanné les banques, le soir, celles-ci se payaient un resto royal au frais de leurs clients. C'est une honte
Si vous voulez vraiment bouger, rejoignez http://www.belfiusestanous.be ou www.belfiusisvanons.be