Pour Damien Robert, président du PTB Liège, l'Assemblée générale était l'occasion de mettre le retour de Publifin en une intercommunale 100 % publique à l'ordre du jour. (Photo Solidaire, Oswaldo Palombo)

AG de Publifin : pour une intercommunale 100 % publique et la fin des rémunérations honteuses

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La rédaction

Ce jeudi, l’Assemblée générale (AG) de Publifin est convoquée au siège de l’intercommunale. Pour le PTB, c’est l’occasion d’un retour à une intercommunale 100 % publique et la fin des rémunérations dans Nethys et ses filiales. L’ordre du jour de cette AG ne va pas dans ce sens…

Pour Damien Robert, président provincial du PTB et conseiller communal à Seraing, « l’ordre du jour de cette AG montre malheureusement que les leçons du scandale ne sont pas tirées. Malgré la lumière faite sur les conséquences néfastes de la privatisation de l’intercommunale, l’Assemblée générale ne donne aucun mandat aux nouveaux administrateurs pour revenir à une intercommunale 100 % publique. Et elle ne donne aucun mandat pour mettre fin aux rémunérations honteuses dans Nethys et ses filiales ».

Pour le PTB, cette AG aurait dû être le moment pour repartir sur une bonne base. « On assiste à un ravalement de la façade de Publifin. Mais aucun chantier n’est entrepris pour refaire les travaux essentiels à l’intérieur du bâtiment : l’Assemblée aurait pu décider de redonner un caractère 100 % public à l’intercommunale et ses filiales et elle aurait pu mettre fin aux rémunérations calquées sur celles des multinationales, mais elle ne l’a pas fait », regrette Damien Robert.

Une maladie diagnostiquée : la privatisation du bien public

Que décide l’AG alors ? Outre la révocation des administrateurs et le remplacement par une nouvelle équipe, l’Assemblée générale décide de modifier les statuts en supprimant le comité de direction, un poste de vice-président et la possibilité de créer des comités de secteur ainsi qu’en rémunérant tous les administrateurs avec un simple jeton de présence. « Cette décision est juste et logique », explique le président provincial du PTB.

L’AG donne aussi le mandat au conseil d’administration d’« analyser toutes les pistes de réflexion quant au devenir de l’intercommunale qui seront soumises à la délibération des associés lors d’une seconde Assemblée générale ». Pour Damien Robert, cela ne veut pas dire grand-chose et cela ne va pas assez loin : « Les rémunérations et les comités de secteur chez Publifin sont le symptôme d’une maladie. Cette maladie qui touche Publifin, elle est claire et elle est diagnostiquée : c’est la privatisation du bien public. Cette privatisation empêche le contrôle public sur l’argent public, diminue la qualité des services et s’attaque aux conditions de travail dans l’entreprise. De plus, les dividendes aux communes sont en baisse et le coût de la facture de gaz et d’électricité est en augmentation. L’AG aurait pu poser un geste fort à ce sujet et entamer un processus de guérison. Au lieu de cela, on permet à l’AG de prolonger la maladie. C’est d’autant plus inquiétant que le ministre wallon de l’Économie, que l’on sait proche de Nethys, parlait dernièrement de mettre une partie de Nethys en bourse. Dans ce cadre, analyser toutes les pistes de réflexion pourrait en fait donner un blanc-seing pour approfondir encore le phénomène de privatisation qui touche Publifin. C’est notre crainte. Et c’est pour cette raison que nous avons voté contre ce point dans les assemblées locales où nous avons des élus. »

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Commentaires

C'est du vol organisé, Publifin n'est qu'une partie. Je dirais que c'est la même chose pour la poste et le chemin de fer et pour tous les organisme public qui se divisent en partie dans du privé.. Je me demande aussi, si dans les province, les divers services - ( le nom m'échappe- INASEP ?) qui se charge des diverses études ( plan de routes, d’immeubles, de chantiers divers) "aux profits" des communes ne tomberaient pas dans la même catégorie
Comment voulez-vous changer tout cela, puisque on prend les mêmes et on recommence ( MR, CDH, PS ) ils se jugent entre eux ,c'est le comble! Et dans la commission on met déjà en évidence ceux qui devront être les figures de proue de leurs partis respectifs dans le futur , tout cela bien évidemment avec le blanc seing et l'appui des "médias " Toute cette affaire aurait dû être jugée par des juges avec des sanctions adéquates Ils vont tous prendre des dispositions pour l'avenir ,mais comme par le passé rien ne changera, car chez ces messieurs l'appât du gain sans limite c'est une CULTURE et c'est dans leur ADN . C'est a gerber !